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  UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net


Toujours à la pointe du progrés et poursuivant notre oeuvre d'électrification de la littérature françoise, nous informons les lecteurs d'Urbane Tattack que les ouvrages de l'UrbaineDesArts Editions/Noveling-Press seront désormais téléchargeables sur Smashwords, et ce pour un prix modique qui ne couvre pas mâme le coût de la vapeur (quelle époque!), les premiers tîtres de notre catalogue disponibles en ebook et dans une foultitude de formats attrayants et du meilleur goût parisien sont ici:Lurbaine ebooks

Homélie du père Jean-Baptiste premier curé de la paroisse en l'église saint Jacques d'Abbeville | 10 mai 2013

 

Homélie du père Jean-Baptiste premier curé de la paroisse en l'église fantôme saint Jacques d'Abbeville

 

« Vous avez regardé impassibles rouler le monde et le monde vous a roulé dessus, charrois surchargé de butins, de rapînes, à l'attelage affolé par les cris de tant de souffrance piétinée ; aujourd'hui vous vous réveillez enfin, brisés, battus, vaincus mais les yeux dessillés et le cœur en branle.

Ebrouez-vous dans l'espérance du Christ au pied du mont de douleurs qu'il vous reste à gravir.

Assemblez-vous, rassemblez-vous, étreignez vos âmes, armez vos bras et puis marchez enfin, il vous reste à punir.

 

Vous vous demandez maintenant tristes enfants dans les heures féroces où vous êtes rendus: où étaient vos pères et vos évêques au temps du premier combat ? Là où tout se joua, là où furent trempés dans des batailles ajournées, désertées, non livrées vos lâchetés d'aujourd'hui, c'était déjà la nuit du monde qui s'ouvrait sous leur pas et tous y tombérent et jusqu'à leur souvenir. Dans l'habitude du crîme il n'y a pas de relâche, il faut livrer, et fournir tous les jours, chaque matin qui monte ils sont plus de mille à présenter aux bourreaux, hygiénistes féroces qui parlent de l'enfantement comme d'une maladie, chaque soir tombé ils sont mille de moins que vous n'avez pas défendus mais livrés en holocauste.

Demain ce seront vos parents agés qui trembleront devant le médecin indigne qui confondra faiblesse physique et décence bourgeoise tous seront poussés dans la goule et vous à votre tour bien avant votre heure.

 

Mais Dieu lui n'oublie pas, en sa mémoire vivante, imprescriptible il vous convoque ce jour et quand vous vous levez, quand vous marchez dans leur nuit dépeuplée de rêves et d'idéal il vous enseigne encore, quand tout se tait autour, il vous parle devant pour vous dire: n'ayez crainte vous n'affronterez pas des puissances insignes mais de pauvres lampistes couronnés qui dans des loges obscures et des arrière-boutiques poussiéreuses sassent et ressassent leurs misérables consignes.

 

Leurs pères combattaient l'église de Dieu, la place prise, dans vos cœurs ruinés, aujourd'hui ils combattent l'homme sa création, ils n'ont pas varié, l'erreur est la même, la faute seule a grossi mais je vous le dis leur témérité a baissé, leurs vertus viriles de barbares, leur faim qui assaillaient vos sûretés et vos traditions se sont envolées dés qu'ils s'y sont installés dans le confort du crime et pour un misérable édile, je te parle Ramond maire d'Abbeville qui ose abattre à grands frais et bas bruit une église toujours consacrée qu' il disait en ruines et menaçante, toi et tous tes conseillers qui jettent le Christ crucifié à l'ordure seront punis les premiers car le Diable n'a pas d'amis seulement des complices, oui pour un qui se montre tel qu'il est combien de serviles fonctionnaires de l'esprit, factionnaires du règlement, de la presse et de la basse politique agissant contre vous dans le secret. Ils sont pourtant repus car ils ont maintenant tout, tout sauf l'espérance qui est notre pour l'éternité.

 

Ils vous menacent de leurs fausses libertés qui ne sont que leurs vices travestis en dogmes infaillibles que rien ne peut atteindre ou conspuer, endurcir ou adoucir que les lois absurdes de leurs humeurs changées.

