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  UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net


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NORDNMARK ONE POINT! Journal intîme du Prince consort (pas souvent) Raoultkë de Nordnmark .H.T.Fumiganza 45 | 15 janvier 2012

 

7 Septembre

 

J'embarque donc, certes à regrets mais mon esprit de sacrifice est tout entier aux commandes de mon âme. On m'a proposé de voyager en brise-glace atomique en classe économique, j'ai préféré l'avion, en classe affaires, c'est plus rapide, plus confortable somme toute... et moins dangereux.

Je pose devant les photographes en haut de l'échelle dans un chaud et épais manteau de fourrure et à l'escâle de Reyjkavik je découvre dans les journaux que m'apporte l'hôtesse des Nordnmark Airlines que je suis à nouveau source s'un scandale fabriqué de toutes piéces par les journalistes et les ligues de vertu écologistes, tous m'accusent d'avoir arboré un magnifique manteau de fourrure en peau de Panda, ce que je ne nie pas mais je ne vois pas où est le scandale? Il fait froid là-bas m'a-t-on dit, auraient-ils voulu que j'y débarquasse en slip?

J'arrive enfin à Kloonberg la capitale du Brümnland. Notre Boeing a tourné pendant une heure, à cause de la brume il ne trouvait pas l'aéroport. C'est l'été il fait froid, l'hiver il fait inhumain. Le gouverneur actuel du Brümnland m'attend à la descente de l'avion... avec ses valises, il tient dans une main une torche enflammée pour se repérer et dans l'autre, ses raquettes de tennis et ses cannes de golf.

-Ah Monseigneur!

-Vous pouvez m'appeler "Sous-Altesse ou vice-majesté" maintenant j'y ai droit.

C'est qu'avec tout ça j'ai pris du grade, à propos de grade, il ne m'en reste plus qu'un à franchir, on l'aura remarqué mais re-chuuut !

-Ah oui... comme il plaira à Monseigneur, quel plaisir de vous voir sous-Altesse je vais enfin pouvoir rejouer au tennis!

Il fait signe de sa moufle droite à la fanfare de majorettes en jupettes de fourrure de jouer le "Humpfkë unt Pumpfkë" me salue et monte l'escalier à toute allure et enfin claque la porte du Boeing. Sur ce que le seul journaliste présent, le correspondant du "Kloonberg-Soir" me prend en photos. J'ai l'impression que les adductions de paparazzi n'ont pas encore été installées ici, enfin une heureuse nouvelle.      

Le conseiller du gouvernement pour les affaires Brümnlandaises m'explique le tempérament et la complexion mentale des habitants de l'endroit dans la chenillette qui nous emméne au palais du gouverneur vice-roi.

De son long exposé voilà ce que je retiens: les Brümnlandais boivent leur quatre litres de Krüppen par jour, le Krüppen est un alcool fort tiré d'une ancestrale recette à base de jus de couille de phoque pressé et fermenté, ils battent leur femme, violent leur fille quand elle est en âge, jouent de la corne de brûme avec quelque virtuosité, certains hasardent même qu'il en sont les inventeurs, font des embarcations défectueuses avec quoi ils bravent la mer par pure inconscience, éthylisme chronique ou surestimation de soi, pêchent la morue en bande ou périssent seuls en mer selon l'humeur du jour, érigent des tumulus à tous les croisements  de chemins, se suicident plus souvent qu'à leur tour et font leurs courses au supermarché du chef-lieu chaque samedi bref pour résumer: de vrais bretons ces Brümnlandais!

Le chauffeur arrête la voiture:

-Nous sommes arrivés? S'enquiert le conseiller.

-Non panne d'essence!

Les brumes nous environnent, toutes sortes de brumes, je l'ai dit ici ils s'en font une spécialité.

-Le mieux c'est de finir en raquettes.

Nous chaussons donc les raquettes et en route. Kloonberg est sans doute une ville charmante mais nous n'en voyons rien, à un carrefour nous voulons demander notre route à un agent de police en manteau de fourrure qui se révéle être un ours polaire qui fait son shoppingue dans les poubelles du centre-ville.

-Les putes doivent avoir un mal fou ici? Interrogeai-je le conseiller.

-Avec un bon sonar à morue on s'y retrouve Majesté.

-Là-bas une lumière! Nous crie notre chauffeur à pied en nous désignant un clignotement au milieu de la tempête de neige qui commence à hanter la brume, nous faisons aussitôt route vers la lumière et après dix minutes de marche contre le vent nous débarquons dans un ... sex-shop esquimaud.

