UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net
Toujours à la pointe du progrés et poursuivant notre oeuvre d'électrification de la littérature françoise, nous informons les lecteurs d'Urbane Tattack que les ouvrages de l'UrbaineDesArts Editions/Noveling-Press seront désormais téléchargeables sur Smashwords, et ce pour un prix modique qui ne couvre pas mâme le coût de la vapeur (quelle époque!), les premiers tîtres de notre catalogue disponibles en ebook et dans une foultitude de formats attrayants et du meilleur goût parisien sont ici:Lurbaine ebooks
26 Juin
Autre motif de contentement les premiers journaux parus ont titrés sur mon prétendu coup de folie et le détournement supposé du car-ferry Carl-Emmanuel Proustkë (1654-1732 inventeur du carré pané!), leurs démentis ultérieurs et la proclamation de mes mérites, sans doute exagérés, je le concéde, me remplissent de joie vindicative.
J’ai fait un retour triomphal au Palais, il m’a fallu me montrer et saluer les populations accourues pendant une bonne heure au balcon prés de la reine et des enfants, le Fun Froeben restant en arrière-plan dissimulé dans les rideaux (incroyable quand on y songe le nombre d’années que ce type aura passé dans les rideaux du Palais ! Il faudra que je lui en offre une paire quand il partira en retraite.) Après ce ne furent qu’ovations et applaudissements. Profitant de ma position j’ai émis le vœu lors du déjeuner de faire remettre en état le pavillon de chasse du grand-Père dans le Parc.
Ma Poupetkë n’a pas osé faire valoir le coût des travaux malgré les messes basses de Fun Froeben toujours planqué dans ses rideaux.
-Nous verrons…
-C’est vrai quoi je n’ai pas d’endroit à moi, bien à moi, un écrivain a besoin d’un tel lieu un peu sacré où…
-Où vous pourrez emmener vos gurgandines ! Grince la chère Gretaetkë en reprenant de la morue aux betteraves.
-Si vous me consacriez un peu plus de temps ma chère, je serais moins enclin à céder aux tentations.
A ce moment le ponctuel Pezzolino entre les bras chargés de journaux dont un Upshlöut-Match dont je fais la une. Ils ont mis une photo de moi pas très fameuse mais fort épique où l’on me voit titubant entre deux hommes grenouilles la tête en sang et les testicules à l’air, entrant au commissariat d’Umpingen c’était juste avant que l’un des gradés me prêtat un slip.
J’enfouis le périodique sous d’autres moins tapageurs mais tout autant à ma gloire et exploitant mon avantage, ainsi que nous en avons convenu avec l’ex-pizzaiolo je demande avec quelque ingénuite et un très certain détachement :
-Au fait combien en avons-nous sauvés exactement fidéle serviteur ?
Il sort un bloc de garçon de café et récite :
-1652 suédois, 764 norvégiens et 489 nordnmois plus 53 albanais, 27 chinois, 11 italiens et 3 français Altesse.
-Trois français quand même ! Songeai-je en allumant un cigare… je mérite une seconde Médaille de Sauvetage, (les français m’ont même attribué la Médaille du Travail. Ah les braves gens !) il faudra que j’en parle au nouvel ambassadeur de France que l’on vient de toucher ce Monsieur Chtarbais de la Chtarbotière dont ce cher John Branke m’a dit le plus grand bien :
-Je vous en prie mon ami…
-Plaît-il ma Poupetkë ?
-Votre cigare, Raoultkë, mon cher vous nous incommodez…
Quels enquiquineurs tous ces hygiénistes nordiques! Depuis qu’ils ont interdit le tabac partout ils ont décroché le record mondial d’ulcéres de l’estomac et de cancers de l’anus.
Je vais sur le balcon et ce sont des acclamations, je salue avec plaisir, je donne de ma personne sans compter mais la Reine, sans doute un peu jalouse de ma nouvelle popularité me rappelle à l’ordre :
-Rentrez je vous le demande, vous n’allez pas passer votre journée à saluer nos foules.
Me soupçonnerait-elle de quelque arrières-pensées putschistes, taquin, je cueille mes lunettes noires dans la poche de ma veste et quitte la piéce sombre et arrière-pensif.