Ils vous ont tout pris, votre pays, vos coutumes, votre monnaie, votre parlé d'homme, l'entier de vos prestiges et jusqu'à leurs ruines consommées, regardez-les déguisés de vos oripeaux flétris, criant, beuglant, s'embroquant, pauvres diables outrés, se débattant dans les sanies de leur carnaval permanent de maudits.

Ils osent parler de progrès en revenant deux mille ans en arrière, en se rêvant maîtres et vous de nouveau esclaves. Le seul progrès des cœurs c'est Dieu qui vous le dicte. Lui ne vous contrôle pas, il ne vous fait pas les poches, il ne vous surveille pas par mille tronches borgnes, Dieu n'a qu'un seul regard qui vous veille comme son fils.

 

Aujourd'hui vous vous levez scandalisés par le mépris qu'ils vous montrent, mais le seul scandale c'est l'insulte faite au Fils, qui dit: changeons la vie, réformons l'homme et sa nature, sa filiation, son devenir, épaississons cette soupe infâme de sentimentalité, épiçons-la de sexe et de plaisir fraudés voilà leur liberté toute intestine, toute infestée et recuite, bon appétit !

Nous n'avons plus rien à leur répondre, ils ne sont plus nos frères, ils le proclament eux-mêmes, tout est changé, pères, mères, fils et filles, frères et sœurs, homme et femme rien n'existe plus, il n'y a plus que des orphelins anonymes et dispersés sur lesquels ils pourront demain régner à leur main et changer la vie... en plomb. 

 

Non ! Non ! Non !

Nous nous réclamons nous, nous nous réclamerons toujours et à jamais du père, depuis cette chaire démantelée en cette église détruite, du plus haut de la France donc je vous le dis solennellement le temps n'est plus à protester, à se laisser encager dans de fausses tolérances et de vrais erreurs, à parlementer dans leur langue falsifiée et quand sur le chemin de la maison surgit un chien enragé, le lâche pense seulement à lui, regarde l'autre rive, se déroute jusque dans les marécages où il périra déshonoré, sali, noyé en croyant se sauver quand le brave dans le souci de son foyer et du devenir des siens garde sa route tire l'épée et l'affronte, je vous l'annonce mes enfants il n'y aura cette fois nul fleuve à traverser, vous êtes chez vous, juste un ultime pont à défendre, restez sur la rive de l'homme, Dieu combattra avec vous et lui seul vous donnera la victoire ! »

 

Publié par urbane à 03:57:55 dans / Homélie du père Jean-Baptiste premier curé de la paroisse en l'église fantôme saint Jacques d'Abbeville | Commentaires (0) |

La rubrique sexo-petassing du mois spéciale mariage homo | 01 mai 2013

 

La rubrique sexo-petassing du mois spéciale enculés

 

 

Edito :

Le beau nom d'enculé... par Anny Kunne-Debaze

 

Alors que les actes homophobes se multiplient, nous revient devant les yeux cette image atroce d'un CRS gazant un landeau dans lequel se trouvait le petit Jean-Marcel 18 mois dit Zoupéte futur présentateur météo homosexuel de la tévé d'état, nous sômmes témoins tous les jours de faits de plus en plus ignobles, encore ce matin, là où je prends ma baguette chez Jean-chou et Charles-Hub(ert) (Jean-Chou & Charles-Hub 69 rue Raymond Poulidor dans le V°) le pauvre Jean-Chou en pleurs parce qu'un client homophobe ne lui avait pas dit merci à genoux et avait même aigrement lâché un : « Quoi c'est tout !!! » après que le cher Jean-Chou lui eut rendu sa monnaie (16 cent sur 20 teuros leurs baguettes sont à 19,84 € c'est peut-être un peu cher mais elles sont cuites à point et parfaitement lubrifiées!).