C'est très étonnant car les esquimauds étant quoi qu'on en pense frileux, au moins toujours chaudement vêtus, ils ne se mettent jamais tout à fait nus, même pendant leur nuit de nôces et pour eux le sommet de la pornographie est de montrer ses oreilles, on imagine la débauche d'oreilles de toutes tailles le plus souvent congestionnées et mouilléesqu'arborent les jaquettes de films. C'est étonnant mais à force cela en devient troublant et j'en rougis un peu.

La tempête se calmant nous quittons l'établissement et après trois bonnes heures de marche nous arrivons enfin au palais, malheureusement impossible d'y pénétrer à cause des congères qui en bouchent toutes les entrèes. 

-Il faut grimper jusqu'au cinquiéme étage, c'est là qu'est la lôge du concierge, mais moi je peux pas je sors d'arrêt maladie. Nous explique le chauffeur.

Le conseiller se déclarant sujet au vertige et donc fort peu volontaire pour une grimpette, me voilà parti, par la face est, la plus difficile dit-on, à l'assaut de mon propre palais vice-royal., élégant batîment de style "guillauminien triomphant".

A-t-on idée aussi d'installer le concierge au cinquiéme et pourquoi pas sur le toît?

Malgré les engelures et sans l'aide d'un quelconque ustensîle alpin j'aborde au cinquiéme, réveille le concierge afin qu'il précipitât une cordée de secours pour mes camarades dans le même temps où je me fais connaître et lui demande le chemin de mes appartements, il m'y conduit sans plus de formalités ni d'égards et derechef  j'entre en fonction et commence à vice-régner en vidant le frigidaire, j'ai une de ces faims moi, l'altitude ça creuse!

(à suivre...)

 

Publié par urbane à 07:20:36 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) |

NORDNMARK ONE POINT! Journal intîme du Prince Consort Raoultkë de Nordnmark by H.T.FUMIGANZA 44... | 23 octobre 2011

Cinq Septembre

 

C'est la rentrée, les vacances sont finies, je prépare mes affaires. Ma Poupetkë m'a fait une jolie surprise, pendant notre absence elle a commandé la remise en état du pavillon au fond du Parc du palais d'Hubertsbörg.

Je lui en suis gré quoique je me m'interroge sur ses motivations réelles, ne serait-ce point un moyen de m'éloigner de la vie quotidienne du pouvoir, l'on parle d'une intervention qu'aurait fait auprès d'elle ce salopard de premier ministre afin de me caserner en dehors de toute influence politique, en quelque sorte des arrêts de réserve, moi qui me suis toujours cantônné à ce rôle ingrât de prince consort tout cela  ne fait que me renforcer dans mes projets que je céle à tous pour le moment, tout ce que je peux en dire c'est que le cher Eriktkë le Mauve vient d'acheter pour quatre tonnes d'armements divers au Bravmekistan Antérieur, mais chut! J'en ai déjà trop dit.

J'y prends donc mes quartiers avec le fidéle Pezzolino qui m'a suivi dans mon exil non sans m'avoir distrait quelques objets en prenant le prétexte du déménagement, je m'en ouvre à lui lorsque je ne trouve plus mon second mocassin en peau de parlementaire, un cadeau du cher Eriktkë (c'est très agréable à porter le cuir de parlementaire et je ne comprends pas que l'on ne l'utilise pas plus dans l'industrie des accessoires de mode?):

-Au moins quand tu me voles des chaussures, vole-moi la paire sans quoi cela ne satisfait personne.

-Oh je vous remercie Monseigneur! Me répondit-il en raflant le second mocassin.

Ce garçon a décidément toutes les audaces mais il m'est utile, le cher Eritkë le mauve m'a appris qu'il était correspondant de plus d'une soixantaine de services secret étrangers, je ne vois pas où il prend le temps pour les renseigner tous utilement et dans le même temps brosser mes vêtements, il faut dire aussi que mes costûmes sont si mal brossés qu'il me faut parfois m'en occuper moi-mâme.   

Second indice qui prouverait assez bien une volonté de la Reine de parfaire mon éloignement, l'ignoble Urinald Fun Froeben vient me prévenir dans un sourire que l'on m'expédie au Brumenland comme Lieutenant Général, représentant de la Reine. Le Brümenland comme on le sait est notre dernière possession ultra-marine, terre large et glacée peuplé de 40000 esquimaux (tous parfums !) tous plus ou moins alcooliques et qui jouxte la partie septentrionale de l'amérique. Cette amérique qui guigne notre possession de longtemps avec son bel appétit de vautour nouveau-né. Le Brumnland tient son nom de cette particularité qu'elle recéle en toutes saisons au dessus de sa tête d'épaisses brumes, qu'il y neige perpétuellement et que l'on s'y géle d'abondance

Voilà donc la vie d'un prince consort que l'on nous veut faire accroire insouciante et sans contraintes à force de presse. Un jour envoyé sur l'équateur à se rôtir la couenne sous un soleil inhumain parmi des sauvages et le lendemain ou presque propulsée en quelque contrées caverneuses ou iglootesques parmi des peuplades mêmement primitives, c'est bien simple j'ai dans mon carnet d'adresses tous les emplumés, chefs tribaux et autres primitifs antediluviens de la planête... avec leurs numéros de téléphone portable et celui de leur agent artistique aux Nations Unies.   

