• "Le salaud il s'est fait une tête de gagnant du Loto!!!" Nicolas Sarkozy

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    Le président sous l’armoire

    Chronique du Conquennat (suite et fin)

    Par Lofti Benayak 1/1

     

    -Bonjour Monsieur Hollande il y a Jean-Luc qui vous fait dire de la part de Jean-Pierre que Jean-Marcel dit que vous pouvez sortir de sous l’armoire, il a eu les premiers résultats  c’est dans la poche.

    -Je sortirais quand il me l’aura dit lui-même. Qui vous êtes vous d’abord ?

    -Je suis Jean-Philippe le second sous-conseiller de l’adjoint du conseiller technique principal de votre premier conseiller aux élections.

    -J’ai tellement de conseillers que je vais finir par leur mettre des dossarts pour les reconnaître.

    -Ah voilà Jean-Luc il va vous le dire lui-même.

    -Bon ça y est François c’est bon tu peux sortir de sous ton armoire on les a eus. Je reconnais que ta stratégie était la bonne plus tu te planquais plus l’autre clown se montrait et faisait ta campagne, il a décidément rien compris au film. Bon tu viens pour faire ta déclaration aux français. 

    -Non, je sais pas... mais non, je crois que je vais l’enregistrer là.

    -Sous ton armoire ? Tu y penses pas ?

    -Eh quoi je suis bien là, peinard, il faudra quand même changer la femme de ménage il y a plein de moutons, ça me rappelle quand j’étais avec Ségolène, cette conne avait le syndrome de la femme libérée, elle avait la phobie des aspirateurs et des lave-vaisselle et elle passait son temps à renvoyer nos bonniches sri lankaises. Bon ça va tu peux amener les techniciens je suis prêt.

    -Non mais t’es dingue qu’est-ce que va penser la presse étrangère !

    -Que je suis un président modeste qui passe ses week-ends sous l’armoire comme n’importe quel cadre de l’industrie quand on lui annonce que sa belle-mère vient pour le week-end. De toutes façons je m’en fous, je sortirais qu’une fois élu pour de bon, avec l’autre nain on peut s’attendre à tout il est capable de faire détourner un TGV sur la Syrie rien que pour me mettre la pression, je suis sûr qu’il me concocte un de ses coups de pute, qu’est-ce qu’il fait en ce moment ?

    -Il est complètement rincé il prépare ses Adieux de Fontainebleau. 

    -Fontainebleau c’est un Musée National, il aurait pu me demander mon avis ch’uis le futur président quand même !

    -Non c’est pas ce Fontainebleau là, c’est le Fontainebleau Palace Hôtel de Miami, il est barricadé là-bas dans la Suite Frank Sinatra avec les Balkany. Alors tu viens ?

    -Non, j’attends le second tour, à propos on a reçu les instructions de Bruxelles, du FMI et des américains 

    -Oui, oui t’inquiète, il y a rien de changé, t’auras les mêmes chefs que l’autre, il y a qu’un truc au Département d’État t’auras droit à la cantine des sous-chefs de zone, l’autre pendant les réunions aux Nations Unies il avait droit qu’à un panier repas, pour te dire que t’as fait bonne impression et que t’es ‘achement bien noté.

    -Eh bien mais tout ça se présente fort bien, tu as pensé à ce que je t’avais demandé, tu t’es renseigné auprès du Mobilier National celle-là d'armoire c’est du Ikea, elle craque méchamment et elle arrête pas de perdre ses vis, je passe mon temps un tournevis à la main à tout resserrer, ça m’angoisse j’ai toujours peur qu’elle me tombe sur la gueule, t’es sûr que le concierge l’a bien montée, on oublie toujours des pièces dans ces trucs en kit, enfin c’est une modeste armoire de campagne... électorale modeste mais je vais quand même pas inaugurer mon mandat là-dessous, non tu vois ce qu’il me faudrait c’est du meuble présidentiel mais attention pas ostentatoire hein ?

    -Tu préfères pas du Louis XV ou du Retour d’Égypte... le bronze ça sacralise.

    -Surtout non du confortable provincial, essaye de me trouver quelque chose de bien dans le genre Louis-Philippard... mais en trois portes si c’est possible comme ça je pourrais recevoir les ambassadeurs étrangers et garder les mômes à coucher quand ils viendront me voir... maintenant j’en ai presque autant que de conseillers ! Ah j’oubliais il faudra aussi me moquetter l’Élysée le parquet comme ici c’est pas génial surtout pour les coudes, je veux bien la jouer président modeste qui sort ses poubelles lui-même, il faudra d’ailleurs que tu te renseignes sur les jours de sortie des bacs,  mais j’ai droit quand même à un minimum de confort il me semble... bon tu peux les faire rentrer je vais faire ma déclaration au peuple... ah une dernière chose qu’ils oublient pas de mettre les patins, on vient de cirer et c'est quand même la mesure phare de mon programme électoral en 32 positions, 50 astuces et 400 blagues l'usage obligatoire des patins en agglomération !  

     

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  •  

    7 Septembre

     

    J'embarque donc, certes à regrets mais mon esprit de sacrifice est tout entier aux commandes de mon âme. On m'a proposé de voyager en brise-glace atomique en classe économique, j'ai préféré l'avion, en classe affaires, c'est plus rapide, plus confortable somme toute... et moins dangereux.

    Je pose devant les photographes en haut de l'échelle dans un chaud et épais manteau de fourrure et à l'escâle de Reyjkavik je découvre dans les journaux que m'apporte l'hôtesse des Nordnmark Airlines que je suis à nouveau source s'un scandale fabriqué de toutes piéces par les journalistes et les ligues de vertu écologistes, tous m'accusent d'avoir arboré un magnifique manteau de fourrure en peau de Panda, ce que je ne nie pas mais je ne vois pas où est le scandale? Il fait froid là-bas m'a-t-on dit, auraient-ils voulu que j'y débarquasse en slip?

    J'arrive enfin à Kloonberg la capitale du Brümnland. Notre Boeing a tourné pendant une heure, à cause de la brume il ne trouvait pas l'aéroport. C'est l'été il fait froid, l'hiver il fait inhumain. Le gouverneur actuel du Brümnland m'attend à la descente de l'avion... avec ses valises, il tient dans une main une torche enflammée pour se repérer et dans l'autre, ses raquettes de tennis et ses cannes de golf.

    -Ah Monseigneur!

    -Vous pouvez m'appeler "Sous-Altesse ou vice-majesté" maintenant j'y ai droit.

    C'est qu'avec tout ça j'ai pris du grade, à propos de grade, il ne m'en reste plus qu'un à franchir, on l'aura remarqué mais re-chuuut !

    -Ah oui... comme il plaira à Monseigneur, quel plaisir de vous voir sous-Altesse je vais enfin pouvoir rejouer au tennis!

    Il fait signe de sa moufle droite à la fanfare de majorettes en jupettes de fourrure de jouer le "Humpfkë unt Pumpfkë" me salue et monte l'escalier à toute allure et enfin claque la porte du Boeing. Sur ce que le seul journaliste présent, le correspondant du "Kloonberg-Soir" me prend en photos. J'ai l'impression que les adductions de paparazzi n'ont pas encore été installées ici, enfin une heureuse nouvelle.      