Nous n'oublions pas que nous autres pétasses d'active prenons toute notre part chaque jour au combat historique et glorieux, ce beau rêve de belle-mère qui fait peu à peu des gaulois queutards et indociles des broutards impuissants, radarisés, infantilisés, non fumeurs, trieurs de déchets ménagers et qui permettra, Ô aube radieuse, à quelques closed queens permanents du PS (le glorieux parti aux 150000 enculés) d'endosser enfin la robe de mariage de maman sur laquelle ils ont tellement rêvé dans leur enfance.

Nous croyons comme l'a dit notre ministre du gaz que: « L'homosexualité est le fondement mâme de la république ! » (« Sans doute pourquoi Marianne a tellement mal au cul ! » S'est permis de dire un répugnant député homophobe !) et nous clamons avec le poête le beau nom d'enculé qui devra demain dans une perspective transgenre remplacer dans notre vie quotidienne les vieux titres sexués de Monsieur et Madame. « Enculé le président de la République » est-ce que cela ne sonne pas magnifiquement ? Tout un programme en somme.

 

Le « outing » de Marcel H. par Jean-Plaude Klul

aux éditions de la Différence 17 teuros

 

Le sujet est scabreux, on a du mal à imaginer une telle perversion (comment peut-on avoir quelque attirance pour les pétasses actuelles?) mais nous devons aborder par honnêteté le thème sensible de l'hétérosexualité. Jean-Plaude Klul se montre sincère dans ce roman-confession. Plutôt que de stigmatiser essayons de comprendre, ce livre nous y aide en nous mettant dans la tête d'un homme malade mais qui souffre de sa différence qu'il ressent très tôt, dés l'enfance, il ne rêve alors que de devenir chauffeur routier, mais sa mère qui veut à tout prix « un fils normal » décide d'en faire un danseur classique et de le faire entrer à l'Opéra de Paris. Il raconte comment il est obligé de se cacher pour saucissonner, regarder des matchs de foutebol et des magazines de gazesses à poils ou boire des mousses avec les machinos de l'Opéra, cette addiction pèsera lourd dans la poursuite de sa carrière. Rejeté, obèse, victime de l'intolérance de ses camarades de classe qui le traitent de gros porc homophobe et vont jusqu'à chier dans son tutu pour l'alourdir encore un peu plus, ils finiront par le balancer dans le décors après qu'il eut pété en scène dans le final de « Casse-noisettes ». Blessé dans sa chair, il s'est fait une inversion de couilles celle de droite est partie à gauche et la gauche à droite, condamné à loucher du bas toute sa vie, il se retrouve toujours à l'instigation de sa mère qui ne veut rien voir de la véritable nature de son fils dans le milieu de l'édition chez Gallimion et Flaminard où ses penchants sont tout de suite très mal perçus, surpris plusieurs fois à draguer des auteuses maisons lesbiennes, le drame arrive lorsque lors d'un cocktail littéraire chez Lipp, en état d'ébriété avancé il violente Pierre Bergé qu'il avait pris pour la dame pipi. Chassé il réussit à être introduit (enfin!) grâce à sa mère (et à Pierre Bergé reconnaissant) à la météo sur une chaîne de tévé nationale mais il en est très vite renvoyé après qu'il eut refusé les avances de son chef de service et caché la gaine d’Évelyne Dhéliat.

Il décide de rompre alors avec sa famille, erre le long des nationales à moitié clochard se laisse aller à ses penchants coupables en conduisant des camionnettes de livraison volées et c'est dans un relais routier où il a commandé le plat du jour plus la serveuse qu'il rencontrera (sur la serveuse) un routier bulgare qui l'engagera et grâce à qui il trouvera une sorte de rédemption alcoolisée et routière. Aujourd'hui comme son personnage de Marcel H. Jean-Plaude assume sa différence, il est marié (avec une femme, non ne riez pas !) il a trois enfants et il est transporteur routier, respectons ses choix de vie même s'ils peuvent nous apparaître au premier abord comme révoltants de perversité et simplement amoraux.

 

 

La recette allégée du jour de Julie l'anorexique :

La raie au salami transgenre avec Jean-Pierre Taincon de la Gerbouillade à Mézy-le-Preux

 

-Cher Jean-Pierre aujourd'hui une recette transgenre allégée ?