 

Cette promotion me trouble, je vais voir le cher Baron Eritkë le Mauve,  dans sa circonscription du Thöf, je le trouve dans le parc de son chateau des Kingoöfzethöf s'entraînant avec ses camarades, tous en unifôrmes

-Regardez Monseigneur les grenades "def "chinoises que j'ai eu en solde...

Il s'amuse comme un enfant pendant que le clairon résonne toutes les cinq minutes, il n'y a que lui qui raisonne d'ailleurs ici d'où ma question:.

-N'y aurait-il pas eu des fuites concernant nos préparatifs. 

-Vous rigolez Monseigneur nous sommes des professionnels! Dit-il en balançant une grenade chinoise qui explose en délivrant beaucoup de fumée, nous suffoquons tous un bon moment:

-Vous vous êtes fait refilé un lôt de fumigênes mon cher baron.

-Salauds de gniaks!

-Vous les avez achetées où?

-Dans un magasin Bomborama de Beyrouth je vais me les faire rembourser, c'est remboursé ou satisfait sur leur pub. S'exalte-t-il en me montrant un dépliant publicitaire en anglais, en arabe et en couleurs

-Votre avis mon cher baron consens-je ou ne consens-je point? D'autant que le Brumenland ça n'a quand même rien de très attrayant.

-Ah je ne crois pas, c'est très agréable au contraire, c'est comme le Thöf... avec les brumes en plus.

Je regarde autour de moi la plaine rase, boueuse et emmoustiquées car nous sômmes en été, ce n'est guère un encouragement à accepter dolemment mon exil.

-Voyez moi à votre place Monseigneur j'accepterais mais à vos conditions et surtout je demanderais que sa Majesté vous accorde le tître de Vice-Roi du Brumnland, cela ... comment dire? Oui cela habituerait les gens si vous voyez ce que je veux dire....

Ce garçon est un fin politique sous ses emportements de brûte expéditive.

Je me rapatrie donc à Upschloüt et dicte mes conditions, il faut croire que l'on a tant envie de se débarasser de moi car elles sont toutes acceptées, quand même j'ai quelque regrets de découvrir que ma Poupetkë se sépare de moi sans réticence ni regrets, car enfin même si le Brumnland est desservi par l'avion, c'est un éloignement quand même, c'est le cher John Branke, rentré lui aussi dans la capitale qui me livre les raisons de ma disgrâce: les américains ont communiqué au Palais des photos infrarouges de notre expédition punitive contre le relais de télévision du Mont Pipard, de vraies pipelettes ces gens-là, mentalité de bonnîches ils surveillent la planéte entière, on ne peut même plus pisser contre un mur sans être géolocalisé, photographié et dénoncé sinon emprisonné. De plus c'est ce cher Petcho Larigaïe qui m'en informe, la Reine aurait appris le mariage catholique de notre douce Klopilde et s'en serait formalisé, c'est d'autant plus ridicule que l'on n'a jamais trop de bénédictions formées sur le bonheur d'un couple, enfin je pars en exil vice-roi d'un pays brumeux et en espérant en revenir un peu mieux que cela mais chuuut!

(à suivre...)

Publié par urbane à 05:11:59 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) |

NORDNMARK ONE POINT ! Journal intîme du Prince consort (pas) Raoultkë de Nordnmark by H.T.Fumiganza 43... | 29 septembre 2011

 

25 Août

 

Ah non décidément ce dîner officiel à l’Elysées ne s'imposait pas, il nous a fallu quitter shorts et tongs pour nous sangler interminablement dans nos atours officiels.

Fun Froeben lui est ravi, il va pouvoir papoter avec ses collégues français même s'il les tient en piètre estîme, il ne prend pas trop au sérieux nos traditions républicaines sur ce point je suis d'accord avec lui il est toujours ridicule de devoir inventer ce que l'on n'avait qu'à recueillir, la France fut grande, sûre d'elle et pérenne sous nos rois depuis la révolution, elle s'improvise des destins successifs et le peuple français ressemble à un auto stoppeur au bord de la route le doigt ou le poing perpétuellement levés et ne sachant où il couchera à l'étape sur un galetas ou dans un lit de plûmes, le plus souvent d'ailleurs il se réveille au lendemain de quelque aventure sur la paille et dépouillé de promesses et d'espérances.    

