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<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p> On s'est tous présenté les uns aux autres, il y avait un peu de tout, mais surtout du bourge provincial, fils de notaire, de comptable assermenté, de concessionnaires Peugeot (je savais pas qu'il était Peugeot à mort le grand homme.), rejetons de conservateur des hypothéques, d'archiviste départemental ou de receveur des Postes et Télégraphes, ce qu'il avait pu sauter de petits fonctionnaires .*
<o:p> </o:p> C'est un peu après que j'ai quitté l'école pour de bon, classe de la classe, je manquais vraiment trop de conscience de classe, et puis ça virait un peu trop jeune garde, mes mauvaises fréquentations je préférais me les choisir moi-même parce qu'entre amis on ne marche pas au pas, jamais, népa.*
<o:p> </o:p> Et puis un jour j'ai tringlé par hasard une gonzesse qui bossait dans la télé, et c'est méritoire parce qu'il y a pas beaucoup de place dan' une télé.*
<o:p> </o:p> Très vite j'ai découvert que c'était Noël toute l'année dans le coin, il y avait de la neige et des putes (stagiaires) partout et tout le monde se payait tout le temps des cadeaux, des montres Rolex et des Porsches avec l'argent du contribuable, pardon de l'abonné, un miracle: la transformation du tribuable en abonné forcé, une rafle télévisuelle, la razzia monstre digne de Morgan le pirate ou plutôt des frères de la côte.*
<o:p> </o:p>C'est là, dans les bureaux, que j'ai retrouvé Pontdezig et Du Pouët deux de mes demis-frères, parce qu'il y avait des places réservées ici pour les batards de M. le Modique.