-'xactement comme vous dites, la raie au salami... Vous avez amené la raie moi j'ai apporté le salami, y a plus qu'à déballer le matériel? Kof ! Kof !

-Je vous en prie Jean-Pierre, restez correct.

-Non je rigole quoi... Bon d'habitude la raie ça se cuisine au beurre noir mais pour vous les parisiens et vu la tendance générale de ces messieurs-dames j'ai décidé de remplacer le beurre noir par de la vaseline pour rester dans le ton, 'con !

-Vous tenez des propos homophobes Jean-Pierre

- Et quoi merde quoi ch'uis pas homophobe, je veux bien me marier avec un homme mais pas avec un pédé c'est tout.

-Arrêtez Jean-Pierre c'est une horreur on va se faire interdire... euh revenons à notre recette, je ne vois pas bien où l'on met le salami ?

-Béh on le fourre dans la raie bien profond mais avant... on met... une capote...

-Au salami ?

-C'est de la raie des sables, ça monte avec n'importe quel plagiste, s'agit pas que l'ami rital se choppe une mycose ... là on ajoute juste ce qu'il faut de vaseline et on enfourne...

-Vous avez bu Jean-Pierre?

-T'jours... quand je viens à Paris, sinon je tiens pas deux minutes avant d'ouvrir le feu sur les poussettes... merde il bande plus...

-Qui ?

-Béh le salami !

-De fait il est bien mou...

-'va falloir le chauffer dans votre petit four ma petite Julie... Il est toujours aussi chaud votre petit fourneau ?

-Euh non... Bon en attendant... soyez sage Jean-Pierre... vous pourriez nous présentez autre chose une recette d'oeuf au plat queer par exemple...

-C'est ça et pourquoi pas le Koughelof hémorroïdaire ou le hot-dog bi: deux saucisses mais une seule rondelle de tomate... je vais vous faire plutôt une bonne vieille recette hétéro: la dinde fourrée à la parisienne à la mode d'antan!

-Mais... mais qu'est-ce que vous faîtes Jean-Pierre... rentrez tout de suite ça !

-Je vais vous le rentrer moi, 'z'inquiétez pas...

-Jean-Pierre, non il y a du monde... Aaaaaah Jean-Pierre vous êtes fou! Non gardez vos chaussettes et votre toque ça m'excite... !

 

 

Le courrier des lecteuses :

François Qui ? Notre actuel président de la République nous a écrit pour nous soutenir dans notre combat et il ajoute à ses encouragements : « … je profite de l'occasion, chère tante Anny, pour vous demander conseil pour un ami qui a passé sa vie jusque-là à sauter des connes pas possibles qui lui ont pourri la vie, fait des mômes puants et coûté un max de blé alors voilà je... enfin mon ami voudrait faire pédé, c'est tendance, ça rapporte un max pour ce qui est combines et coups de piston y a pas mieux, et mon rêve... enfin le rêve de mon ami ça a toujours été depuis tout môme de présenter la météo à la tévé et comme pour ça il faut être soit hypra-conne (tiens ça me donne une idée je pourrais peut-être y reclasser la Ségolène qui me casse bien les couilles en ce moment ?...) soit pédé-moyen... alors voilà je... enfin mon ami voudrait savoir si ça fait mal, j'veux dire la première fois ? »

 

La réponse de tante Anny :

Cher François c'est une question d'habitude, nous te conseillons dans un premier temps d'arrêter de mettre des doigts au français et de penser un peu à toi, très vite tu y prendras du plaisir autant que les conscitoyensenculés qui t'ont élus et nul doute que comme eux tu finiras avec la main entière et bien profond.

 

 

Publié par urbane à 06:13:33 dans / La rubrique sexo-petassing d'Urbane Tattack | Commentaires (0) |

PS: le parti aux 150 000 enculés! | 16 mars 2013

 

Grandeur et décadence de la Gauche française:

1945: le Parti Communiste se proclame le parti aux 150 000 fusillés!

2013: le Parti Socialiste se proclame le parti aux 150 000 enculés! 