Finalement je vais fumer mon cigare dans les toilettes des conducteurs de carrosse au sous-sol, c’est interdit partout ailleurs, ils ont même mis des alarmes et des barbelées autour des cendriers, mais eux ont conservé le droit de fumer, une tolérance dû au fait que de tradition ce sont des hongrois qui par le passé et précaution étaient castrés avant de nous être envoyés mais sont maintenant recrutés parmi les magyars ayant eu les oreillons dans leur jeunesse. En compensation ils dépensent en cigarettes ce qu’ils n’allouent pas aux dames faute d’appétence.
Pendant que je tire sur mon cigare assis sur la lunette cette idée me trotte, après tout prince consort ce ne peut-être un but dans la vie, il y a mieux à faire si je passais roi à plein temps, sans dessaisir complétement la reine s’entend et même en lui conservant tous les droits… d’une épouse légitîme, mes ennuis seraient terminés, je n’aurais plus à quémander et je ne serais plus sous la menace de lois scélérates qui du jour au lendemain pourrait me naturaliser hongrois.
L’erreur c’est cette foutue démocratie représentative bourgeoise très dix-neuviéme rentier, complétement dépassée et qui ne représente rien sinon quelques intérêts subalternes mais sûrement pas ceux supérieurs du pays.
Pour ces députaillons la famille royale est tout juste tolérée et encore au titre des minorités visibles.
Mais le peuple lui nous aime, ne serait-ce que parce que nous les distrayons. Au vrai nous sommes un loisir pas cher nous autres « royals ». Par sujet à l’année ? Pas même le droit d’entrée dans un parc d’attractions ! Et avec nous les suppléments sont gratuits.
Oui il me faut m’adresser directement au peuple, avec la démocratie directe jamais ces saligauds de parlementaires n’auraient pu faire guillotiner notre cousin Louis le seiziéme.
L’instant est historique :
Première résolution, décrêtai-je en tirant la chasse, je vais me munir d’un attaché de presse personnel, et je ne passerai plus par les services de relations publiques du Palais pour mon planingue.
Seconde résolution décidai-je en me mouchant dans du papier toilette, je vais prendre un agent pour s’occuper de mes droits… mieux un managère, je vais professionnaliser la fonction. C’est ça ! Je m’en vais te professionnaliser la fonction !
Troisiéme résolution: changer de marque de papier toilette, celui-là pue! (à suivre...)
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Publié par urbane à 05:17:50 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
La Gouv'Ac 2 par Lofti Benayak 1/1Moi c'est Dubiduwa Kassanbasho, c'est mon pôte Slamoul (mais tout le monde dans la Cité l'appelle Blédur!) qui se présentait au casting du nouveau gouvernement (la Gouv'Ac quoi!) qui m'y a emmené mais j'y croyais pas trop, c'est piston et compagnie tout ça c'est comme à la télé, je me suis présenté une fois au casting de J.C.Delarue, le thème c'était "Comment vivre sa différence en emmerdant un maximum de monde!", je peux dire sans me vanter que j'en connais un bout sur la question, vu que je mesure un mètre trente-sept, que je suis noir et que je souffre d'une maladie orpheline (trois cas en France) qui fait que j'ai le sommet du crâne qui change de couleur sans cesse, ça passe du brun au rouge au jaune puis ça repasse au vert et puis au blanc, à l'école on m'appelait Gyrophare ou le nain clignotant à cause de ça, les mômes sont cruels, on sait pas d'où ça peut venir, peut-être une surcharge en phosphore pasque la nuit je suis phosphorescent aussi, ouais on sait pas bien et pourtant y en a qui cherche vraiment, je veux dire des médecins, il y en a même un qui voulait me monter en porte-clefs parce qu'il paumait tout le temps ses clefs quand il rentrait le soir chez lui. Ouais pour en revenir à Delarue eh ben ils ont préféré l'ex-hôtesse de l'air-chef de cabine transsexuelle qu'Air France avait pas voulu reprendre comme steward après son opération, elle leur avait fait douze procès et écrit un livre.
Mais moi je me suis toujours battu. contre les discriminations, et j'y ai fait un procès à l'hôtesse de l'air et un autre à J.C.Delarue et finalement j'y suis passé dans son émission, le thème c'était: "Les types qui emmerdent les animateurs dépressifs avec des procès à la con!" .
Des procès j'en fais souvent un peu à tout le monde, j'ai monté une assoç: "les amis du Nain Clignotant "ça s'appelle, pour montrer que je sais prendre de la distance vis à vis de moi et par rapport à ce que je suis dans le regard des autres (c'est un peu compliqué mais je m'y retrouve il faut juste me laisser le temps d'accommoder!). Mon dernier procès: je rêvais de jouer au basket, et à Grainszy-Les-Gonds, là où j'habite, en banlieue, on avait une très bonne équipe de National 2 qui se battait pour le titre chaque année.