    Le conseiller du gouvernement pour les affaires Brümnlandaises m'explique le tempérament et la complexion mentale des habitants de l'endroit dans la chenillette qui nous emméne au palais du gouverneur vice-roi.

    De son long exposé voilà ce que je retiens: les Brümnlandais boivent leur quatre litres de Krüppen par jour, le Krüppen est un alcool fort tiré d'une ancestrale recette à base de jus de couille de phoque pressé et fermenté, ils battent leur femme, violent leur fille quand elle est en âge, jouent de la corne de brûme avec quelque virtuosité, certains hasardent même qu'il en sont les inventeurs, font des embarcations défectueuses avec quoi ils bravent la mer par pure inconscience, éthylisme chronique ou surestimation de soi, pêchent la morue en bande ou périssent seuls en mer selon l'humeur du jour, érigent des tumulus à tous les croisements  de chemins, se suicident plus souvent qu'à leur tour et font leurs courses au supermarché du chef-lieu chaque samedi bref pour résumer: de vrais bretons ces Brümnlandais!

    Le chauffeur arrête la voiture:

    -Nous sommes arrivés? S'enquiert le conseiller.

    -Non panne d'essence!

    Les brumes nous environnent, toutes sortes de brumes, je l'ai dit ici ils s'en font une spécialité.

    -Le mieux c'est de finir en raquettes.

    Nous chaussons donc les raquettes et en route. Kloonberg est sans doute une ville charmante mais nous n'en voyons rien, à un carrefour nous voulons demander notre route à un agent de police en manteau de fourrure qui se révéle être un ours polaire qui fait son shoppingue dans les poubelles du centre-ville.

    -Les putes doivent avoir un mal fou ici? Interrogeai-je le conseiller.

    -Avec un bon sonar à morue on s'y retrouve Majesté.

    -Là-bas une lumière! Nous crie notre chauffeur à pied en nous désignant un clignotement au milieu de la tempête de neige qui commence à hanter la brume, nous faisons aussitôt route vers la lumière et après dix minutes de marche contre le vent nous débarquons dans un ... sex-shop esquimaud.

    C'est très étonnant car les esquimauds étant quoi qu'on en pense frileux, au moins toujours chaudement vêtus, ils ne se mettent jamais tout à fait nus, même pendant leur nuit de nôces et pour eux le sommet de la pornographie est de montrer ses oreilles, on imagine la débauche d'oreilles de toutes tailles le plus souvent congestionnées et mouilléesqu'arborent les jaquettes de films. C'est étonnant mais à force cela en devient troublant et j'en rougis un peu.

    La tempête se calmant nous quittons l'établissement et après trois bonnes heures de marche nous arrivons enfin au palais, malheureusement impossible d'y pénétrer à cause des congères qui en bouchent toutes les entrèes. 

    -Il faut grimper jusqu'au cinquiéme étage, c'est là qu'est la lôge du concierge, mais moi je peux pas je sors d'arrêt maladie. Nous explique le chauffeur.

    Le conseiller se déclarant sujet au vertige et donc fort peu volontaire pour une grimpette, me voilà parti, par la face est, la plus difficile dit-on, à l'assaut de mon propre palais vice-royal., élégant batîment de style "guillauminien triomphant".

    A-t-on idée aussi d'installer le concierge au cinquiéme et pourquoi pas sur le toît?

    Malgré les engelures et sans l'aide d'un quelconque ustensîle alpin j'aborde au cinquiéme, réveille le concierge afin qu'il précipitât une cordée de secours pour mes camarades dans le même temps où je me fais connaître et lui demande le chemin de mes appartements, il m'y conduit sans plus de formalités ni d'égards et derechef  j'entre en fonction et commence à vice-régner en vidant le frigidaire, j'ai une de ces faims moi, l'altitude ça creuse!

    (à suivre...)

     

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  • Cinq Septembre

     

    C'est la rentrée, les vacances sont finies, je prépare mes affaires. Ma Poupetkë m'a fait une jolie surprise, pendant notre absence elle a commandé la remise en état du pavillon au fond du Parc du palais d'Hubertsbörg.

    Je lui en suis gré quoique je me m'interroge sur ses motivations réelles, ne serait-ce point un moyen de m'éloigner de la vie quotidienne du pouvoir, l'on parle d'une intervention qu'aurait fait auprès d'elle ce salopard de premier ministre afin de me caserner en dehors de toute influence politique, en quelque sorte des arrêts de réserve, moi qui me suis toujours cantônné à ce rôle ingrât de prince consort tout cela  ne fait que me renforcer dans mes projets que je céle à tous pour le moment, tout ce que je peux en dire c'est que le cher Eriktkë le Mauve vient d'acheter pour quatre tonnes d'armements divers au Bravmekistan Antérieur, mais chut! J'en ai déjà trop dit.

    J'y prends donc mes quartiers avec le fidéle Pezzolino qui m'a suivi dans mon exil non sans m'avoir distrait quelques objets en prenant le prétexte du déménagement, je m'en ouvre à lui lorsque je ne trouve plus mon second mocassin en peau de parlementaire, un cadeau du cher Eriktkë (c'est très agréable à porter le cuir de parlementaire et je ne comprends pas que l'on ne l'utilise pas plus dans l'industrie des accessoires de mode?):

    -Au moins quand tu me voles des chaussures, vole-moi la paire sans quoi cela ne satisfait personne.

    -Oh je vous remercie Monseigneur! Me répondit-il en raflant le second mocassin.

    Ce garçon a décidément toutes les audaces mais il m'est utile, le cher Eritkë le mauve m'a appris qu'il était correspondant de plus d'une soixantaine de services secret étrangers, je ne vois pas où il prend le temps pour les renseigner tous utilement et dans le même temps brosser mes vêtements, il faut dire aussi que mes costûmes sont si mal brossés qu'il me faut parfois m'en occuper moi-mâme.   

    Second indice qui prouverait assez bien une volonté de la Reine de parfaire mon éloignement, l'ignoble Urinald Fun Froeben vient me prévenir dans un sourire que l'on m'expédie au Brumenland comme Lieutenant Général, représentant de la Reine. Le Brümenland comme on le sait est notre dernière possession ultra-marine, terre large et glacée peuplé de 40000 esquimaux (tous parfums !) tous plus ou moins alcooliques et qui jouxte la partie septentrionale de l'amérique. Cette amérique qui guigne notre possession de longtemps avec son bel appétit de vautour nouveau-né. Le Brumnland tient son nom de cette particularité qu'elle recéle en toutes saisons au dessus de sa tête d'épaisses brumes, qu'il y neige perpétuellement et que l'on s'y géle d'abondance

    Voilà donc la vie d'un prince consort que l'on nous veut faire accroire insouciante et sans contraintes à force de presse. Un jour envoyé sur l'équateur à se rôtir la couenne sous un soleil inhumain parmi des sauvages et le lendemain ou presque propulsée en quelque contrées caverneuses ou iglootesques parmi des peuplades mêmement primitives, c'est bien simple j'ai dans mon carnet d'adresses tous les emplumés, chefs tribaux et autres primitifs antediluviens de la planête... avec leurs numéros de téléphone portable et celui de leur agent artistique aux Nations Unies.   

