UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net
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15 Juillet
Pour la réception officielle au Palais Républicain (C'est comme un palais royal mais sans les traditions multi-séculaires, la simple différence entre l'homme et le singe quoi!) j'inaugure l'uniforme que j'ai commandé. Pour être sûr de ne pas faire double emploi avec l'amiral et ne pas simplement me retrouver avec le même uniforme que lui, quelque chose que je déteste par dessus tout lors d'une soirée, j'ai commandé un uniforme de cérémonie d'Adjudant Général du Génie Rural en velours cotelé, il m'a été livrée sur le navire, c'est une merveille, c'est un excellent tailleur, son épouse taille elle aussi très bien d'ailleurs. Certes le velours est un peu chaud sous ce climat mais j'y ai tout de suite mes aises.
Les services futraks ont invité une quantité de pipoles internationaux, ou plus exactement, et je l'apprends très vite par ce cher John Brank qui ne boude plus ni ne se cache, ils leur ont fait payer fort cher: 10000 Dollars Futraks le droit de me saluer et de dîner en ma bienveillante quoique souveraine compagnie.
-Ils ont fait des prix! Pour le Prince de Galles ils ont du payer 25000 $ l'hiver dernier quand il est venu! Me sussure-t-il avec quelque acrimonie.
-Je vous trouve bien amer depuis quelque temps. Même si le destin vous est momentanément contraire prenez sur vous mon cher. Bi Britiche quoi merde!
-Vous êtes là vous? S'exclame le chef de l'état futrak Jan-Bob Kombinartkë, en me tapant sur l'épaule.
S'il y a bien quelque chose qui m'horripile c'est que l'on se montre familier avec moi lorsque l'on n'est point de mes familiers.
Il porte un smoking blanc luminescent de vieux crooner has-bino-las-végasien.
-Dieu de Dieu vous étes éblouissant monsieur le Président! Le complimentai-je.
-Et attendez vous avez pas tout vu, ça clignote...
De fait sa veste se met à clignoter.
-Et là c'est plein phare!
Il irradie autant qu'une soucoupe volante perdue en grande banlieue.
-Et vous ne craignez pas que tout cet appareillage électrique ne vous transforme en cible commode.
Il s'éteint d'un coup, plus rien.
-Merde les plombs qui ont encore sauté!Et c'est le problême ici l'énergie, j'avais commandé trois centrales à gaz aux lybiens, mais quand il s'est agit de les monter ils se sont trompés dans les plans, il leur a fallu deux ans pour construire la première et c'est là que l'on s'est aperçu que le gaz de ville venait pas jusque ici!
-Ah il faut se méfier des lybiens, personnellement je n'achéterai jamais un porte-avions à ces gens-là! Intervient assez mal à propos le de moins en moins cher John Brank décidément peu inspiré.
-Qui vous parle de porte-avions ! Qu'est-ce que vous voulez que je foute d'un porte avions mon vieux!
-Notre ami nous entretient des ses problêmes energétiques! Dis-je pour recadrer le débat.
-Et comment vous faîtes vous au pays? Ajoute l'édile futrak en s'illuminant à nouveau, on a remis les plombs, mais il tient compte de ma remarque sécuritaire et se met en veilleuse, programme: star en économie d'énergie.
-Oh nous avons en grande partie résolu le problême grâce à des... des porte éoliennes?
-Des... et à quoi ça ressemble votre truc.
-Si vous voulez cela ressemble étonnament à des ... des porte avions mais sur le pont sont érigées des dizaines d'éoliennes! Précisai-je en articulant une oeillade à destination de ce cher John Branke qui comprend l'intention.
-Rudement intéressant votre truc! Et ça produit?
-Considérable!
-Et en cas de cyclone tropical comment vous faîtes?
Je ne lui dis pas que les cyclones tropicaux sont denrées rares sur les côtes de la Baltique mais j'improvise sans férir quoi que ce soit:
-Nous les remorquons sur les côtes à l'abri mais de toutes les façons les éoliennes sont rétractables et peuvent être rangées dans l'entrepont.
-Lumineux! S'exclame-t-il en faisant des étincelles et en lâchant de la fumée.
