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Walter Chéchignac 26/2
Je regardais au matin, très tôt, El Consolador s'éloignait dans le levant emmenant vers des îles inédites le trio électoral, prés de nous la famille du colonel agitait des mouchoirs, une sensible coutume prukhmen pour éloigner les mouches à pleurs qui ne ratent aucun départ et ses enfants entonnèrent un doux chant de leur pays qui disait assez bien, quoiqu'en Prukmen, toute la nostalgie que ressentaient ces exilés :
« ...Papa n'est plus là pour nous botter le train ! Youpaïdi ! Païda ! Païdo ! Il va prendre la bateau et peut-être qu'il va coulo... »
Bref c'était très émouvant et c'est à ce moment que ce cher Walter me confia que s'il n'était pour rien dans l'enlèvement de Letroncheur qui avait été organisé en représailles par les savoyards éconduits, il avait, renseigné par le cher Doubi, organisé son évasion.
-... une bonne chose de faite, ils vont s'aérer et nous revenir avec de bonnes couleurs.
-La vie là-bas est si facile que vous la leur avait décrite ?
Il avait été lyrique et inspiré pour parler de las Islas Bravadas y Perditos.
-Comme partout, dans une arène si vous êtes le fauve la vie est plus facile sinon... avec les renseignements que j'ai fournis sur leur compte aux autorités bravadiennes sitôt descendus du bateau ils partent direct pour le camp de rééducation !
L'indignation me sum... sub... sumbergea :
-Vous... vous avez fait ça ! Mais quel genre d'homme êtes-vous don' !
-Petite farce entre amis, ils vont passer quelques mois à casser des cailloux et puis je câblerai que je me suis trompé de dossier, allez je réparerai c'est promis. Ils commençaient à m'emmerder ces cons-là ! Letroncheur surtout !
-Ce n'était certes pas une raison pour... enfin pour Letroncheur d'accord mais le deux autres ne vous avaient rien fait !
-Rien fait ? vous voulez rire. Et le devoir de mémoire pour mes chiottes vous l'oubliez . Vous en faîtes à vos aises mais c'est Médpeu et La Branlaye qui ont fait sauter mes chiottes !
-Qu'est-ce que vous racontez là ?
-Le Chef von le Gueuzec a enquêté et eux-mêmes me l'ont avoué un soir de beuverie, et c'est vous qui étiez visé, tout était prêt, Tintin des R.G, vous savez le patron du 10/18 leur avait passé la bombe, ils l'avaient posée, pas au bon endroit heureusement et voilà pas que cet imbécile de Martial Medpeu est pris d'un besoin pressant, il va se soulager et tire la chasse par réflexe et poum ! La chiasse d'un publicitaire parisien qui vous a sauvé. Bon toujours à propos de chiottes dîtes-moi mon petit vieux on aurait intérêt à se presser sans quoi nous allons rater l'inauguration des vôtres. Il faut vous faire voir, j'ai convoqué les photographes, n'oubliez pas que c'est Dimanche le premier tour !
Pour ma part, je n'avais aucune envie de me rendre à l'inauguration tant attendue du nouveau casino de La Ponche sur Conche mais Chéchignac avait raison, la route était dégagée.
-Et puis vous verrez il y a une petite surprise qui vous y attend.
Les surprises, je détestais cela depuis l'enfance, les surprises c'était surtout pour moi des changements d'affectation, d'une pension l'autre, j'ai été un enfant muté, déjà une vraie carrière de môme fonctionnaire au service de la paresse sentimentale et de l'égoïsme revendiqué de mes bourgeois de parents révolutionnaires. (à suivre...)
Publié par urbane à 15:57:30 dans / Walter Chéchignac (roman en accés libre jusqu'au...) | Commentaires (0) | Permaliens
Mouammar l'a tuer.
Ou le Schtroumpf à moustachesPar François F. soumis.
J'arrive à l'Elysée ce matin pour recevoir les ordres de mon maître estimé, comme à chaque fois j'espère que je vais en chier un max, trois jours sans mon maître révéré, c'est terrible. Je rentre d'Amérique latine où il m'avait envoyé pour discuter de la libération d'Ingrid, l'ancienne copine à Villepin, et où j'ai rencontré un duo de comiques très populaire là-bas : Chavez et Morales, quand ils sont ensemble dans un dîner officiel au bout de dix minutes ils se mettent à tirer des coups de flingue dans tous les coins,
-Normal ce sont d'anciens militaires putschistes: putschez pas derrière il y en aura pour tout le monde ! Rigolait l'ambassadeur de France pendant qu'on se terrait, planqués dans les jardins de l'ambassade en attendant la fin de la fusillade.