Pour ce jour je ne fais pas l'effort d'endosser l'unifôrme je me contenterai d'une queue de pie toute diplomatique et de quelques décorations françaises, la reine est Grand-Croix de la Légion d'Horreur je ne suis que commandeur du Mérite Agricole sans doute du fait de mon grade d'Adjudant Général du Génie Rural  et de mon travail inlassable sur mes terres de Bonpéze, l'étiquette a bon dos une fois de plus l'on me compte les honneurs, alors pour défier Fun Froeben et d'autres je n'arbore ce soir que mon "poireau" et ma Médaille de Sauvetage obtenue à dix-huit ans à Saint Kassek’h, modeste station balnéaire de la côte bretonne où je passais alors des vacances studieuses (quoique venteuses)  après avoir échoué une seconde fois (de presque peu) à mon bachot.

J'avais été décoré en sauvant avec mon brave chien Rataplouf un magnifique Terre-Neuve de haute race, une baigneuse allemande d'une noyade inéluctable, il faut dire que j'avais transpercé son matelas gonflable alors que nous nous livrions à des débordements que seule notre jeunesse pouvait excuser et  bataillant au plus profond de son âme amoureuse j'éperonnais dans le même temps de tout mon jeune tempérament l'ustensile pneumatique qui se dégonfla très vite nous livrant à cette mer que l'on dit cruelle et qui se révéla en sus profonde car sans nous en rendre compte, trop absorbés par nos jeux, nous avions dérivé jusqu'au large et même un peu au delà.

La pauvre Helga, elle s'appelait Helga, se raccrochait à moi et quoique puissant nageur, je me raccrochais autant à elle victîme d'une crampe d'après crampe fort mal venue, bref nous coulions ensemble dans beaucoup de cris et d'insultes mais bien heureusement le brave Rataplouf qui écoutait la radio sur la plage en sirotant un Coca, entendant nos cris ou guidé par son seul instinct sauveteur et son attachement à ma personne vint à notre secours en s'engouffrant dans les flôts et en nageant sur plus de quinze cents mètres à l'aller comme au retour, je remerciais le ciel d'avoir opté pour un Terre-Neuve plutôt qu'un Saint-Bernard quand marraine m'avait demandé de choisir entre les deux races pour mes étrennes quelques années auparavant, je ne crois pas qu'un Saint-Bernard eût montré le même atavisme nautique.

Ramenée sur la terre ferme la donzelle pour faire bonne figure devant ses parents et expliquer ma présence à ses côtés, ou plutôt juste au dessus, me présenta en héros à la presse locale tandis que je mettais modestement en avant le fidéle et robuste Rataplouf et ensemble nous fûmes à l'honneur tous les deux et décorés en même temps sur le front des inscrits-maritîmes de Saint Kassek’h par le contre-amiral Lepontantec'h.

Par la suite j'appris qu'il il avait fallu un certain nombre de rustines pour colmater... ma baigneuse, le matelas gonflable étant lui compté pour définitivement perdu.

 

Mais assez parlé de mes exploits maritîmes revenons sur terre, notre bonne terre de France, nous arrivons donc dans la cour de l'Elysée, le chef du protocole nous annonce que la fanfare et le détachement militaire prévus pour nous rendre les honneurs sont en gréve, de fait nous voyons des militaires assis sur le perron et des musiciens la grosse caisse en l’air vautrés sur les graviers. J'ai honte, dans le temps le Général aurait fort aimablement fait fusiller tout ce petit monde mais la mode de la grandeur est passée dirait-on, le président français nous en administre très vite une nouvelle preuve, il n'a invité que des sportifs suédois, et des artistes norvégiens, l'on dira qu'il n'est certes pas passé loin mais quand même. Seule tête connue Charley Bédouani mon « manageure » que je m'étonne de trouver là :

-Bah bah bah! Je suis venu respirer un peu l'air du pays et prendre des contacts pour notre petite affaire et puis je connais bien le petit, je l'ai connu tout petit... oui enfin encore plus petit que ça ... si on m'avait dit qu'il ferait un jour président celui-là...  

-De la discrétion monsieur Bédouani, surtout de la discrétion. Nous ne nous connaissons pas.   

Je regrette de ne pas avoir emporté d'imperméable de soirée et de lunettes noires de cérémonie.

-Bon j'ai commandé des pizzas au caviar pour tout le monde... la pizza tout le monde aime ça! Nous annonce le Président français tandis que nous prenons place, un peu étonné, autour de la table de 150 couverts.