Finalement son chef du protocole vient le débrancher alors qu'il commençait à s'enflammer pour notre idée mais aussi plus physiquement et littéralement par toute sa personne et nous nous retrouvons dans son bureau pour négocier l'affaire avec son ministre du budget et du développement accéléré et durable en charge aussi des dessous de table.
Nous en ressortons une heure plus tard contrats en poche pour une livraison d'une douzaine de porte-éoliennes, Sir John Branke rayonne (c'est contagieux?) il veut m'embrasser, j'arrête là ses débordements lorsqu'un anglais ancien éléve d'Oxford déborde sentimentalement on ne sait pas jusqu'où cela peut aller:
-Allons mon cher, n'oubliez pas que nous sommes en représentation officiel. Cela ne s'est pas trop mal passé on dirait, vous trouverez bien une douzaine de porte avions en réfôrme et des éoliennes ferraillées à retaper, un coup de peinture et hop! Ah oui et n'oubliez pas ma petite commission n'est-ce pas?
-Ah là vraiment vous m'avez étonné Tétesse, ce fut... ce fut grandiose!
A ce moment une très forte explosion retentit et le ciel s'embrase comme dans les meilleurs romans sentimentaux.
Je me tourne vers le Président:
-C'est une fort délicate attention, un feu d'artifice mais il ne fallait pas!
Celui-là va lui coûter les yeux de la tête, il a vraiment très bien fait les choses.
-Qué feux d'artifices! C'est l'arsenal qui vient de péter!
Rentré au navire nous apprenons que nos ministres du gouvernement révolutionnaire tsilongais en disponibilité sont parvenus à force de pleurs et de chialades sur leur prétendu passé de descendants d'esclaves victîmes une fois de plus de vils manoeuvres colonialistes à convaincre leurs gardiens de les libérer et ils se sont égaillés, le leader N'Gutu N'Gutu en tête dans les rues de Port Glandulk la capital futrak:
-Il n m'étonnerait pas qu'ils fussent mêlés de quelque façon à la pyrotechnie de tantôt! S'inquiéte sir John Brank Strikeman.
-Eh bien mon cher vous avez intérêt à les retrouver et fissa, si l'autre imbécile apprend que ses artificiers ont fait la traversée à notre bord et que c'est nous qui leur avons refilé cette vérole marxiste et révolutionnaire vous pouvez dire Adieu à vos contrats. Quant à vous amiral je vous ordonne de donner la main, si vous n'aviez pas transformé vos marins en tricoteuses sucrées tout cela et d'autres tristes événements plus révoltants encore ne seraient point advenus!
Ah mais!
(à suivre...)
Publié par urbane à 02:53:35 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
Maîtresse Angela et son caniche.
Journal de la France de pendant par François F. soumis
by Lofti Benayak 1/1
Quand j'arrivais à l'Élysée, mon maître admirable était tout songeur devant une truelle posée sur son bureau.
-Tu te souviens mon François en 89, on y était! Qu'est-ce que tu veux j'ai toujours fait l'histoire. C'est ça les grands hommes (à talonnettes).
-C'est pas le genre de souvenirs que je cultive, d'abord on est arrivé à la bourre, quinze jours après tout le monde, ensuite t'avais bouffé trois cerises au kirsch et t'étais complètement pompette, enfin on s'est bien tous retrouvés devant un bout du mur mais celui-là fermait les chiottes de Herr Schmuttsberger, un plombier poméranien et quand il a vu qu'on lui en avait fait tomber un morceau, il a fallu non seulement lui reboucher le trou mais encore lui refaire l'enduit, on y a passé la nuit avec Juppé, quand je suis revenu à l'hôtel, qu'est-ce qu'elle m'a passé Pineulope parce que j'avais sâli mes affaires de gouvernement... tu crois vraiment que tu veux entrer dans l'histoire comme le couillon de français qui a recrépi un bout du mur de Berlin au moment de sa chute...
-T'es sûr... c'est marrant je m'en souvenais pas comme ça, je me voyais avec une grande cape rouge volant dans les airs... putain t'as vraiment le don de gâcher tous mes beaux souvenirs...
-En attendant il y a la Merkel qui débarque tout à l'heure...
-Parle autrement de Maîtresse Angela tu veux!
Je demeurais stupéfait:
-Maîtresse Angela? Ah parce que toi aussi... ah ben merde alors!