Je me suis inscrit à l'A.S.B Grainszy et j'ai demandé à jouer en équipe première mais sous préteste que je mesurais qu'un mètre trente-sept et que j'avais jamais touché un ballon l'entraîneur monsieur Bénouzet il a pas voulu de moi, aussi sec je les ai attaqué pour discrimination et j'ai gagné et ils ont bien été obligés de me faire jouer en équipe première avec d'autres nains, j'ai vite abandonné après parce que le basket en 14 ° division de ligue IV c'est pas passionnant et il faut bien dire que l'entraîneur monsieur Bénouzet il avait plus la manière depuis sa dépression.
Ouais bon je reviens au casting du nouveau gouvernement mon pôte Slamoul il visait pas la Justice ou les Affaires Étrangères non juste un petit secrétariat aux anciens combattants ou aux sports, l'idéal pour lui ça aurait été la Coopération comme ça il aurait pu rentrer au pays le wouiquinde et revenir le lundi au ministère avec un quinze tonnes plein de barrettes qui lui ferait sa vente de la semaine, depuis tout môme il est dans le commerce Slamoul, mais il a quand même fait des études il a un équivalent de B.E.P.C et comme il est arabe par son père et femme de ménage par sa mère moi je lui disais qu'il pouvait demander la Justice à l'aise.
Le casting c'était un peu n'importe quoi il y avait un peu de toutes les couleurs, même des blancs, enfin des blanc-crême plutôt.
Il y avait sur la scène une dizaine de gonzes et gonzesses proprets derrière une grande table et on passait chacun son tour devant, le chef du jury, c'était un type que tout le monde appelait François avec une petite mèche de premier communion sur le devant, pas le mec méchant, il y avait qu'un truc il voulait pas qu'on crie surtout, sans doute pour pas déranger sa mèche et sa carrière, et il recalait systématiquement les chanteuses à voix qui lui soufflaient dans la gueule mais en vérité j'ai tout de suite compris que le vrai chef celui qui choisissait c'était un vieux con tellement bronzé qu'il commençait à se lyophiliser, je l'avais vu à la télé, c'était un publicitaire connu ce gars-là (pasqu'il passait à la télé et plus il y passait plus il était connu et plus il était connu plus il y passait, ces mecs-là ont inventé le mouvement perpétuel et personne leur en est reconnaissant!) Il tenait pas en place, il avait une énorme montre et il la regardait sans cesse, pour se rassurer je crois et pas penser au temps qui passe.
Le Slamoul il te l'a expédié en deux phrases:
-Non les arabes on a le quota et puis c'est plus à la mode! Sans compter que le président depuis qu'il s'est fait soulever son Mont-Blanc et sa Rolex en conseil des ministres il se méfie... suivant!... mais qu'est-ce que c'est que ça?
Il faut dire que le stress de l'audition ça m'avait déclenché une crise et je commençais à clignoter:
-Un nain clignotant... première fois que je vois ça... c'est pas con ça... ouais ça peut faire de l'audience... ça plaira à la ménagère défoncée de plus de cinquante ans et au cadre externalisé de moins de quarante... on pourrait le mettre au budget... un nain versicolore putain c'est de la diversité ou je m'y connais pas, mettez-le moi de côté celui-là !
Et puis une des gonzesses lui a fait: tssuk! Tssuk! et il est allé discuter avec elle et le type à la mèche:
-Comment ça on en a déjà un de nain? Il s'est esclamé le publicitaire.
-Mais si tu sais bien. Il lui répétait gêné le type à la mèche.
Et c'est à ce moment que le Président est entré, difficile de pas le reconnaître on le voit tout le temps bientôt il sera en boubou sur les billets de banque et les pièces de monnaie, bientôt quand ça vaudra plus rien.
Il s'est arrêté devant moi et il a dit :
-Putain un nain qui change de couleur! Alors là le Obama on le met minable! Bravo Jacques quel joli cadeau, t'as toujours de ces idées toi!
Et c'est comme ça que je suis devenu Ministre délégué à la Diversitude et aux Passages piétons.
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Publié par urbane à 00:18:35 dans / La Gouv ' Ac 2 | Commentaires (0) | Permaliens
-Hep ticketkë ! M'interpelle le controleur.