De fait moins d'un quart d'heure après arrivent dans la cour du palais une noria de mobylettes et de scooters et des dizaines de livreurs de pizza entrent dans la grande salle de réception le carton à la main.

-Quelle idée originale! S'extasie la reine très diplômate quoique tout à fait dégoutée.

A ceux qui n'ont jamais eu devant les yeux et les narines une pizza au caviar, je préfére n'en rien dire, une telle recette ne peut germer que dans un esprit malade, c'est parait-il le plat préféré de notre hôte il la déchire à grandes dents, il s'en met partout sur son smoking de videur de boîte de nuit, sa chemise à jabôts de guitariste manouche et jusque sur l'unifôrme de notre Koonradt constellé de noyaux d’olives et qui toujours très à cheval sur le réglement se retient pour ne pas le prendre par le fond de sa culôtte et le propulser promptement sur les pelouses. 

J'ai re-honte. Dans le temps un type comme ça aurait fait une brillante carrière dans les cuisines, à la plonge ou en julôt casse-croûte aux Batignolles mais sûrement pas dans le 8° arrondissement.

Il vérifie longuement les notes, demande leurs papiers à quelques livreurs étrangers, en fait mettre en garde à vue une bonne dizaine. Quel vil flicaillon!

Au dessert pour lui remettre les idées en place je fais venir Fun Froeben, il porte, un peu gêné, quelques bonnes bouteilles de mon vin de noix.

Je suis adepte de la vieille théorie stratégique de la riposte graduée, aprés sa pizza au caviar, je saute le Chateau Bonpéze 2005 pourtant l'un des plus redoutables crus de ces dernières décennies et je passe direct au vin de noix, pas de quartiers, Dieu reconnaîtra les siens.

On n'imagine pas ce que cela peut-être offensif le vin de noix.

Plus encore que Chateau-Bonpéze il est l'objet de tous mes soins, mon vin de noix, c'est une vielle recette du Père Beignalous dont j'ai longuement parfait la mise au point.

-Monsieur le président vous goûterez bien de ce vin de noix que nous élaborons sur notre bonne terre de Bonpéze.

Il me répond qu'il ne boit jamais d'alcool pendant qu'un maître d'hôtel apporte à la Reine, dans une soucoupe, l'addition.

L'ignoble gnôme explique à ma Poupetkë qui lui demande des explications que c'est comme ça maintenant avec les petits pays de l'Europe mais que les cafés sont pour lui.

Je vois ma Poupetkë blanchir de colère et passer la soucoupe à cet imbécile de Fun Froeben qui met sa carte de crédit dans la soucoupe et la regarde s'éloigner avec un gros regret vers la caisse nouvellement installée en fond de salle derrière laquelle trône une grosse femme fardée et en fourrure.

Alors la Reine ouvre l'une de mes bouteilles et remplit le verre du nabot:

-Les ligueurs sont pour moi.

Il est bien forcé de siffler le gobelet. 

Après quoi nous nous levons pour la petite déclaration à la presse et à la télévision.

Au début il tient le coup, mais très vite il tient surtout le pupitre devant lui, s'y accroche, bredouille, remercie le gouverneur de Caracas, crie "merde aux belges!", salue les pingouins libres du monde entier, décroche subitement et s'étale de tout son... court. (à suivre...)

 

Publié par urbane à 03:41:54 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) |

NORDNMARK ONE POINT! Journal intîme du Prince consort Raoultkë de Nordnmark by H.T.Fumiganza 42... | 13 septembre 2011

 

23 Août

 

Le temps passe, en vacances, plus vite encore qu'à l'extérieur, l'extérieur des vacances, donc l'intérieur de toute existence civile autant qu'humaine. La reine a fini par convaincre notre Klopilde d'accepter une seconde cérémonie de mariage plus protocolaire et simplement réglementaire qui se déroulera en grand apparat en Septembre en la cathédrale protestante d'Upschloüt. Jusque là leur union n'a été que modestement bénie à Las Vegas par un pasteur de rite Elvispresleyien  peintre en batîment dans le civil.

 

Intérieurement je pense qu'il faut à ces enfants quelque chose d'un peu plus sérieux, aussi convoquai-je prestement et secrétement le Père Fulmance des Emplettes qui est en pélerinage sentimental en son village natal, et sur ses terres familiales des Emplettes-Chezlopéze, pas trop loin de Bonpéze donc afin d'organiser secrétement bien sûr une bénédiction toute apostolique et romaine Très vite mon confesseur nous rejoint et avec le Père Prosper-Théobald nous organisons la cérémonie, que nous voulons la plus discréte possible mais sans omettre bien  sûr nulle rubrique du saint sacrifice, le cher Lopeck étant polonais donc catholique accepte volontiers l'idée bien qu'il soit déjà deux fois marié:

-Mais jamais devant prrrrêtre pas con Lopeck!