-Qu'est-ce que tu veux elle me fait du mal... mais elle me fait du bien, je peux plus m'en passer... et puis c'est tellement bon d'obéir! Écoute j'en ai connu des pas commodes, avec la Cécilia c'était revue de paquetage tous les matins mais avec Maîtresse Angela c'est autre chose, c'est une vraie dominatrice, l'éducation prussienne quand même c'est pas comparable, avec ça elle m'a raconté que comme job d'été elle faisait garde-frontière, il parait qu'elle faisait même peur aux clebs, si tu ajoutes les cours du soir à la Stasi, un vrai caractère quoi! Tu vois c'est quand je lui ai parlé à Berlin du Gross Paris Plage et qu'elle s'est mise à se marrer et à se foutre de moi devant tout le monde que j'ai compris combien j'avais besoin d'elle.
-Enfin, j'ai lu le programme du 11 Novembre, on va quand même pas lui faire ranimer la flamme à ta Prussienne...
-J'ai tout prévu, j'ai demandé au fiston, il m'a eue en promo chez Darty une plaque quatre feux comme ça on aura chacun une flamme à allumer et on pourra encore inviter du monde! Tiens elle est là dans le coin, il y a plus qu'à l'installer!
Je regardais l'ustensile avant que de bailler d'effroi:
-Mais c'est une plaque halogène, il n'y a pas de flammes!
-Eh ben comme ça on risquera pas de se brûler et puis il faut vivre avec son temps... et puis c'est plus écolo, cette flamme qui bouffait du gaz à longueur de temps, ça la foutait mal après mon Grenelle du pique nique écolo. Pourvu que la cérémonie plaise à Maîtresse Angela. J'aurais peut-être dû mettre plus de motards tu crois pas.
-Les motards c'est comme la crème au beurre quand il y en a trop ça écoeure.
-Et des chaînes, tu crois qu'il y en aura assez à l'Arc de Triomphe? Delanoé m'a promis de venir en cuir.
-Écoute, une passion aussi soudaine à ton âge!
-Elle me veut, je suis à elle, je suis sa chose, tu peux pas comprendre. Je lui obéirai toujours, je suis son soumis, tiens l'autre fois elle m'a parlé de l'Alsace-Lorraine...
J'ai pâli, je m'en souviens très bien, dans le Chauvinois on est patriote.
-Non déconne pas tu vas pas...
-Je m'en fous si elle re-veut l'Alsace et la Lorraine je les lui donne et la Haute-Marne avec, après tout on s'en fout tant que ça menace pas les frontières d'Israël et des États-unis!
J'étais là en pleine expectative, oui carrément les deux pieds dedans, quand a retenti une voix sèche et coupante comme un coup de trique:
-Nicolas ich bin da! Nicolas hier sofort! Kleinen Zwerg, wo bist du ?
(Nicolas, je suis là, Nicolas ici tout de suite! Petit nain où es-tu?)
-Merde elle est déjà là la prusko!
-Mais tais-toi je te dis, elle va t'entendre et je vais pas être puni. J'arrive, je suis là Maîtresse! Tu m'excuses hein mon petit François.
Le salaud, le dégueulasse, c'était bien la première fois qu'il s'excusait!
J'étais tourneboulé, je suis rentré en retard à Matignon et Pineulope m'a privé de télé, pour me consoler.
Publié par urbane à 22:05:59 dans / Maîtresse Angela et son caniche... | Commentaires (0) | Permaliens
Au merveilleux pays des putes...
Ou ma folle nuit d'amour chez Berluscono! par Marcel H. chauffeur livreur 1/1.
G.M.Neoletto
Bien calé dans la couchette de mon semi j'attendais que le ferry accoste enfin, putain de pays, il pleuvait à verse, la Sardaigne, on imagine ça tout enfleuri et ensoleillé et puis non c'est la flotte et le vent, une manière de brouillard aussi. Je transportais 40 tonnes de capotes à l'arrière.
Une fois à terre il fallait encore trouver l'adresse de livraison, enfin après une heure de gourances et de marche arrière j'arrivais devant un portail de 11 mètres de haut. et je me garais à côté d'une bétaillère mal bâchée, j'ouvrais grand les yeux: la bétaillère, elle était pleine de... blondes.