     

    Cette promotion me trouble, je vais voir le cher Baron Eritkë le Mauve,  dans sa circonscription du Thöf, je le trouve dans le parc de son chateau des Kingoöfzethöf s'entraînant avec ses camarades, tous en unifôrmes

    -Regardez Monseigneur les grenades "def "chinoises que j'ai eu en solde...

    Il s'amuse comme un enfant pendant que le clairon résonne toutes les cinq minutes, il n'y a que lui qui raisonne d'ailleurs ici d'où ma question:.

    -N'y aurait-il pas eu des fuites concernant nos préparatifs. 

    -Vous rigolez Monseigneur nous sommes des professionnels! Dit-il en balançant une grenade chinoise qui explose en délivrant beaucoup de fumée, nous suffoquons tous un bon moment:

    -Vous vous êtes fait refilé un lôt de fumigênes mon cher baron.

    -Salauds de gniaks!

    -Vous les avez achetées où?

    -Dans un magasin Bomborama de Beyrouth je vais me les faire rembourser, c'est remboursé ou satisfait sur leur pub. S'exalte-t-il en me montrant un dépliant publicitaire en anglais, en arabe et en couleurs

    -Votre avis mon cher baron consens-je ou ne consens-je point? D'autant que le Brumenland ça n'a quand même rien de très attrayant.

    -Ah je ne crois pas, c'est très agréable au contraire, c'est comme le Thöf... avec les brumes en plus.

    Je regarde autour de moi la plaine rase, boueuse et emmoustiquées car nous sômmes en été, ce n'est guère un encouragement à accepter dolemment mon exil.

    -Voyez moi à votre place Monseigneur j'accepterais mais à vos conditions et surtout je demanderais que sa Majesté vous accorde le tître de Vice-Roi du Brumnland, cela ... comment dire? Oui cela habituerait les gens si vous voyez ce que je veux dire....

    Ce garçon est un fin politique sous ses emportements de brûte expéditive.

    Je me rapatrie donc à Upschloüt et dicte mes conditions, il faut croire que l'on a tant envie de se débarasser de moi car elles sont toutes acceptées, quand même j'ai quelque regrets de découvrir que ma Poupetkë se sépare de moi sans réticence ni regrets, car enfin même si le Brumnland est desservi par l'avion, c'est un éloignement quand même, c'est le cher John Branke, rentré lui aussi dans la capitale qui me livre les raisons de ma disgrâce: les américains ont communiqué au Palais des photos infrarouges de notre expédition punitive contre le relais de télévision du Mont Pipard, de vraies pipelettes ces gens-là, mentalité de bonnîches ils surveillent la planéte entière, on ne peut même plus pisser contre un mur sans être géolocalisé, photographié et dénoncé sinon emprisonné. De plus c'est ce cher Petcho Larigaïe qui m'en informe, la Reine aurait appris le mariage catholique de notre douce Klopilde et s'en serait formalisé, c'est d'autant plus ridicule que l'on n'a jamais trop de bénédictions formées sur le bonheur d'un couple, enfin je pars en exil vice-roi d'un pays brumeux et en espérant en revenir un peu mieux que cela mais chuuut!

    (à suivre...)
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  •  

    25 Août

     

    Ah non décidément ce dîner officiel à l’Elysées ne s'imposait pas, il nous a fallu quitter shorts et tongs pour nous sangler interminablement dans nos atours officiels.

    Fun Froeben lui est ravi, il va pouvoir papoter avec ses collégues français même s'il les tient en piètre estîme, il ne prend pas trop au sérieux nos traditions républicaines sur ce point je suis d'accord avec lui il est toujours ridicule de devoir inventer ce que l'on n'avait qu'à recueillir, la France fut grande, sûre d'elle et pérenne sous nos rois depuis la révolution, elle s'improvise des destins successifs et le peuple français ressemble à un auto stoppeur au bord de la route le doigt ou le poing perpétuellement levés et ne sachant où il couchera à l'étape sur un galetas ou dans un lit de plûmes, le plus souvent d'ailleurs il se réveille au lendemain de quelque aventure sur la paille et dépouillé de promesses et d'espérances.    

    Pour ce jour je ne fais pas l'effort d'endosser l'unifôrme je me contenterai d'une queue de pie toute diplomatique et de quelques décorations françaises, la reine est Grand-Croix de la Légion d'Horreur je ne suis que commandeur du Mérite Agricole sans doute du fait de mon grade d'Adjudant Général du Génie Rural  et de mon travail inlassable sur mes terres de Bonpéze, l'étiquette a bon dos une fois de plus l'on me compte les honneurs, alors pour défier Fun Froeben et d'autres je n'arbore ce soir que mon "poireau" et ma Médaille de Sauvetage obtenue à dix-huit ans à Saint Kassek’h, modeste station balnéaire de la côte bretonne où je passais alors des vacances studieuses (quoique venteuses)  après avoir échoué une seconde fois (de presque peu) à mon bachot.

    J'avais été décoré en sauvant avec mon brave chien Rataplouf un magnifique Terre-Neuve de haute race, une baigneuse allemande d'une noyade inéluctable, il faut dire que j'avais transpercé son matelas gonflable alors que nous nous livrions à des débordements que seule notre jeunesse pouvait excuser et  bataillant au plus profond de son âme amoureuse j'éperonnais dans le même temps de tout mon jeune tempérament l'ustensile pneumatique qui se dégonfla très vite nous livrant à cette mer que l'on dit cruelle et qui se révéla en sus profonde car sans nous en rendre compte, trop absorbés par nos jeux, nous avions dérivé jusqu'au large et même un peu au delà.

    La pauvre Helga, elle s'appelait Helga, se raccrochait à moi et quoique puissant nageur, je me raccrochais autant à elle victîme d'une crampe d'après crampe fort mal venue, bref nous coulions ensemble dans beaucoup de cris et d'insultes mais bien heureusement le brave Rataplouf qui écoutait la radio sur la plage en sirotant un Coca, entendant nos cris ou guidé par son seul instinct sauveteur et son attachement à ma personne vint à notre secours en s'engouffrant dans les flôts et en nageant sur plus de quinze cents mètres à l'aller comme au retour, je remerciais le ciel d'avoir opté pour un Terre-Neuve plutôt qu'un Saint-Bernard quand marraine m'avait demandé de choisir entre les deux races pour mes étrennes quelques années auparavant, je ne crois pas qu'un Saint-Bernard eût montré le même atavisme nautique.

    Ramenée sur la terre ferme la donzelle pour faire bonne figure devant ses parents et expliquer ma présence à ses côtés, ou plutôt juste au dessus, me présenta en héros à la presse locale tandis que je mettais modestement en avant le fidéle et robuste Rataplouf et ensemble nous fûmes à l'honneur tous les deux et décorés en même temps sur le front des inscrits-maritîmes de Saint Kassek’h par le contre-amiral Lepontantec'h.

    Par la suite j'appris qu'il il avait fallu un certain nombre de rustines pour colmater... ma baigneuse, le matelas gonflable étant lui compté pour définitivement perdu.