-Tiens tu portes des moustaches maintenant ! M'exclamai-je en découvrant mon maître préféré affublé d'une sorte de postiche gaulois: une paire de bacchantes retentissantes.
-T'es là toi ! C'est rapport au Mouammar pour qu'on me reconnaisse pas sur les photos officielles ! Y porte bien des lunettes noires lui quand il me rencontre! Il a peut-être honte lui aussi va savoir! T'aurais rien à vendre chez toi ?
-Pourquoi t'organises un vide grenier à l'Elysée ?
-C'est pour les fourguer à l'aut' grand con, avec ce qu'il me coûte en location de tente, charbons de bois pour le méchoui de chameau, spaghettis, capotes et cocaïne à volonté autant qu'il me rapporte un peu, je lui ai encore fait signer un contrat... un contrat de confiance chez Darty pour une gazinière 6 feux four double paroi et ce matin j'ui ai revendu le scooter du gamin, ça l'a bien fait marrer, il arrêtait pas de faire le tour de la cour d'honneur de l'Elysée à donf jusqu'à ce qu'il s'emplafonne le perron... dis donc t'en fais rien de la pendule là, c'est du lourd et du doré ça devrait lui plaire ! A propos ça s'est bien passé ton voyage, tu m'as rapporté quelque chose ?
-Je t'ai rapporté un doigt de pied d'Ingrid, c'est tout ce que j'ai pu avoir, et encore je ne suis pas sûr de sa parfaite authenticité, le Chavez il se marrait drôlement quand il me l'a donné.
-C'est vrai qu'il a l'air bien grassouillet pour un doigt de pied d'otage. Enfin c'est toujours ça de pris, après tout j'ai dit que je la ferai libérer, j'ai pas dit que je la ferais libérer en une seule fois, tiens je vais le faire porter dans un paquet cadeau à Villepin... niark ! Niark !
Bon aut' chose à partir de maintenant t'as plus droit aux gardes républicains !
Je demeure coi et bien vite je m'effondre... dans une bergère Louis XV, c'est quand même plus confortable que du Stark.
-Mais... mais comment ça ! Mais un premier ministre sans garde républicain, je vais plus oser sortir moi ! De quoi vais-je avoir l'air !
-J'ai dit. Si t'es bien sage et obéissant, je t'en refilerais quelques uns, on verra. En attendant t'as qu'à mettre des gendarmes !
-Ils ont même plus de képis, cette c... d'Alliot-Marie les a relookés tendance, ils ressemblent à des gardiens de parking maintenant !
-Bon aut'chose t'accompagnes le Mouammar au Jardin d'Acclimatation cette après-midi moi j'en peux plus!
-Au jardin d'accli...
-Il nous fait un caprice. C'est toujours mieux qu'une soirée à l'Opéra Bastille non ! Tiens je te prends aussi la lampe bouillotte.
J'arrive seul, au jardin d'acclimatation, je n'imaginais pas qu'on puisse s'attacher autant à des gardes républicains, putain ils me manquent ! J'espère au moins qu'il va en prendre soin et bien me les nourrir, pourvu qu'il oublie pas leur apéros à 9 heures, 11 heures, 13 heures. 17 heures ect sans quoi ils ont le poil tout de suite terne.
En attendant le libyen je me paye une barbe à papa et quelques tours de manéges, j'en suis à mon dix-neuvième quand le Mouammar débarque. Putain la classe, pas à dire c'est un dominant celui-là ! Le plus étonnant c'est le bataillon de filles en treillis et kalachnikovs qui l'entoure dés qu'il descend de sa Mercedes aussi immaculée que surblindée. Je m'approche un peu trop, juste pour lui serrer la louche, ben quoi ça se fait entre chefs non ?... et je me prends un coup de crosse sur la théière.
Quand je me réveille, l'interprète qui a l'accent de Barbés traduit ce que dit le grand leader tripolitain qui est penché au dessus de moi et semble très affligé par l'incident.
-Il faut escuser la petite vous étiez tout seul dans votre pardessus elle vous a pris pour un emmerdeu... importun... un quidam quoi!