Je réussissais à localiser un interphone en technicolor que j'entreprenais aussitôt:
-Ah c'est vous les capotes, entrez, entrez, on vous attend depuis deux jours.
-Ouais bien... bien... mais les demoiselles, il pleut...
-Ah la bétaillère de putes, on les rentrera tout à l'heure de toutes les façons ça risque rien, elles sont vaccinées et tatouées.
C'est vrai que j'avais l'air d'être attendu, on m'a conduit par une autoroute souterraine jusqu'à l'entrée de service, le ci-devant proprio avait l'air d'avoir les moyens. Aussitôt deux douzaines de domestiques se sont mis à décharger la semi' pendant que je me les roulais, et puis un gars est arrivé, sa gueule de vedette d'opérette toute ressemelée et poudrée me disait quelque chose, aussi sec il m'est tombé dans les bras et m'a embrassé ému.
Le type qui était à côté de lui m'a expliqué en français dans le texte:
-Monsieur le président du conseil voudrait vous décorer de l'Ordre de la Reconnaissance Nationale, vous n'y voyez pas d'inconvénient?
J'ai compris que j'étais chez Berluscono. Moi j'avais rien contre la décoration mais il a pas attendu ma réponse et m'a accroché sur la salopette une médaille dorée.
-Deux jours sans capote on a failli claquer! M'a dit Berluscono en me prenant par le bras, pour ça il est pas fier, et en commençant à me faire faire le tour du propriétaire, ça risquait de durer quelque temps vu qu'il y avait de la surface.
-Tiens il y a un type accroché au plafond! J'ai dit en levant les yeux, on était entré dans un petit salon à peu près grand comme un chiotte international de prince saoudien.
-Ah ça c'est le premier ministre français, quand il vient il passe une dizaine de jours attaché au plafond par les noix, ça le repose de son excité de patron, et puis il aime souffrir parait-il sans quoi....
Il y avait partout des grands pots de bonbecs bleus, mais c'était pas des bonbecs.
-Moi je me suis fait greffer deux testicules auxiliaires sous les bras, pour ça que je vais plus aux matchs, je peux plus applaudir mais toi sers-toi tu vas en avoir besoin. Romano chambre-moi une douzaine de putes pour mon ami français, tu vas voir je les fais venir direct propriété d'un petit proxénéte-éleveur albanais.
J'uis ai expliqué que quoique chauffeur routier les putes c'était pas trop mon truc.
-Qu'est-ce que tu racontes les putes c'est la vie. Tu sais il y en a, chez eux il y a toujours eu des bouquins et c'est comme ça qu'ils sont devenus écrivains et bien chez nous à la maison il y a toujours eu des putes, celles que ramenait papa et puis mes cousines et puis... et puis il y avait... maman. Alors naturellement j'ai pris le goût des putes. Et plus tard tu peux me croire ça m'a bien servi, d'abord comme barman, moi qui fournissait les filles aux clients, je touchais aussi un peu dessus, comme ça que je me suis mis dans la construction, ah le bâtiment, la promotion immobilière un vrai et beau métier de pute, il m'en est passé dessus des politicards, des vieilles comtesses et même des curati mais c'était pas le plus beau, je connaissais pas le show-biz et la télé parce que là ça a été l'apothéose, c'était comme si j'avais toujours été là, j'étais chez moi.
-Ah bon parce que c'est vrai ce qu'on dit sur les actrices?
-Mais des putes! Toutes des putes! Eh puis tu sais on est toujours la pute de quelqu'un. Moi je suis la plus grande pute de la planète quand les ricains me demandent quelque chose il faut voir comment je rampe et dés qu'il ont le dos tourné, paf je te les mets à sec. Tiens prends ça c'est un Scoffonacci!
Il me tendait un bronze allégorique avec deux zobs croisés comme deux épées.
-C'est une oeuvre de Marcello Scoffonacci un artiste que je protége, il est très doué, un type inspiré... tiens que je te présente la sénatrice Rosa-Maria Panculo...
La fille était une blonde apocryphe en bas noires et guêpière et elle tenait une betterave à la main :
-Dis Silvionino il faut que je fasse un rapport pour le sénat là-dessus et je sais pas à quoi ça sert, ça se met dans quel trou?