     

    Mais assez parlé de mes exploits maritîmes revenons sur terre, notre bonne terre de France, nous arrivons donc dans la cour de l'Elysée, le chef du protocole nous annonce que la fanfare et le détachement militaire prévus pour nous rendre les honneurs sont en gréve, de fait nous voyons des militaires assis sur le perron et des musiciens la grosse caisse en l’air vautrés sur les graviers. J'ai honte, dans le temps le Général aurait fort aimablement fait fusiller tout ce petit monde mais la mode de la grandeur est passée dirait-on, le président français nous en administre très vite une nouvelle preuve, il n'a invité que des sportifs suédois, et des artistes norvégiens, l'on dira qu'il n'est certes pas passé loin mais quand même. Seule tête connue Charley Bédouani mon « manageure » que je m'étonne de trouver là :

    -Bah bah bah! Je suis venu respirer un peu l'air du pays et prendre des contacts pour notre petite affaire et puis je connais bien le petit, je l'ai connu tout petit... oui enfin encore plus petit que ça ... si on m'avait dit qu'il ferait un jour président celui-là...  

    -De la discrétion monsieur Bédouani, surtout de la discrétion. Nous ne nous connaissons pas.   

    Je regrette de ne pas avoir emporté d'imperméable de soirée et de lunettes noires de cérémonie.

    -Bon j'ai commandé des pizzas au caviar pour tout le monde... la pizza tout le monde aime ça! Nous annonce le Président français tandis que nous prenons place, un peu étonné, autour de la table de 150 couverts.

    De fait moins d'un quart d'heure après arrivent dans la cour du palais une noria de mobylettes et de scooters et des dizaines de livreurs de pizza entrent dans la grande salle de réception le carton à la main.

    -Quelle idée originale! S'extasie la reine très diplômate quoique tout à fait dégoutée.

    A ceux qui n'ont jamais eu devant les yeux et les narines une pizza au caviar, je préfére n'en rien dire, une telle recette ne peut germer que dans un esprit malade, c'est parait-il le plat préféré de notre hôte il la déchire à grandes dents, il s'en met partout sur son smoking de videur de boîte de nuit, sa chemise à jabôts de guitariste manouche et jusque sur l'unifôrme de notre Koonradt constellé de noyaux d’olives et qui toujours très à cheval sur le réglement se retient pour ne pas le prendre par le fond de sa culôtte et le propulser promptement sur les pelouses. 

    J'ai re-honte. Dans le temps un type comme ça aurait fait une brillante carrière dans les cuisines, à la plonge ou en julôt casse-croûte aux Batignolles mais sûrement pas dans le 8° arrondissement.

    Il vérifie longuement les notes, demande leurs papiers à quelques livreurs étrangers, en fait mettre en garde à vue une bonne dizaine. Quel vil flicaillon!

    Au dessert pour lui remettre les idées en place je fais venir Fun Froeben, il porte, un peu gêné, quelques bonnes bouteilles de mon vin de noix.

    Je suis adepte de la vieille théorie stratégique de la riposte graduée, aprés sa pizza au caviar, je saute le Chateau Bonpéze 2005 pourtant l'un des plus redoutables crus de ces dernières décennies et je passe direct au vin de noix, pas de quartiers, Dieu reconnaîtra les siens.

    On n'imagine pas ce que cela peut-être offensif le vin de noix.

    Plus encore que Chateau-Bonpéze il est l'objet de tous mes soins, mon vin de noix, c'est une vielle recette du Père Beignalous dont j'ai longuement parfait la mise au point.

    -Monsieur le président vous goûterez bien de ce vin de noix que nous élaborons sur notre bonne terre de Bonpéze.

    Il me répond qu'il ne boit jamais d'alcool pendant qu'un maître d'hôtel apporte à la Reine, dans une soucoupe, l'addition.

    L'ignoble gnôme explique à ma Poupetkë qui lui demande des explications que c'est comme ça maintenant avec les petits pays de l'Europe mais que les cafés sont pour lui.

    Je vois ma Poupetkë blanchir de colère et passer la soucoupe à cet imbécile de Fun Froeben qui met sa carte de crédit dans la soucoupe et la regarde s'éloigner avec un gros regret vers la caisse nouvellement installée en fond de salle derrière laquelle trône une grosse femme fardée et en fourrure.

    Alors la Reine ouvre l'une de mes bouteilles et remplit le verre du nabot:

    -Les ligueurs sont pour moi.

    Il est bien forcé de siffler le gobelet. 

    Après quoi nous nous levons pour la petite déclaration à la presse et à la télévision.

    Au début il tient le coup, mais très vite il tient surtout le pupitre devant lui, s'y accroche, bredouille, remercie le gouverneur de Caracas, crie "merde aux belges!", salue les pingouins libres du monde entier, décroche subitement et s'étale de tout son... court. (à suivre...)

     

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  •  

    23 Août

     

    Le temps passe, en vacances, plus vite encore qu'à l'extérieur, l'extérieur des vacances, donc l'intérieur de toute existence civile autant qu'humaine. La reine a fini par convaincre notre Klopilde d'accepter une seconde cérémonie de mariage plus protocolaire et simplement réglementaire qui se déroulera en grand apparat en Septembre en la cathédrale protestante d'Upschloüt. Jusque là leur union n'a été que modestement bénie à Las Vegas par un pasteur de rite Elvispresleyien  peintre en batîment dans le civil.

     

    Intérieurement je pense qu'il faut à ces enfants quelque chose d'un peu plus sérieux, aussi convoquai-je prestement et secrétement le Père Fulmance des Emplettes qui est en pélerinage sentimental en son village natal, et sur ses terres familiales des Emplettes-Chezlopéze, pas trop loin de Bonpéze donc afin d'organiser secrétement bien sûr une bénédiction toute apostolique et romaine Très vite mon confesseur nous rejoint et avec le Père Prosper-Théobald nous organisons la cérémonie, que nous voulons la plus discréte possible mais sans omettre bien  sûr nulle rubrique du saint sacrifice, le cher Lopeck étant polonais donc catholique accepte volontiers l'idée bien qu'il soit déjà deux fois marié:

    -Mais jamais devant prrrrêtre pas con Lopeck!

    Nous crie-t-il en inspectant le dessous de l'autel qui aurait bien besoin selon lui d'une petite révision avec remise à niveau des burettes. 

    Les préparatifs se déroulent dans la plus grande discrétion et le plus parfait anonymat chez le père Fulmance, il nous a trouvé une charmante petite église: sainte Clozette, au bord de la Gerbouille, la rivière qui sinue de village en village et passe au bord de Chateau Bonpéze, le titulaire de la chapelle, le curé des Emplettes-Chezlopéze le père Jean-Plaude Kluc, moderniste post-conç à la manière des années 70, un grand nostalgique donc du concile Voudstock II, des goûters du jeudi  et de la Piste aux étoiles, nous propose d'abord "de faire ça à la salle municipale, au moins c'est climatisé." Nous lui répondons que  la salle municipale n'a point toute la sacralité requise par la cérémonie.

    -Ouais tout ça c'est plus de notre époque, vous y croyez vous encore à ces gamineries? Le baigneur en croix, le coup de l'ascenseur et des petits pains farceurs tout ça il faut le dire ça parle plus aux jeunes. Et vous voudriez  faire ça quand ?

    -Eh bien nous avions pensé que dimanche prochain...