Très vite je me remets et nous devenons très copains avec Mouammar, il me paye quelques tours de manége supplémentaires, même si j'en raffole pas à ce moment-là, à cause des maux de têtes, on tire aussi quelques pipes, à la kalachnikov ça rend bien, c'est un sacré tireur, ce que me confirme ces demoiselles, bref je m'ouvre à lui de mes malheurs récents et ma foi il y prend sa part.
-On va t'arranger le coup t'inquiètes pas mon p'tit pôte me susurre le traducteur barbéso-lybien.
Le lendemain le schtroumpf à moustaches tire une drôle de gueule quand il entre dans la cour de Matignon et que mon bataillon de donzelles en armes et bérets lui rend les honneurs. Na !
Publié par urbane à 04:27:46 dans / Mouammar l'a tuer ! | Commentaires (0) | Permaliens
Hu-main ! 1/2 par A.Sottos
Quand ils commencent à se débattre au bout de la ligne. Je raccroche sec, ma spécialité le clutch-tuuuuuuuuuuuuut!
Depuis que je travaille chez Sofincon à la relation clientéle c'est ce que je préfére le contentieux, c'est là qu'on a vraiment l'impression d'avoir du pouvoir, je tape: « Dossier liquidé » et c'est terminé. De toutes les manières comme dit Josette notre cheffe de plateau :
« Dans le crédit consommation, il y a toujours deux phases: la phase con et la phase sommation ! avec les taux d'intérêts juste en dessous du taux de l'usure, les refinancements de financement pré financés, les agios de retard, les indemnités légales et d'apéro et les frais légaux en sus, il leur faudrait 64 ans en moyenne pour les rembourser leur revolvingue, autant dire qu'au contentieux ils y passent tous un jour ou l'autre, alors dés que la bête s'épuise ou boîte, il faut plus la lâcher ! Comme le lion avec l'antilope ! Vous êtes des lionnes les filles ! »-Je savais pas que c'était aussi mal payé les lions ! Elle m'a dit Raymonde. C'est une vieille qui n'a pas une bonne mentalité.
Quand j'ai fini de taper sur mon ordinateur : « Bergeronnet/Liquidation », je me tourne vers Audrey qui en a terminé avec son client :
-... tu as vu hier à la télé l'émission sur le SDF mort de froid dans un cageot, ce que c'était émouvant, avec Jean-Claude on n'arrêtait pas de pleurer. On a fait une promesse de don de 100 teuros. Moi je voulais promettre plus mais Jean-Claude a pas voulu il voulait juste promettre d'envoyer des cageots.
Il était huit heures on commençait à ranger nos affaires quand Josette la Cheffe nous a dit de rester à nos places et de regarder nos écrans parce qu'il allait y avoir une intervention de notre P.D.G, c'est un énarque en stand-by, camarade de promotion de Juppé, personne l'a jamais vu dans les locaux du centre d'appel, quand il vient il passe son temps sur le toit de son bureau où il a fait installer un golf 18 trous. C'est Jean-Louis Broutard, le directeur général, un technico-commercial sorti du rang, qui dirige la boîte... et lui rapporte les balles. Le proprio c'est Pinarnault le milliardaire, mais lui on l'a déjà vu... à la tévé, il inaugurait un musée d'art contemporain à Ibiza.
Sur les écrans il était tout souriant not' Pédégé et il nous a annoncé en reposant son club qu'on venait d'être vendu, bâtiments, clientèle, personnel et cargaison au fond de pension américain Honey-Sweetheart mais que rien ne changerait dans nos conditions de travail et qu'il n'y aurait aucun licenciement, simplement le centre d'appel serait transféré en Mongolie extérieure et. nos salaires seraient dorénavant versés en Bourmouks non convertibles ou en ELDC (Equivalent Lait De Chamelle !).
Parmi les collègues celles qui comme moi avaient fait construire n'étaient pas tellement partantes mais d'un autre côté il fallait bien payer nos crédits Sofincon Batidur/Ramdur.
Et puis la Mongolie Extérieure, ça tombait bien on l'avait faite l'année dernière avec Jean-Claude mais enfin on était quand même resté pas mal à l'hôtel, très à l'extérieur donc, c'est pas la même chose quand on la connaît de l'intérieur la Mongolie Extérieure.