L'on imagine dans quel état je me trouve: en partie haute, je suis en sang et en partie basse à poils !
Mais le préposé ne me prend nullement en pitié et titubant il vient à moi en réitérant son injonction :
-Ticketkë !
Je le repousse rageusement et part à la recherche d'un homme sobre. Après avoir sondé les câles et monté sept étages, je suis bien obligé de me rendre à l'évidence, ils sont tous complétement rincés à bord ! Aussi bien les membres d'équipage que les passagers. Même les enfants, même les clebs, même les belle-mères !
C'est tout le drâme de ces contrées rigoristes, austères, mal desservies en bonne humeur et fantaisie, corsetées et frigides, au premier rayon de soleil ou quand l'occasion se présente les naturels se lâchent tout à fait et ne se connaissent plus de limites.
Il faut dire aussi qu'il y a ici trois étages de duty free où le Smörgg la boisson nationale, un alcool fort à base de jus de salami fermenté est en vente libre et fortement détaxée, on gagne facilement 1,67% par rapport aux prix pratiqués chez nos voisins.
Je parviens néanmoins à gagner la passerelle.
-Je veux voir le commandant du navire ! Intimai-je au premier gradé que je croise.
-heu cobandant y dort. Me répondit-il en me rôtant à la figure.
Je ne l'ai point encore signalé mais entretemps la houle a forci et le navire commence à balancer.
J'écarte le pécore et promptement j'arrive au poste supérieur, un gaillard barbu, qui ne manque pas de prestance dans un charmant ensemble blanc rehaussé d'or se tient à la barre, je dis qu'il s'y tient mais je devrais dire qu'il s'y cramponne.
-Vous êtes le commandant de ce... vaisseau ?
-y me semble... c'est bien la semaine B? ...'oyons... si c'est la semaine B c'est moi qui suis là sinon c'est Henrietkë... l'est pas là Henrietkë ? Alors c'est pas la semaine A et c'est moi qui suis là !... quand même personne a vu Henrietkë ?
-Mon commandant la porte arrière est restée ouverte ?
-Quoi encore ! Mais merde on va re-couler ! Henrietkë il est où ce con-là ? On vous a jamais dit que vous portiez pas de slip ? Ben moi je vous le dis... gare mon garçon ou tu vas te les enrhumer et aussi... aussi vous avez du ketchup là sur la tête... là... et là aussi!
-Je vous dis que la porte...
-Ah ouais la porte... HoHé les gars ordre d'évacuer le navire on va coulo qu'y dit le jeuno... mais... mais qui t'es toi pour me donner des ordres ? T'es même pas Henrietkë. Foutez-moi ce quidam aux fers !
-Je suis le... le mari de votre reine: Printzip Raoultkë de Nordnmark.
Il se rappôche, me dévisage, il pue le Smörgg à plein nez :
-C'est toi Raoultkë Ôg Grotesqtkë !
L'on pourrait traduire par Raoul le risible, je mets cette remarque déplaisante et ridicule sur le compte de son état... avancé et je réalise que je n'obtiendrais rien de lui.
Il ne sera pas dit que mon sacrifice aura été inutile. Je réussis à lui faire décramponner la barre et le pousse dans son fauteuil de commandement où il se met à ronfler. Je n'ai jamais conduit de ferry jusque là mais celui-ci braque mal, il me semble fort peu maniable sans doute à cause de l'état de la mer et de l'eau que nous embarquons sans compter. Nous sommes déjà bien enfoncés.
Nous allons tout droit vers la haute mer et le naufrage assuré, il me faut dérouter l'animal vers l'île la plus prôche soit Umpingen. Je mets la barre à droite toute à... tribord donc.
La manœuvre est brutale et l'on commence à tambouriner à la porte du poste de commandement que j'ai pris soin de verrouiller.
En moins d'un quart d'heure nous arrivons à bon port sur Umpingen haut lieu des festivités.
Je suis en train de parfaire mon créneau lorsque me parvient l'écho de la voix reconnaissable entre toutes car invariablement mégaphoné de cet imbécile de Thor Dupondsen, le chef des services de sécurité :
-Monseigneur je vous en prie rendez-nous ce navire et relâchez les 2957 ôtages ! Crie-t-il depuis son hélicoptère tandis qu'à nouveau une pluie d'homme-grenouilles courônnés de bérets verts s'abat tout autour de moi, signe sans doute que le temps est à l'orage !