 

Publié par urbane à 04:26:41 dans / PS | Commentaires (0) |

Achetez, lisez ou faîtes lire les ebooks de Lurbaine! | 16 août 2012

Achtung! Achtung! Le Commandement Militaire du Gross Paris Plage communique aux Unterblogen:

Achetez (sur Smashwords), lisez (gratuitement sur feedbooks)  ou faîtes lire les ebooks de Lurbaine si vous ne voulez pas être mis sur la liste des otages du CRIF. 

 Publications Lurbaine ebooks 

Publié par urbane à 06:03:13 dans / Communiqués du Commandement Militaire du Gross Paris Plage | Commentaires (0) |

Commémmoration du 25° anniversaire de la rafle du CRIF sur la Mémoire Nationale par Lofti Benayak | 26 juillet 2012

 

L’Histoire de l’Ex-France racontée à la génération Z.

N’oublions jamais ! Pour que cela ne se reproduise plus !

Commémmoration du 25 ° anniversaire de la Rafle du CRIF sur la Mémoire et la Conscience Nationale

par Lofti Benayak

 

Un témoin du tragique événement raconte.

François Qui ? dit La Gonfle était à l’époque Président (par défaut) de la République, il s’adresse aux jeunes générations qui n’ont point connu l’ignominie en espérant que ces heures noires ne reviennent jamais. Minute émouvante.

 

« Il devait être dix heures du matin, nous étions tous ensemble avec Valérie et nos familles décomposées sous l’armoire présidentielle en train de prendre le petit-déjeuner quand ils ont débarqué, je me souviendrais toujours du bruit des bottes (made in Israël) sur les parquets de l’Elysée. Nous avions un peu paressé parce que la veille j’étais allé voir en Corréze, l’un de mes prédécesseurs, l’un de ces vieux maquignons comme le pays en produit beaucoup le Père Chirac, oh certes il n’avait plus toute sa tête mais à dire le vrai il ne l’avait jamais eue tout à fait au complet, je l’avais connu travailliste, libéral puis radical, gaulliste obtus puis européen forcené puis plus grand chose, c’était là-dedans qu’il s’accomplissait le mieux, le n’importe quoi, un peu comme moi, le côté jean-foutre quand je parle de l’euthanasie comme je parlerais couture, mais je me souviens encore de ses paroles :

 « Maman caca Jacquot ! »

Il s’adressait à son épouse dévouée qui lui avait tout de suite envoyé une bonne pour le changer, elle le surveillait aussi, mais en aparté pendant qu’on lui mettait une nouvelle couche il m’avait murmuré: 

« Un conseil mun’gars, pour les sionards tu leur lâches tout ce qu’ils veulent à l’intérieur comme ça tu es libre pour faire ce que tu veux à l’extérieur ! Ah puis aut’chose le doigt dans le cul ils peuvent le mettre dans la France mais y touchent pas à la république c’est notre patrie la République, donc quand c’est mauvais tu dis La France et quand c’est bon c’est la République, compris ? »

Très vite sa femme avait arrêté là l’entretien et l’envoyé coucher, mais ces propos m’avaient troublé, comment pouvait-on ainsi mettre à l’encan l’honneur de son propre pays pour se donner un peu de confort dans son gouvernement m’interrogeais-je et je me promettais aussitôt à moi-même (autant dire que ça n’engageait personne) :

« Moi si je serais t’été président je ne serai l’otage d’aucune minorité ni groupe de pression. Moi si je serais t’été président je montrerais caractère et courage devant les combinaisons d’influence. Moi si je serais t’été Président… ».

On me dira que ce sont là des niaiseries qu’on se dit dans sa baignoire mais pas en public et puis soudain je me suis souvenu que Président je l’étais depuis déjà trois mois ! On me re-dira qu’en trois mois, Napoléon avait reconquis et reperdu un empire, moi en trois mois j’avais seulement perdu et reperdu les clefs de la mallette qui contenait le code nucléaire et puis j’avais beaucoup ronflé, c’est dans ma nature, une certaine indolence, et j’avais du sommeil en retard à cause de ma campagne électorale, c’est crevant une campagne pour faire président même si je l’avais passé en grande partie sous l’armoire pour éviter de faire et de dire des conneries, les petits électeurs étaient venus à moi tant ils trouvaient l’autre grotesque, ils me connaissaient pas encore.