Même si nous n'avons personnellement pas à nous plaindre, nous sommes très bien installés, dans une yourte tout confort avec le chauffage central (à la bouse de chameau), le micro-ondes qui marche au kéroséne (quand on a plus de bouses, on met les pieds dedans pour se chauffer le minimum!), les vouatères et la douche (à l'extérieur, c'est pas trop commode quand il fait -30, mais c'est une question d'habitude) il y a même l'eau courante, c'est dire, mais seulement quand il pleut, c'est tellement propre que j'ai jamais vu un rat, il paraît qu'ils ont été délocalisés par les américains quand ils sont arrivés ici pour exploiter le pétrole, le gaz... et le mongol.
Jean-Claude a trouvé un travail de conducteur à la RATOB (Régie Autonôme des Transports Oulan Batoriens), le Métro d'Oulan Bator, mais c'est difficile question relationnel, parce qu'ils descendent jamais de leur cheval là-bas même pour prendre le métro.
Les enfants vont au Lycée du quartier, ils font du cheval et du tir à l'arc toute la journée même pendant les cours de Littérature ou de Chimie, il y a de grosses pertes chez les enseignants. D'ailleurs ils ont pris tir à l'arc en première langue.Moi, je regrette rien, le travail me plait de plus en plus, il faut dire que comme on est maintenant une société américaine, on a décroché des contrats pour le Pentagone et l'armée américaine, par exemple en ce moment on s'occupe de toute la relation clientèle de l'opération : « Freedom in your ass !» que les américains ont monté pour libérer le Belgikistan et instaurer la démocratie et tout ça. J'ai débuté au pre-bombing et maintenant je m'occupe du post-bombing oui l'après vente en quelque sorte mais je suis contente il y a aussi pas mal de contentieux...
Publié par urbane à 06:45:33 dans / Hu-Main ! | Commentaires (0) | Permaliens
26.Publié par urbane à 05:01:11 dans / Walter Chéchignac (roman en accés libre jusqu'au...) | Commentaires (0) | Permaliens
Chômdur ! 2/2 par A.SottosLe stage avait lieu dans un bel immeuble haussmannien du 6° arrondissement, Stuc ! Staff ! Spots ! Non vraiment c'était très bien, l'on comprenait que cela s'adressait à des exécutifs certes en phase de recyclage (avant désamiantage) ou de reconversion (avant destruction)
Du chômeur donc mais du chômeur haut de gamme. Les animateurs du stage aussi étaient charmants: une quadra en tailleur crypto-Chanel et un jeune con en costard à rayures.
On a commencé par se présenter tous, l'un après l'autre, il y avait là une grande diversité de carrières: Jean Loup avait été directeur d'une grosse maison de disques parisienne jusqu'il y a quelques mois et puis l'accident industriel était survenu: un problème de date de péremption sur un arrivage de chanteuses de la New Top Star Academy, il avait mis sur le marché des chanteuses hors délais avec tous les problèmes sanitaires que l'on peut imaginer, des gamines avaient été sérieusement incommodées, des plaintes avaient été déposées et il avait été obligé de partir. Jacky dit le Suisse, lui, travaillait dans l'immobilier locatif il gérait d'après ce que j'ai compris un portefeuille de studios qu'il mettait à dispositions de travailleuses indépendantes malheureusement la holding albanaise propriétaire de l'affaire avait du subitement redéployer ses activités en Sicile. Robert était un cadre expatrié rapatrié à la suite d'une guerre civile dans laquelle la multinationale de travaux publics et d'infrastructures routières qui l'employait évincée par des concurrents proche de la nouvelle junte n'avait plus de participation, depuis qu'il était revenu il essayait de réunir la rançon nécessaire à la libération de son assistante multilingue.
Nous étions comme ça une quinzaine autour de la table, je me retrouvais pour ma part entre Mireille qui travaillait dans la communication mais elle avait des problêmes de surdité et Jean-Raymond grand spécialiste de la galette bretonne et dont l'entreprise Quimpéroise la galette Chauvirec venait d'être délocalisée au Tadjikistan où le beurre de lait de chamelle était d'un cours beaucoup plus favorable qu'à Quimper, oui quelque chose nous rapprocha tout de suite, une manière d'idéal agro alimentaire commun et le refus des compromis.
Pendant les premiers jours les activités se succédèrent: rédaction et bidonnage de CV par un professionnel qualifié qui sortait de prison pour présentation de faux bilans et que Jacky avait connu en ... Suisse évidemment.
Entretien de remotivation personnel avec un officier de CRS en retraite mais karatéka toujours en activité d'où nous ressortîmes plié, cassé et saignant du nez.-tain chlié'est k'lon heu mec ! Fut l'avis général.