    -Ah non, non, pas question je travaille plus le dimanche, moi, l'église est fermée le dimanche, de toutes les façons on faisait plus un rond, même pour les quêtes j'y allais de ma poche.

    -L'on m'a dit que vous aviez des oeuvres mon père.

    -Tu peux m'appeler Jean-Plaude mon gars comme tout le monde, oui je m'occupe d'une communauté brésilienne d'anciennes miss de plage devenus prêtres transexuels de Sao-Paulo.

    -Oeuvre admirable à laquelle je serais heureux d'apporter ma contribution. Dis-je en sortant mon carnet de chéques (je suis demeuré fidéle à mon CCP d'étudiant , ainsi la Reine ne vérifie pas mes relevés de compte, elle prend leurs correspondance sur papiers chiottes recyclés trois fois et leur publicité pathétique type social-traître/ tiers-monde qui veut se monter, pour une oeuvre française d'aide aux bengladeshis dans la desh.) 

    L'accord est vite conclu, il nous laisse la disposition de la chapelle Sainte Clozette pour notre cérémonie, quelque peu clandestîne.

    En effet on l'aura compris, il me faut apporter le moins de publicité possible à cet événement pourtant si réconfortant moralement, la Reine elle-même (et je ne parle pas de la reine belle-mère!) doit ignorer tout des préparatifs et de leur sainte conclusion aussi résolus-je que la bénédiction sera donné aux premières heures du matin.

     

    Le jour dit il nous faut user de stratagêmes nombreux et adroits pour ne point éveiller l'attention de ce saligaud d'Urinald Fun Froeben toujours aux aguets et des deux reines (fille et belle-mère) consignées aux quartiers. J'ai donc organisé une partie de pêche, exercice qui comme on le sait se pratique aux aurôres,

    Nous partons donc tous au petit matin avec nos cannes à la main, Lopeck en salopette, il ne la quitte jamais, ma chère et douce Klopilde en capiteuse et spectaculaire robe blanche malgré que son capitale de pureté sinon de candeur me semble sérieusement amputée, elle cache incomplétement sa parure resplendissante sous un imperméable de même que notre cher Koonradt en grande tenue de colonel, il tient de moi ce goût pour l'uniforme.  

    Au moment où nous faisons mouvement tous ensemble et nuitamment voilà pas que la belle dôche arrive avec son épuisette:

    -Attentez-moi les envants je fiens avec vous.

    Difficile de s'en débarasser, avec le cher Uurtikrn nous l'emmenons au bord de la Gerbouille la petite rivière qui borde notre propriété de Bonpéze, nous l'installons là sur un pliant:

    -Mais où zont les z'audres?  

    -En contrebas mais vous serez mieux ici sous les saules.

    Elle prend ses aises sort deux bouteilles de Smörgg de ses pôches immenses quoiqu'en proportion de l'animal impressionnant qu'elle est.

    Nous faisons un peu de figuration avec le cher Uurtikrn, agitant nos gaules sous ses yeux pendant qu'elle commence à biberonner en attendant que nous fassions appel à ses talents de d'épuisettière.

    -Achzz il vait pon izi! Somnôle-t-elle.

    Quand elle a terminé sa deuxiéme bouteille de Smörgg, elle commence à ronfler et je fais signe à Uurtikrn que nous pouvons faire mouvement.

    Nous arrivons avec quelque retard à Sainte Clozette, les Pères Prosper-Théobald et Fulmance nous attendent, Lopeck qui a emporté sa caisse à outils est sous le grand orgue en train de réviser la soufflerie qui donne des signes d'épuisement.

    Certes tout le monde baille un peu, il est très tôt, malgré quoi la cérémonie se passe magnifiquement, ma douce Klopilde rayonne dans sa robe immaculée et Lopeck, dans sa salopette qui l'est beaucoup moins, fait malgré tout bonne figure, les "ouis" sacramentels sont prononcés sans effort et même avec un bel élan et quand nous sortons sur la parvis de Sainte Clozette le soleil nous arrive en renfort, seule  fausse nôte au même moment la belle-mère ex-régnante passe en ronflant devant nous au fil de la rivière qui coule devant l'église. Sans doute sera-telle tombée à l'eau après sa quatriéme bouteille de Smörgg. On la repêche et quoi faire d'autre? Grâce à Dieu elle n'a point trop souffert de son immersion, en vérité elle ne s'est rendue compte de rien, je la crois bien insubmersible, l'animal.   

    (à suivre...)

     

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  • La rubrique sexo-petassing d’Urbane Tattack

    Spéciale régimes

     

    Ce mois-ci les filles nous parlons des régîmes, aujourd’hui ils occupent une place essentielle dans notre vie (et dans celle de nos caniches aussi... pardon je veux dire de nos mecs !), avec la machine à café et les sextoys ils ont avantageusement remplacé la croyance et la pratique religieuse, oui les filles il faut croire en notre ligne même si ce n’est pas toujours facile et que les preuves et la grâce souvent manquent, pour vous aider nous avons testé les régîmes vedettes du moment:

     

    - Le régime dissocié du docteur Bronstein-Petiaux :

    Comptable de devoir le jour, étrangleur de jougueuse la nuit :

    -Point fort: une réelle dépense physique, courir pour attraper la jougueuse, la maîtriser, la violer, l’étrangler puis la découper et l’enterrer.

    D’autant que le viol selon une étude de l’Alabama State Lynch University est un exercice extrêmement énergétivore bénéfique à la concentration et à l’acuité visuelle.

    Alors pourquoi se priver ?

    -Point faible: se faire surprendre par les flics en plein exercice mais là encore nouvelle dépense d’énergie pour leur échapper très favorable à une perte de poids.

     

    -Le régime constructif alternatif du docteur Bismuth-De Oliveira Teixeira Hernandez Olivares ect...

    Chaque week-end vous coulez une dalle de béton de 35 m² ou vous creusez une tranchée de 35 mètres de long sur trois de large et deux de profondeur.

    -Point fort: vous êtes trop fatiguée le reste de la semaine pour penser à vos fesses, de toutes les façons au bout de trois semaines vous n’avez plus de fesses.

    Peut être combiné avec un collègue pratiquant le régime Bronstein-Petiaux vous vous occupez alors de la partie terrassement.

    -Point faible: risque de dérèglement vertébral et de redressement fiscal pour travail au noir.

     

    -Le véritable et seul authentique régime Dukon :

    Le régime ventre plat/classe moyenne du Professeur Sarkollabo (de l’Otan !)

    Vous supprimez, la viande, le poisson, la charcuterie, les laitages, tous les fruits et les légumes, de toutes façons vous pouvez plus vous en payer et le frigo est vide, c’est comme sous l’occup’, les patates à l’eau (à vingt balles le kilog!) sont devenus un plat de luxe sauf que maintenant même les topinambours et les rutabagas sont rationnés et hors de prix alors vous sucez votre bâton caséiné ou vous mâchez inlassablement votre pain fantaisie à la sciure de bois en crachant sur le portrait en pied grandeur nature (10cmx15cm) de l’idole des vieux, le petit père des pépères, le vainqueur d’Al Bezouf (bourgade du désert libyen peuplé de 7 habitants et de 11 chameaux prise héroïquement par nos troupes grotescotanesques après trois semaines de bombardements intensifs!)