-Je vais t'expliquer ça tout à l'heure chérie...
-Ah Silvionino adoré tu as oublié mon petit chèque aussi après que j'ai épongé ton chinois... tu sais le vice-président de l'Assemblée Populaire du peuple ou je sais pas quoi?
-Tiens prends plutôt un Scoffonacci! Il lui a dit en lui tendant une autre paire de couilles bronzée.
A ce moment un coup de canon a retenti:
-Midi, viens voir dehors ça s'est éclairci.
De fait il faisait enfin beau comme attendu, ciel bleu, soleil et ... une flopé de paire de fesses toutes tournées vers la terrasse où on se trouvait:
-Tu vois j'ai 148 jardiniers sur la propriété eh bien à midi ils descendent tous leurs pantalons et ils me montrent leurs fesses. C'est mon directeur de conscience, le clown Picci, il est vice-président de la chambre des députés, qui m'a conseillé ça, selon lui ça doit me permettre de revenir un peu sur terre, oh pas longtemps mais tu vois même leur insolence il a fallu que je l'achète... je te dis que tout s'achète, la création est putain, tout est payant là-dedans. Et une fleur c'est pas une pute qui s'ouvre bien pour qu'on la butine. Tiens regarde-là celle-là comme elle écarte les pétales, salope, putain elle me fait bander, je vais te lui refiler un Scoffonacci...
Je l'ai retenu par le bras.
-Aïe ma couille! Fais gaffe quoi!
Un lapin a traversé la terrasse et s'est arrêté devant nous:
-Oh un petit lapin, qu'il est mignon ce petit lapin, et combien tu prends petit lapin?
Bon ça devenait pathétique, pour faire diversion j'ai dit:
-Il est chouette le jardin!
-Il m'a coûté assez cher, il a fallu faire des modifications génétiques et je sais pas quoi mais on y est arrivé!
Je regardais un peu mieux, les roses étaient blondes, les prunes étaient blondes même les oranges étaient blondes.
-Tiens ici d'habitude il pleut pas et pourtant quand je décide qu'il doit pleuvoir, il pleut, comment t'expliques ça toi?
Je réfléchissais un grand coup: j'étais dans le camionnage pas dans la physique quantique:
-Euh c'est rapport aux types de la météo, vous les avez achetés.
-Qu'est-ce que tu racontes eh couillon, les types de la météo... ils la prévoient et encore pas souvent mais il la font pas la météo. De belles putes eux aussi avec leur réchauffement climatique, tous vendus aux industriels de l'écologie!
-Alors je comprends pas?
-Eh bien je me suis adressé plus haut, beaucoup plus haut tu vois c'est tout simple et c'est tout con, jamais personne lui avait proposé un aussi gros chèque et c'est comme ça qu'il pleut maintenant en Sardaigne et tu sais pas combien ça me fait économiser en arrosage!
J'ai passé la nuit, là, barricadé dans une cabane de jardinier et le lendemain en partant j'ai balancé mon Scoffonacci dans un massif de blondes.
Publié par urbane à 22:32:26 dans / Au merveilleux pays des putes... | Commentaires (0) | Permaliens
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Publié par urbane à 04:16:37 dans / Communiqués | Commentaires (0) | Permaliens
14 Juillet
C'est alors que nous arrivions en vue des Iles Futrak que la révolte tsilongaise éclata au grand jour ... en pleine nuit.
Le ministre délégué au Budget demanda le remboursement immédiat des avances consenties à Sir John Branke pour le fourrage de ses chevaux de polo, celui-ci pour détourner leur colère et faire diversion leur rappela que nous étions le 14 Juillet dâte émouvante et parlante pour n'importe quel révolutionnaire de carrière et plus encore si les sus-dits révolutionnaires malgré leur position éminente et leur conscience prolétarienne impeccable étaient pour ainsi dire humiliés, exploités par les impérialistes et les tenants de l'obscurantisme le plus courônné (allusion très fine et adroite quoique assez déloyale que le cher John-Branke fit à à ma personne régnante pour opérer plus complétement sa diversion toute tactique mais qui risquait de me coûter cher!)
Accessoirement ils les avaient fait boire puisant à larges mains dans ses stocks de Whisky écossais Mac Roowin-Blank 20 ans d'âge qu'il avait sauvé de son conjungo naufragé.