Alors comme je savais pas trop quoi faire j’ai téléphoné à Jean-Marc Quoi ? Mon premier ministre, il était pas trop d’accord pour résister, il faut dire qu’il est un grand admirateur des allemands, c’est le seul mec qui bande quand il voit la Merkel, pourtant même son mari a renoncé depuis longtemps.

 

Ils nous ont emmené dans trois Mercedes noires blindées qui nous attendaient devant le perron, elles stationnaient là dans la cour d’honneur, ma parole ils se croyaient chez eux, les gardes républicains leur ont même rendu les honneurs. J’ai murmuré: « Kollabos de flic! » J’étais révolté.

Et puis les cris de mon petit Thomas, je me les rappellerai jusqu’à ma mort, au moins jusqu’à mon prochain divorce (remarquez comme je me marie pas, ça risque rien et puis ça évite des frais.):

-C’est qui les méchants messieurs Papa ?

Bien entendu je les avais reconnus, une année au dîner du CRIF ils m’avaient privé de dessert après que j’avais proposé la création d’un état palestinien viable.

Pas de doute on avait été dénoncé et j'avais été mis sur la liste des otages du CRIF.

Ma voix s’est nouée, j’ai réussi à articuler:

-C’est rien mon garçon, il faut les suivre !

- Non, je veux pas t’y aller j’ai une rave ! Hurlait mon pauvre petit Thomas.

Ils ont arraché son Aïe-Foune à Valérie qui voulait encore Tweeter une dernière fois comme en un ultime défi à ces barbares: « Waouh il fait beau, on part pour Drancy ! »

 

Quand j’ai vu la tribune qu’ils avaient érigée dans la nuit et vers quoi ils me conduisaient, je me suis chié dessus.

Après… après je l’avoue, j’ai parlé…qu’est-ce que j’ai dit ?J’ai donné tout le monde… et puis les saloperies habituelles sur la France, comme quoi on était d’accord avec les nazis pour se prendre une rouste mémorable après que nous autre gens de gauche sans préparation ont leur eu déclaré la guerre, puis après avoir été abandonnée par nos alliés et une fois à peu près reculottés mais sans les bretelles, ils nous les avaient confisquées les bretelles, les allemands, mais pas la ceinture, ça ils nous l’ont bien mise la ceinture, comment qu’on avait collaboré tant qu’on pouvait, j’ai rappelé qu’à l’époque Paris était occupé d’accord mais par d’inoffensifs scouts bavarois youkaïdi…allo… alla… j’avais tout mixé ensemble, c’était sommaire, sucré, écœurant et premier-degré comme du smoothie BHL.

J’ai pas causé non plus des 75% de juifs français sauvés pendant que 95% des juifs hollandais étaient exterminés… non j’ai seulement chié dans mon froc, avec les autres, comme les autres, autant que les autres… et même un peu plus et puis… et puis à la fin ils m’ont relâché, il faut dire je sentais pas la fleur.

Ils m’ont même raccompagné en Béhemvé bâchée (marrant ce goût qu’il ont pour les marques tudesques) à l’Elysée.

Je suis retourné sous mon armoire et j’ai ronflé pendant deux jours tellement j’avais été remué et puis j’ai fait la gueule à Jean-Marc Qui ? mon premier ministre et à La Merkel pendant trois mois.

 

Quelque temps après ma Valérie m’a dit qu’elle avait cherché qui nous avait dénoncé et elle avait trouvé, c’était la nouvelle concierge de l’Elysée, la Mère Royale, on lui avait donné la loge parce que quand même c’était la mère de quelques uns de mes mômes, je saurais pas dire lesquels, et puis elle avait plus rien et pour nous remercier elle nous avait dénoncé au CRIF… Ah oui jeune homme c'était une bien triste et grotesque époque."

 

 

 

Publié par urbane à 01:54:56 dans / Commémoration du 25 ° anniversaire de la Rafle du CRIF sur la Mémoire Nationale | Commentaires (0) |

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