Nous crie-t-il en inspectant le dessous de l'autel qui aurait bien besoin selon lui d'une petite révision avec remise à niveau des burettes. 

Les préparatifs se déroulent dans la plus grande discrétion et le plus parfait anonymat chez le père Fulmance, il nous a trouvé une charmante petite église: sainte Clozette, au bord de la Gerbouille, la rivière qui sinue de village en village et passe au bord de Chateau Bonpéze, le titulaire de la chapelle, le curé des Emplettes-Chezlopéze le père Jean-Plaude Kluc, moderniste post-conç à la manière des années 70, un grand nostalgique donc du concile Voudstock II, des goûters du jeudi  et de la Piste aux étoiles, nous propose d'abord "de faire ça à la salle municipale, au moins c'est climatisé." Nous lui répondons que  la salle municipale n'a point toute la sacralité requise par la cérémonie.

-Ouais tout ça c'est plus de notre époque, vous y croyez vous encore à ces gamineries? Le baigneur en croix, le coup de l'ascenseur et des petits pains farceurs tout ça il faut le dire ça parle plus aux jeunes. Et vous voudriez  faire ça quand ?

-Eh bien nous avions pensé que dimanche prochain...

-Ah non, non, pas question je travaille plus le dimanche, moi, l'église est fermée le dimanche, de toutes les façons on faisait plus un rond, même pour les quêtes j'y allais de ma poche.

-L'on m'a dit que vous aviez des oeuvres mon père.

-Tu peux m'appeler Jean-Plaude mon gars comme tout le monde, oui je m'occupe d'une communauté brésilienne d'anciennes miss de plage devenus prêtres transexuels de Sao-Paulo.

-Oeuvre admirable à laquelle je serais heureux d'apporter ma contribution. Dis-je en sortant mon carnet de chéques (je suis demeuré fidéle à mon CCP d'étudiant , ainsi la Reine ne vérifie pas mes relevés de compte, elle prend leurs correspondance sur papiers chiottes recyclés trois fois et leur publicité pathétique type social-traître/ tiers-monde qui veut se monter, pour une oeuvre française d'aide aux bengladeshis dans la desh.) 

L'accord est vite conclu, il nous laisse la disposition de la chapelle Sainte Clozette pour notre cérémonie, quelque peu clandestîne.

En effet on l'aura compris, il me faut apporter le moins de publicité possible à cet événement pourtant si réconfortant moralement, la Reine elle-même (et je ne parle pas de la reine belle-mère!) doit ignorer tout des préparatifs et de leur sainte conclusion aussi résolus-je que la bénédiction sera donné aux premières heures du matin.

 

Le jour dit il nous faut user de stratagêmes nombreux et adroits pour ne point éveiller l'attention de ce saligaud d'Urinald Fun Froeben toujours aux aguets et des deux reines (fille et belle-mère) consignées aux quartiers. J'ai donc organisé une partie de pêche, exercice qui comme on le sait se pratique aux aurôres,

Nous partons donc tous au petit matin avec nos cannes à la main, Lopeck en salopette, il ne la quitte jamais, ma chère et douce Klopilde en capiteuse et spectaculaire robe blanche malgré que son capitale de pureté sinon de candeur me semble sérieusement amputée, elle cache incomplétement sa parure resplendissante sous un imperméable de même que notre cher Koonradt en grande tenue de colonel, il tient de moi ce goût pour l'uniforme.  

Au moment où nous faisons mouvement tous ensemble et nuitamment voilà pas que la belle dôche arrive avec son épuisette:

-Attentez-moi les envants je fiens avec vous.

Difficile de s'en débarasser, avec le cher Uurtikrn nous l'emmenons au bord de la Gerbouille la petite rivière qui borde notre propriété de Bonpéze, nous l'installons là sur un pliant:

-Mais où zont les z'audres?  

-En contrebas mais vous serez mieux ici sous les saules.

Elle prend ses aises sort deux bouteilles de Smörgg de ses pôches immenses quoiqu'en proportion de l'animal impressionnant qu'elle est.

Nous faisons un peu de figuration avec le cher Uurtikrn, agitant nos gaules sous ses yeux pendant qu'elle commence à biberonner en attendant que nous fassions appel à ses talents de d'épuisettière.

-Achzz il vait pon izi! Somnôle-t-elle.