Si bien qu'il ne fallut pas longtemps pour que les ministres tsilongais se missent à faire un boucan du diable et de réveiller tout le monde.
Je croisais l'Amiral en pyjama dans le couloir et très vite nous croisâmes, en pyjama, les révoltés très remontés et... à poils comme revenus à l'état de nature en "sans culottes" donc. Outre les revendications toute pécuniaires et qui somme toute ne nous concernaient pas, ils exigeaient d'être déchargés des corvées et d'être logés et traités selon leur qualité ministérielle.
L'amiral se rendit... à leurs doléances, il se rendit même tout simplement leur abandonnant les clefs du navire:
-Les papiers sont dans la boîte à gants sous le radar de surface.
Moi-même je n'en menais pas large, ce qui est le comble sur un navire de haut bord! Quand au Père Fulmance des Emplettes il se préparait déjà avec quelque gourmandise au sacrifice suprême, à son martyre prochain promulgué par des mains et des esprits impies voués tout entier au matérialisme le plus bas.
Heureusement l'on venait de repêcher le fourbe Pezzolino et il nous arriva tout dégoulinant et grelottant dans le couloir au moment où ces messieurs se proposaient de pendre l'unique représentant royal que j'étais en ce jour commémoratif de la prise de la Bastille et de la fin toute provisoire des tyrans supposés.
Ils se promenaient partout en me poussant tout ficelé devant eux et en chantant leur hymne odieux et séditieux, la fameuse "Marche à l'aise!".
Quelle idée j'avais eu aussi de laisser embarquer toute cette canaille bolchevique!
-On pourrait se le guillotiner à la bonne franquette avec un hachoir de cuisine convenablement aiguisée? Proposa le Secrétaire d'état aux Sports (Collectifs bien sûr!).
-Tu as déjà décapité toi camarade quelqu'un avec un hachoir de cuisine? S'étonna N'Gutu N'Gutu qui ne manquait certes pas d'esprit pratique.
-Oui camarade suprême, dans le temps une secrétaire de cellule qui voulait absolument voir les comptes de la cellule dont j'étais le secrétaire adjoint. Je n'avais que ça sous la main, j'étais jeune, ah ce n'est pas le plus commode, je me souviens, je m'étais bien coupé d'ailleurs mais en s'appliquant...
-On va pas en faire une julienne non plus! Et puis celà manquerait de dignité prolétarienne.
-Oui mais Camarade Suprême il souffrirait!
-Certes et ce n'est pas à négliger
Je disais donc bien heureusement le "à nouveau cher Pezzolino" tout en continuant de grelotter d'abondance comprit d'un seul coup d'oeil la situation et se précipita chez Petcho Larigaïe et le cher Eriktkë le Mauve avant que les mutins mutins n'eussent eu l'idée de les enfermer dans leur cabine et l'on imaginera ma joie lorsque la répression toute militaire et même soldatesque s'abattit sur les commémorateurs, répression conduite par mes compagnons qui avaient levé en un minimum de temps une milice populaire parmi l'équipage.
Eriktkë le Mauve proposa derechef de pendre un ministre sur deux.
-Pour l'exemple et parce que cela décorerait joliment le navire en entrant dans Port Glandulk la capitale des Isles Futrak.
Je décidais de ne point pavoiser et de faire taire tout esprit de revanche (même à l'endroit de ce "cher" John Branke, où se cachait-il celui-là ?) :
-Mettez-les à vieillir en câle mon cher, ils s'y bonifieront. décrêtai-je à nouveau régnant car... détaché ... spirituellement aussi.
N'Gutu N'Gutu éleva une protestation qui lui valut un vigoureux coup de pompe du cher Eriktkë.
Il s'en souviendrait de son voyage officiel clandestin le camarade suprême.
Et c'est dans une entente renouvelée entre nous tous, seuls et authentiques Nordmois, du matelot cireur de ponts à l'Amiral cireur de pompes, il cherchait à se faire pardonner ses égarements successifs à l'endroit de l'altesse royale que je demeurais malgré lui, que nous fîmes au matin notre entrée dans Port Glandhulk... (à suivre...)
Publié par urbane à 02:54:20 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
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