    -Point fort: en même pas quatre ans vous êtes économiquement, moralement et cliniquement  mort et donc adieu les problèmes de ligne.

    -Point faible: « Salauds de vieux ! »

     

    Critique littéraire :

    Une histoire de couenne! de Pervenche Broutmeux-Leuzgig

    aux Editions Marie-pas-Claire. 63.99 zeuros.

     

    C’est un sujet des plus douloureux dont nous parle Pervenche Broutmeux-Leuzgig Socioguogue au CNRS: la couenne à travers les âges (et dans une perspective transgenre bien entendu !).

    Bannie de notre paysage culturel, proscrite de tout régime alimentaire moderne, chassée des frigos vides de nos cuisines intégrées, la couenne a pourtant longtemps régné en France tel un symbole de prospérité et d’art de vivre, elle est aujourd’hui mise au ban de notre société allégée mais Pervenche Broutmeux-Leuzgig ne biaise pas (depuis longtemps !) elle sait éviter, avec légèreté, tout ce que le sujet pourrait avoir de scabreux et même de blasphématoire envers l’hygiénisme contemporain (les âmes sensibles pourront quand même s’épargner la vision de certaines photos de jambon de Bayonne éventrés et de pâtés en croûte tremblotant de gelée la tripe à l’air proprement insoutenables).

    En 119 pages (entièrement découennées et dégraissées je vous rassure) déjà une somme pour servir à l’histoire de la couennerie afin que de telles époques ne reviennent jamais.

     

     

    Les bonnes recettes de Julie l’Anorexique:

     

    La Tarte aux boulons.

     

    -Aujourd’hui Je suis avec Jean-Pierre Taincon de La Gerbouillade à Morzy-Lepreux mon cher Jean-Pierre qu’allez vous nous préparer?

    -Alorrrsss pour ce tout de suite nous allons fairrrre ma chèrrre Julie une vieille rrrecette de chez nous: la couenne de porc frite au gras et cuite dans la graisse d’oie avec ses lardons au beurre.

    -Aaaaaaaaaaarrggghhhhhhhhhh !!!... Zzzdddooong !

    -‘tain con ! Elle s’est évanouie... Oh c’était pour rire...  Eh ! Oh ! Shlac ! Shlac ! Là ça va mieux ?

    -Oui... oui... enfin je crois... mais arrêtez de me mettre des claques! Et prévenez-moi la prochaine fois que vous faîtes de l’humour Jean-Pierre... Bon alors la recette du jour c’est la Tarte aux boulons avec sa sauce au minium et aux escargots mixés... Euh ça ne risque pas d’être un peu lourd Jean-Pierre tout ça?

    -Vous m’avez demandé de fairrre moderrrne et crrréatif ! ‘faudrrrait savoirr ce que vous voulez pourr du molléculairrre c’est du mollécullairrre ça! Maintenant si vous voulez alléger vous mettez du boulon de 12 au lieu du 16 mais il y aurrrra moins de crrroquant forrcément... bon béh passez-moi le masque de soudeurrr que je monte le fond de tarrrte... pendant ce temps occupez-vous quoi... tiens vous avez qu’à repeindrrre la grrrille du studio avec la sauce...

     

     

    Le courrier des Lecteuses :

     

    Aujourd’hui Nicolette nous écrit :

    « En vacances en Libye je suis sortie quelque temps avec un bédouin, nous avons vécu une merveilleuse histoire d’amour, j’ai cru en lui et en son amour, il m’avait promis de m’acheter des Rafales, des centrales nucléaires et des Airbus et il s’est ignoblement moqué de moi,  j’ai décidé de me venger, chez moi le glandulaire gouverne tout, depuis six mois avec l’aide de Barack mon chef je le bombarde jour et nuit, je me fous d’avoir l’air d’une conne à bomber (humainement s’entend!) des bouts de désert et des stations services (on est humainement pas à quelques milliers de pompistes et fils de pompistes pauvres bitards de vingt ans près! ) mais voilà depuis je suis devenu boulimique et j’arrête pas de bouffer et à la cantine de l’OTAN  toutes mes copines de l‘Alliance et de l’Axdubien se foutent de moi. Quel régime adopter ? Jusqu’à présent je n’ai essayé que le régime policier Flicker-Guéant mais mes collégues zétazuniens me disent le plus grand bien de leur régime pénitentiaire électrifié Rumsfield-Guantanammo.»

     

    La réponse de notre rédacteuse Mary-Keune-Debaze:

    « Ma chère Nicolette dans ton cas nous te conseillons le régime Mandelbaum-Gagarine tu avales chaque jour au petit-déjeuner 520 grammes de chlorate de soude, 330 grammes  de nitrate de potassium et deux grosses cuillérées à soupe de charbon phosphoré, au bout d’une semaine tu t’introduis un Tampax dans l’anus et tu y mets le feu si tu suis bien le régime normalement tu devrais être idéalement placée en orbite basse pour 2012. »

     

    ... à plus les filles !

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  •  

    17 Août

     

    Notre petit Koonradt est arrivé ce matin, il ne m'a pas reconnu, il faut dire qu'il m'a fallu me raser entiérement la tête poils et sourcils inclus, je ressemblais à une mine marine, ce qui a provoqué quelque étonnement de ma Poupetkë et de toute la famille. J'ai pris la chose avec désinvolture:

    -Petite réfôrme morale et physique dis-je en remettant mes lunettes noires, malheureusement il m'a fallu aussi dans l'affaire sacrifier ma moustache de pronunciamentiste en puisssance.

     Koonradt a eu une permission de son capitaine, cela ne l'empêche pas d'être en uniforme de colonel  de son régiment, il l'a eu à sept ans, son régiment, sept ans l'âge de raison, comme tout prince héritier de la courônne de Nordnmark,  son frère cadet mon bon Uurtikrn fut déçu de ne pas en avoir un, de régiment, lui aussi pour son anniversaire l'année suivante. Devant les cris et les disputes et sa déception, j'avais proposé à la Reine, pour qu'il n'y eut point de jaloux, de lui en attribuer un, de gendarmes à pied ou d'assistantes sociales à cheval, n'importe quoi pour amuser l'enfant mais bien entendu l'on ne manqua pas l'occasion de m'humilier une fois encore, depuis mon romantique Uurtikrn déçu dans ses espérances militaires cultive un pacifisme vestimentaire et moral qui m'apparait comme son seul vrai défaut.   

    Et puis notre Koonradt n'est guère prêteur, il tient ça de sa mère (concédons-le!) et chaque fois que le bon Uurtikrn voulait s'amuser à conduire son régiment au Zoo ou au square, son frère prétextait une sortie ou des manoeuvres pour lui en confisquer le plaisir.

    Alors pendant que mon bon Uurtikrn porte son  triste uniforme de grunge notre cher Koonradt bien que faisant son temps militaire dans l'aviation arbore plutôt que la tenue d'aspirant de seconde pompe un éclatant costûme de Colonel du 11° régiment de Renkeyser de la reine, le tître est un peu pompeux, d'abord parce que l'on aurait peine à trouver les dix régiments qui le précédent sur le papier et qui sont tous symboliques maintenant et ensuite parce que l'on pourrait traduire ce substantif  de "Renkeyser" par conducteur de rennes. Il est gardien de rennes quoi!