Quand elle a terminé sa deuxiéme bouteille de Smörgg, elle commence à ronfler et je fais signe à Uurtikrn que nous pouvons faire mouvement.

Nous arrivons avec quelque retard à Sainte Clozette, les Pères Prosper-Théobald et Fulmance nous attendent, Lopeck qui a emporté sa caisse à outils est sous le grand orgue en train de réviser la soufflerie qui donne des signes d'épuisement.

Certes tout le monde baille un peu, il est très tôt, malgré quoi la cérémonie se passe magnifiquement, ma douce Klopilde rayonne dans sa robe immaculée et Lopeck, dans sa salopette qui l'est beaucoup moins, fait malgré tout bonne figure, les "ouis" sacramentels sont prononcés sans effort et même avec un bel élan et quand nous sortons sur la parvis de Sainte Clozette le soleil nous arrive en renfort, seule  fausse nôte au même moment la belle-mère ex-régnante passe en ronflant devant nous au fil de la rivière qui coule devant l'église. Sans doute sera-telle tombée à l'eau après sa quatriéme bouteille de Smörgg. On la repêche et quoi faire d'autre? Grâce à Dieu elle n'a point trop souffert de son immersion, en vérité elle ne s'est rendue compte de rien, je la crois bien insubmersible, l'animal.   

(à suivre...)

 

Publié par urbane à 04:32:37 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) |

La rubrique sexo-petassing Spéciale Régimes | 19 août 2011

La rubrique sexo-petassing d’Urbane Tattack

Spéciale régimes

 

Ce mois-ci les filles nous parlons des régîmes, aujourd’hui ils occupent une place essentielle dans notre vie (et dans celle de nos caniches aussi... pardon je veux dire de nos mecs !), avec la machine à café et les sextoys ils ont avantageusement remplacé la croyance et la pratique religieuse, oui les filles il faut croire en notre ligne même si ce n’est pas toujours facile et que les preuves et la grâce souvent manquent, pour vous aider nous avons testé les régîmes vedettes du moment:

 

- Le régime dissocié du docteur Bronstein-Petiaux :

Comptable de devoir le jour, étrangleur de jougueuse la nuit :

-Point fort: une réelle dépense physique, courir pour attraper la jougueuse, la maîtriser, la violer, l’étrangler puis la découper et l’enterrer.

D’autant que le viol selon une étude de l’Alabama State Lynch University est un exercice extrêmement énergétivore bénéfique à la concentration et à l’acuité visuelle.

Alors pourquoi se priver ?

-Point faible: se faire surprendre par les flics en plein exercice mais là encore nouvelle dépense d’énergie pour leur échapper très favorable à une perte de poids.

 

-Le régime constructif alternatif du docteur Bismuth-De Oliveira Teixeira Hernandez Olivares ect...

Chaque week-end vous coulez une dalle de béton de 35 m² ou vous creusez une tranchée de 35 mètres de long sur trois de large et deux de profondeur.

-Point fort: vous êtes trop fatiguée le reste de la semaine pour penser à vos fesses, de toutes les façons au bout de trois semaines vous n’avez plus de fesses.

Peut être combiné avec un collègue pratiquant le régime Bronstein-Petiaux vous vous occupez alors de la partie terrassement.

-Point faible: risque de dérèglement vertébral et de redressement fiscal pour travail au noir.

 

-Le véritable et seul authentique régime Dukon :

Le régime ventre plat/classe moyenne du Professeur Sarkollabo (de l’Otan !)

Vous supprimez, la viande, le poisson, la charcuterie, les laitages, tous les fruits et les légumes, de toutes façons vous pouvez plus vous en payer et le frigo est vide, c’est comme sous l’occup’, les patates à l’eau (à vingt balles le kilog!) sont devenus un plat de luxe sauf que maintenant même les topinambours et les rutabagas sont rationnés et hors de prix alors vous sucez votre bâton caséiné ou vous mâchez inlassablement votre pain fantaisie à la sciure de bois en crachant sur le portrait en pied grandeur nature (10cmx15cm) de l’idole des vieux, le petit père des pépères, le vainqueur d’Al Bezouf (bourgade du désert libyen peuplé de 7 habitants et de 11 chameaux prise héroïquement par nos troupes grotescotanesques après trois semaines de bombardements intensifs!)

-Point fort: en même pas quatre ans vous êtes économiquement, moralement et cliniquement  mort et donc adieu les problèmes de ligne.

-Point faible: « Salauds de vieux ! »

 

Critique littéraire :

Une histoire de couenne! de Pervenche Broutmeux-Leuzgig

aux Editions Marie-pas-Claire. 63.99 zeuros.