Saut à l'élastique (de slip) depuis le balcon du quatrième, favorisant la concentration (et l'énurésie fulgurante !) Tour du quartier en s'accrochant aux gouttières (deux blessés graves parmi les troupes parachutistes/chutées ).
La petite quadragénaire avait troqué son tailleur contre un battle dress, elle était la plus motivée. Nous beaucoup moins, on avait tous passé l'âge. Il faut bien reconnaître que nos formateurs prenaient nos affaires étonnamment à cœur et même quelques fois à pleines mains :
-Montrer que vous avez des couilles bon Dieu !
Les séances vidéo de préparation d'entretiens d'embauche avaient failli tourner au gang bang :
-On va vous sortir de là ! On est là pour ça ! Répétait le jeune con à rayures pas très rassuré quand même par la métamorphose guerrière de sa collègue :
-Il vous faut acquérir de la confiance en soi, vous devez à nouveau croire en vous et en même temps vous solidariser au groupe! Maintenant on va tous au Shopi.
Arrivés devant le Shopi elle nous a distribué des passe-montagnes et des fusils de chasse :-Ah ça me rappelle ma jeunesse ! A dit Jacky qui visiblement n'avait pas toujours été Suisse.
On l'aura compris il s'agissait d'un exercice pratique ressortissant des Travaux dirigés et consistant en un braquage de supérette.
Il va de soi que notre formatrice s'était entendue avec le gérant du Shopi, et tout aussi naturellement le gérant ce jour-là était malade, son remplaçant a prévenu la police, et nous nous sommes tous retrouvés au poste pour braquage de Shopi sauf le Suisse qui avait pris des otages avec quoi il regagna tranquillement son pavillon de banlieue.
Quand même sur la fin, peut-être faute de personnalités suffisamment qualifiées on nous a envoyé un spécialiste des granulats marins, je l'ai dit chacun avait sa méthode pour nous re-motiver, lui avait commandé une benne de sable, il avait des prix du fait de ses activités canulardo-granulatesques et l'on s'est installé dans la cour de l'immeuble, tous occupés à faire des pâtés de sable :
-Vous allez voir vous allez beaucoup apprendre sur vous-même grâce à ça.
On s'est donné des coups de pelle et j'ai effondré le château de sable de Zonzon (c'était l'ancien directeur général d'une grosse affaire de plomberie) pendant qu'il était n'aux vécés mais à part ça rien de très concluant.
Le lendemain, un vendredi nous avons retrouvé nos formateurs sâlement démotivés, leur boîte venait d'être mise en règlement judiciaire :-Je suis désolé nous devons arrêter le stage. Malgré tout nous n'allons pas vous laisser tomber nous avons des propositions de retour à l'emploi de l'Association de formation et rééducation des cadres de Vesoul, ils offrent des places de techniciens (ciennes) d'accueil et de vente en grande surface dans la banlieue de Vesoul, cela intéresse quelqu'un ?
Caissière à Vesoul ? Non, tout le monde s'en foutait, on préparait autre chose, avec toute la bande, deux semaines que l'on creusait un tunnel, il faut croire que l'on s'était trouvé, Jacky le Suisse qui avait repéré le coup: une boîte de fabrication de bijoux et de pièces d'orfèvrerie juste en face des locaux du centre de formation:
-Ils manipulent du jonc et de la pierraille, ils bossent pour le sultan du Brunei, il y a du lourd !
On peut pas dire le Suisse il savait utiliser les compétences, il avait mis Jean Loup à l'animation en surface, Mimi la sourdingue à faire le guet, Zonzon au chalumeau, Bob au traçage des plans, Jean-Paul et Karim ex DRH dans le bâtiment au creusement, , quant à moi avec Jean Ray je m'occupais de la gestion du matériel et du fourgue et Momo et Clément François qui avaient tenu une boîte de sécurité et de surveillance dans le temps se chargeaient du système d'alarme.
On a fait le coup pendant le week end quand il n'y avait personne dans le quartier et un maximum dans les coffres.
Quelque temps après j'ai croisé notre couple de formateurs, ils s'étaient installés une chouette tente au bord du périphérique, j'aurais voulu m'arrêter pour les remercier mais jai pas eu le temps ça redémarrait déjà !
Publié par urbane à 06:48:24 dans / Chômdur! Chômmou! | Commentaires (0) | Permaliens
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