    J'ai dit l'attachement que le nordmois a pour le bestiau sacré, sans doute parce que pendant des siécles le renne l'a nourri, vêtu  et permit de commercer avec les autres sauvages  habitants de ces contrées tardivement et incomplétement (constatons-le honnêtement!) civilisées mais cette considération qu'il a pour ces animaux a de nos jours viré à l'idolâtrie et à une manière d'animisme anémié car sans sacrifice humains ni festivités un peu colorées.

    Le renne est un ruminant, un animal maussade et fataliste, tout comme le nordmois et il partage avec lui la même qualité dominante et précieuse en ces pays: il n'est pas frileux.  

    Malgré tout je suis heureux de revoir mon enfant. Un bonheur n'arrivant jamais seul le cher Sir John Branke Strikeman nous rejoint dans l'après-midi, je le découvre dans un champ alors qu'il est en train de replier son parachute:

    -Ah tétesse, jieu passais par là par hasard et l'idée m'est véniou de venir vous présenter mes respects amicaux et parachutistes... où est mon chapeau?

    Il m'apprend le retour de son chapeau décroché d'un arbre en même  temps que celui de son épouse à l'ambassade conjugale.

    -Heureuse nouvelle donc!

    -Point complétement elle a beaucoup perdu en bourse, sans doute pourquoi son français l'a quitté. A propos de français l'on me dit que vous allez rencontrer the little shit... je veux dire le président français ...

    -Dîner officiel tout à fait superfétatoire à mon goût.

    -Et au mien donc cet homme est d'une goujaterie, lors de son dernier voyage officielle chez nous il n'a cessé de tripoter la reine, enfin a-t-on idée même son époux y a renoncé depuis bien longtemps. Entre nous Altesse, les américains sont très fâchés contre lui suite à de récents bombardements stratégiques aux Pepsico Islands tout à fait hors de propos et il veut se refaire il va essayer de vous vendre des chasseurs-bombardiers tactiques.

    -Ah tiens don' mais nous n'en avons pas l'usage, il me semble. Mais pour bombarder qui nous sommes en paix avec tout le monde?

    -Oh pour ça on trouve toujours, regardez les américains, il s’invente des ennemis tous les jours, le jour où ils ne s’en trouveront plus ils tomberont de cheval et on en parlera plous! Et puis votre flotte de chasse dâte quand même des années cinquante.

    -Et cela se remplace tous les combien une chasse?

    -Mettons qu'il serait temps de vous débarasser de vos avions à pistons.Vos aviateurs y pensent aussi d'ailleurs, vous avez le plus fort taux de perte de l'alliance atlantique.

    -Ah quand même nous sommes champion de quelque chose! Mon Dieu et notre Koonradt qui sert dans l'Armée de l'Air.     

    -Je vous le dis il serait temps de s'en inquiéter. Or une proposition va être faite par le consortium Fairthrope-British Teapot-Aircraft-Drumman Corporation dont je suis le représentant exclusif pour le Nordnmark, mais cela ne doit compter pour rien bien sûr dans vos réflexions, c'est malgré tout un marché de plusieurs milliards de Brelotkë sur quoi mes amis américains insistent pour qu'un pourcentage de 5 % au moins aille abonder vos oeuvres Tétesse en particulier votre Fondation d'Art Post-Contemporain qui les intéresse au plus haut point.    

    -Ah tiens don' je ne voyais pas vos texans aussi ouverts à l'Art Post-Contemporain. Mais mon cher vous accordez, je le crains, trop d'importance à mon faible pouvoir d'influence.

    -De ce que j'ai compris, tout devrait se jouer lors de la prochaine réunion de l'OTAN à laquelle vous représenterez sa Majesté la Reine. Une déclaration de votre part après une démonstration en vol de notre WC 29 Shootnuns aurait pour nous valeur d'engagement.

    -Vous oubliez mon cher John Branke que dans ma poitrîne bat encore un coeur français

    -C'est bien cette fidélité à vos principes qui m'inclinent à penser que vous ne pourriez décemment faire prendre des risques à vos jeunes pilotes nordmois dont le jeune prince Koonradt or le nouveau chasseur bombardier français Razfoune à rétro-pédalage furtif et décollage oblique, s'il montre des solutions élégantes sur le papier n'est absolument pas au point et même dangereux d'usage le dernier prototype parti du Bourget s'est crashé sur une sanisette de la campagne de Reims même si l'affaire a été adroitement tenue secréte.

    -Nous verrons mon cher John Branke. En attendant nous ferez-vous le plaisir de déjeuner avec nous.

     

    *

     

    Plus étonnant, deux heures après alors que nous venons de raccompagner Sir John Branke au car pour Londres, qu'elle n'est pas notre surprise de voir arriver un second parachutiste, celui-là vise semble-t-il la grande pelouse, deux hectares quand même, et tombe avec grâce au milieu de la piéce d'eau. 

    C'est avec plaisir que je reconnais... là-dedans ce cher Petcho Larigaïe.

    -Je m'ai penché, je m'ai tombé... nous explique-t-il en se débarassant des nénuphars et autres plantes d'eau.

    Une fois séché et réconforté avec une vieille prune hors d'âge et alors que nous nous promenons malgré mes douleurs de pied, mes doigts sont toujours dressés et comme sur le qui-vive, dans la campagne sous une petite pluie pas désagréable, passent au dessus de nous trois chasseurs à réaction fort bruyants:

    -Oh mais diantre ne serait-ce point de nos nouveaux chasseurs bombardiers tactiques Razfoune, oh Monseigneur voyez quelle belle allure ils ont!

    -Je ne vous connaissais pas cette attirance pour les avions de chasse, mon cher, vous un littérateur, un poête, un homme d'esprit et de réflexion!

    -C'est justement cela la figure du chasseur-bombardier tactique dans la littérature contemporaine est sous-exploitée Monseigneur, je rêve de faire un grand poême là-dessus.  

    -Ah tiens don'!

    Il ouvre sa musette:

    -Voyez Monseigneur j'ai quelque documentation ...

    Il sort force illustrés en couleurs puis ce qui lui semble être quelques solides arguments de vente:

    -... d'autant que le gouvernement français m'a-t-on dit voudrait faire profiter Monseigneur de son offre spéciale tiers-monde: je m'équipe en Avril et je commence à toucher dessus en Mars... plus les mémoires en bandes dessinés de notre président... plus la compil' discographique de la présidente doublée dans le langage des signes... plus la photo dédicacée... plus le tee-shirt et la casquette coordonnée... plus le bandana...

    Bien sûr, son patriotisme excuse son activisme commercial au service des Armes françaises mais j'ai tôt fait de le démonter.

    -Je vous arrête tout de suite mon cher je n'ai que peu d'influence dans le traitement de ce genre d'affaires industrielles, j'y prends même assez peu d'intérêt.

    -Oh comme je vous comprends Monseigneur... moi-même... pourtant si vous vouliez toucher quelques mots à la Reine...