 

C’est un sujet des plus douloureux dont nous parle Pervenche Broutmeux-Leuzgig Socioguogue au CNRS: la couenne à travers les âges (et dans une perspective transgenre bien entendu !).

Bannie de notre paysage culturel, proscrite de tout régime alimentaire moderne, chassée des frigos vides de nos cuisines intégrées, la couenne a pourtant longtemps régné en France tel un symbole de prospérité et d’art de vivre, elle est aujourd’hui mise au ban de notre société allégée mais Pervenche Broutmeux-Leuzgig ne biaise pas (depuis longtemps !) elle sait éviter, avec légèreté, tout ce que le sujet pourrait avoir de scabreux et même de blasphématoire envers l’hygiénisme contemporain (les âmes sensibles pourront quand même s’épargner la vision de certaines photos de jambon de Bayonne éventrés et de pâtés en croûte tremblotant de gelée la tripe à l’air proprement insoutenables).

En 119 pages (entièrement découennées et dégraissées je vous rassure) déjà une somme pour servir à l’histoire de la couennerie afin que de telles époques ne reviennent jamais.

 

 

Les bonnes recettes de Julie l’Anorexique:

 

La Tarte aux boulons.

 

-Aujourd’hui Je suis avec Jean-Pierre Taincon de La Gerbouillade à Morzy-Lepreux mon cher Jean-Pierre qu’allez vous nous préparer?

-Alorrrsss pour ce tout de suite nous allons fairrrre ma chèrrre Julie une vieille rrrecette de chez nous: la couenne de porc frite au gras et cuite dans la graisse d’oie avec ses lardons au beurre.

-Aaaaaaaaaaarrggghhhhhhhhhh !!!... Zzzdddooong !

-‘tain con ! Elle s’est évanouie... Oh c’était pour rire...  Eh ! Oh ! Shlac ! Shlac ! Là ça va mieux ?

-Oui... oui... enfin je crois... mais arrêtez de me mettre des claques! Et prévenez-moi la prochaine fois que vous faîtes de l’humour Jean-Pierre... Bon alors la recette du jour c’est la Tarte aux boulons avec sa sauce au minium et aux escargots mixés... Euh ça ne risque pas d’être un peu lourd Jean-Pierre tout ça?

-Vous m’avez demandé de fairrre moderrrne et crrréatif ! ‘faudrrrait savoirr ce que vous voulez pourr du molléculairrre c’est du mollécullairrre ça! Maintenant si vous voulez alléger vous mettez du boulon de 12 au lieu du 16 mais il y aurrrra moins de crrroquant forrcément... bon béh passez-moi le masque de soudeurrr que je monte le fond de tarrrte... pendant ce temps occupez-vous quoi... tiens vous avez qu’à repeindrrre la grrrille du studio avec la sauce...

 

 

Le courrier des Lecteuses :

 

Aujourd’hui Nicolette nous écrit :

« En vacances en Libye je suis sortie quelque temps avec un bédouin, nous avons vécu une merveilleuse histoire d’amour, j’ai cru en lui et en son amour, il m’avait promis de m’acheter des Rafales, des centrales nucléaires et des Airbus et il s’est ignoblement moqué de moi,  j’ai décidé de me venger, chez moi le glandulaire gouverne tout, depuis six mois avec l’aide de Barack mon chef je le bombarde jour et nuit, je me fous d’avoir l’air d’une conne à bomber (humainement s’entend!) des bouts de désert et des stations services (on est humainement pas à quelques milliers de pompistes et fils de pompistes pauvres bitards de vingt ans près! ) mais voilà depuis je suis devenu boulimique et j’arrête pas de bouffer et à la cantine de l’OTAN  toutes mes copines de l‘Alliance et de l’Axdubien se foutent de moi. Quel régime adopter ? Jusqu’à présent je n’ai essayé que le régime policier Flicker-Guéant mais mes collégues zétazuniens me disent le plus grand bien de leur régime pénitentiaire électrifié Rumsfield-Guantanammo.»

 

La réponse de notre rédacteuse Mary-Keune-Debaze:

« Ma chère Nicolette dans ton cas nous te conseillons le régime Mandelbaum-Gagarine tu avales chaque jour au petit-déjeuner 520 grammes de chlorate de soude, 330 grammes  de nitrate de potassium et deux grosses cuillérées à soupe de charbon phosphoré, au bout d’une semaine tu t’introduis un Tampax dans l’anus et tu y mets le feu si tu suis bien le régime normalement tu devrais être idéalement placée en orbite basse pour 2012. »

 

... à plus les filles !

Publié par urbane à 07:33:56 dans / La rubrique sexo-petassing d'Urbane Tattack | Commentaires (0) |

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