    Il est tout essouflé au dessus de nous les avions font une véritable démonstration, la Reine est sortie sur la terrasse et observe tout cela avec grande attention, soudain deux missîles partent de l'un des aéronefs, l'un va percuter la sanisette sur la place de l'église, l'unique sanisette de Bonpéze de style Jaclang triomphant et classée Monument Hystérique  pendant que le second détruit l'abri-bus Jeanclaudedecauxnien tardif à la sortie de la bourgade qui n'était pas même à l'inventaire supplémentaire mais s'avérait fort utile surtout l'hiver.

    -C'est... c'est  vous l'aurez noté, Monseigneur, actuellement le meilleur chasseur d'abri-bus et de sanisettes en capacité tout-temps du bloc Atlantique!

    -Impressionnant en effet autant que bruyant mais je crains que ce genre de divertissements enfantins ne soit plus guère de mon âge... et si nous allions aux champignons!

    (à suivre...)

     

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  • Voilà ce que les enquêteurs zétatzuniens ont découvert en arrivant devant la suite 2806. DSK, notre futur ex-président en découvrant qu'il avait été victîme d'un complôt et n'ayant sous la main de quoi écrire, s'est efforcé avec son énergie coutumière et sa seule vitalité génésique (avec la bite quoi!) à tracer à l'encre... euh séminale le nom de celui qui avait monté l'infernale machination!

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  •  

    DSK m’a baiser !

     

    Journal de la France de pendant par François F. soumis.

    Chronique du Conquennat . 22. Lofti Benayak.

     

    Mon maître infaillible m’attendait sur un banc à la gare de Differdange au Luxembourg près de la frontière, il avait un béret sur la tête et il s’était laissé pousser la barbe.

    -Ben qu’est-ce qu’il y a?

    -Oh putain je crois bien que j’ai honte ! C’est la première fois ça m’était jamais arrivé avant ça ! Je savais même pas que ça existait

    -Bah c’est pas la première fois qu’on se prend une tremblée, on s’en remettra comme des précédentes.

    -Mais aussi tout ça c’est à cause de ce con de Puga mon nouveau chef d’état-major particulier, tu sais ce que c’est son chef d’état-major c’est un peu comme un kleb, on s’attache on lui confie ses problèmes, moi j’aimais bien le soir près du feu lui causer, en lui caressant le képi...

    -T’as de la chance moi j’ai hérité du frère à de Villiers, j’ai pas intérêt à lui toucher le képi, un aristo à la con c’est qu’il me mordrait, il me traite comme la concierge de Matignon ah il faut voir comment il garde ses distances... mais tu me disais la Libye...

    -J’ui en ai causé, j’ui ai dit les méchancetés qu’il m’avait fait le bédouin et comment chez Dassault y veulent plus rien me donner, et quand même les com’ pour un président ça représente les trois-quarts de la paye c’est pas avec ce que me donne ce con de Bolloré sur ses putes africaines... j’ose même p’us ouvrir mes relevés de compte en Suisse, mon dernier samedi à Paris au Shopi c’est encore Carla qui avait payé, j’avais honte ‘t’imagines pas. Bref je raconte mes malheurs à mon chef  d’état-major, un tradi ras du béret et il me dit :

    -Mon Président y faut-t- y aller !

    -Il faut te dire qu’avec lui y faut-t- y aller tout le temps, y tient pas en place ce garçon c’est un exalté !   

    -Je t’avais pourtant dit de surtout pas sortir l’armée et qu’on aurait l’air de cons! Dés qu’on leur retire les housses ça rate pas.

    -Mais c’est l’autre allumé qu’y me poussait :

    « Mon Président avec les ‘tits gars on vous plie ça en 48 heures. Voyez, je prends par les Alpes façon Hannibal, je rabats sur Malte et après y a plus qu’à pousser... vo-yions un peu les états de matériel et d’effectifs... chic aujourd'hui c'est spaghetti à la Bolognaise... non ça c'est le menu de la cantîne des génés...

    -Eh la soupe est bonne?

    -Formide mon Président grâce à vous, c'était dans le livre blanc, on l'a rénovée entièrement la cantîne des généraux et on lui a ajouté une douzaine de salles c'était pas de trop ... bon je disais les états... impeccable on a de dispo deux rafales lanceurs de gaufres et trois chenillettes à friction plus quatre sections d’aides ménagères-parachutistes au complet, ah votre réforme Mon Président ça a été une grande chose, comme toutes vos réformes d’ailleurs, on a fait le ménage dans tous les coins et depuis l’armée française ça brille de partout; c’est petit d’accord mais alors ça sent le frais et bref on est bien chez soi ! »

    -Mais mon général il ne serait pas préférable d’être bien chez les autres, c’est pas à çà  que ça sert une armée.

    « Justement ça Mon Président sur ce coup on va leur montrer qu’on s’exporte. »

    -Ah ça pour une démonstration, ça a été une belle démonstration. Écoute, c’est fini, maintenant tu ne vas pas rester là ! Qu’est-ce que tu vas faire ?

    -J’y ai pensé je vais monter une radio comme l’aut’grand con en 40... Ça sera pas Radio Londres mais Radio Luxembourg vu que...

    -Tu sais je crois que ça existe déjà... écoute j’ai causé avec Mouammar il t’en veut pas, il dit qu’il a jamais autant rigolé, il pense même à nous acheter des avions et des munitions, tellement il a eu honte pour nous, et puis il m’a demandé de lui prêter des hommes pour le défilé, vu qu’y sont pas assez nombreux...

    -Le défilé ? Quel défilé ?

    -Béh celui de la victoire... enfin pour lui... pour nous ce serait plutôt celui de la défaite ... mais enfin reviens tu risques rien les frontières sont pas gardées, ils occupent un minimum, la rue Montaigne, Fauchon, Lasserre et un petit bout du 8° arrondissement d’ailleurs il a eu un joli geste, Mouammar il veut aussi équiper en Toyota nos gendarmes pour qu’y se chargent de l’occupation... ça l’emmerde, y veut pas s’occuper d’occuper. En attendant il nous fait la paie.    

    -Et tu es prêt à accepter ça; mais t’es un vrai collabo. Je t’ai vu à la télé suisse quand tu es venu plier les genoux devant lui sous l’Arc de Triomphe pendant qu’il préparait son méchoui sur la flamme! Quand je pense qu’avec le coup que j’avais monté, mon opération DSK j’allais être réélu les doigts dans... la braguette.

    -Justement tes méthodes de Guéant...gster ça commençait à sentir et même à incommoder, Mouammar, lui il est popote, très attaché aux vraies valeurs: la dune ne ment pas... Razzia, Famille, Tribu... presque traditionaliste...

    -Ah ne me parle plus de ces cons-là !... quand même je l’aurais bien niqué le gros Khan...

    Il avait repris son sourire vicieux et je n’ai pas tenu devant tant d’injustice, j’ai fondu en larmes.

    -Jamais ! Jamais  je ne te pardonnerai ce que tu lui as fait !

    Et je lui frappais la poitrine de mes petits poings, j’étais hors de moi, presque décoiffé, c’est dire.

    -Mais ma parole... mais on dirait.... mais tu l’aimes.

    -Oui je l’aime... et même j’attends un enfant de lui... Il est brutal, grossier, cynique, lâche, sans éducation, dominateur, foireux, grotesque tout ce qui me plaisait chez toi je l’ai retrouvé chez lui... je l’aime oh oui je l’aime! Je lui appartiens, il est mon maître!

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