L'on m'a mis dans une chambre que le tapissier est en train de finir de capitonner au modeste hôpital général d'Umpingen lorsque ce saligaud d'Urinald fun Froeben le grand chambellan de la cour vient enfin me chercher:
-Pardonnez-nous Monseigneur, ces messieurs ont cru que vous aviez... à nouveau... perdu la raison et détourné ce bateau...
-Navire ! Froeben, l'on dit navire lorsque l'on est marin. Et je n'ai jamais jusqu'à ce jour perdu la raison, que je sache.
-... vous avez raison Monseigneur: ce navire, ils ignoraient que votre geste avait sauvé la vie de tant de gens...
-2957 Froeben... pas plus que de 2957... mais pas moins...
-Une voiture vous attend Monseigneur.
-Une voiture... oui... oui mais non... je vais un peu rester ici... c'est ici que l'on s'amuse aujourd'hui n'est-ce pas: à Umpingen.
Devant la sortie de l'hôpital, une foule importante m'attend pour me fêter...
Des jeunes filles tendant leurs seins dénudées pour que je les leurs dédicacent crient :
-Raoultkë Tek Lof ! (Traduction : Raoul on t'aime !)
Dieu de Dieu me voilà populaire... enfin ! Je me jette dans la foule et me laisse engloutir par elle. C'est si bon d'être aimé de son peuple.
(à suivre...)
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Publié par urbane à 19:37:39 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
Le 22 Juillet 1913, le Capitaine de Frégate François Madeleine-Bastille, surnommé JoliMumm, commandant du sous marin à vapeur d'attaque français Charles Deguaux-Lestoile, passe devant la Haute Cour de Justice Militaire réunie sous la présidence de l'Amiral Dupetit-Toutcourt . Il est accusé de bélligérance aggravée en temps de paix. Les audiences ont lieu à huis clos au Ministère de la Marine avant d'être transportées pour la commodité des débats au Panier Fleuri rue Cassette. Il est notamment reproché au Commandant Madeleine-Bastille l'usage inconsidéré et répété d'ustensiles de guerre tels que torpilles et canons au cours du printemps 1911 à l'encontre d'un batîment de croisière britannique dont le nom sera tenu secret par l'amirauté:
"Question:Avez-vous engagé au cours du printemps 1911 lors de l'une de vos missions un batîment étranger?
Réponse: Affirmatif le croiseur de bataille H.M.S. Inculabeule.
Question: Pour quelle raison?
Réponse: Raisons personnelles.
Question: Nous respectons votre pudeur commandant malgré tout les actes de guerre commis sous pavillon français ne sauraient manifester de caractère privatif? Nous vous demandons la plus grande sincérité... Madame Suzette dîtes à ces dames de faire un peu moins de bruits je vous prie.
Réponse: Soit, lors de notre avitaillement à Anvers la Commodore Billings a gravement mis en cause la qualité de notre marine de guerre, je lui ai demandé réparation, nos témoins ont convenu d'une rencontre, mais comme nous devions appareiller tous deux le lendemain, nous avons remis la rencontre à la fin de nos missions respectives, et ce dans un secteur convenu de l'atlantique-nord, les conditions étant à huit cent métres, dix coups au 88 de marine.
Question: La rencontre a-t-elle eu lieu?
Réponse: Affirmatif.
Question: A quelle date?
Réponse: Dans la nuit du 11 au 12 Avril 1911.
Question: Quelle en a été l'issue?
Réponse: Euh... nous avons reçu un coup direct dans la soute à charbon...
Question: Oooh!
Réponse: Mais nous leur avons explosé la cantîne des premiers maîtres et la salle à manger du commodore Billings.
Question: Aaah!
Question: Quelles ont été les conséquences des dommages que vous avez subis?
Réponse: Nous sômmes rentrés à la voile.
Question: Pensez-vous que dans le cours de "votre affaire" des projectiles aient pu s'égarer?
Réponse: Euh... nous avons été un peu long à l'engagement, des problêmes de hausse, en face ils nous ont encadrés trés large aussi au début,nous louvoyons tellement au milieu des icebergs que Billings a dû commander un tir éclairant pour s'y retrouver. C'était triché mais bon. Aprés, je dois à la vérité de dire que mon canon Saint Chamond porte à gauche et Billings c'est connu dans la marine britannique est tory il est donc possible qu'à un instant "i" nous ayons triangulé de conserve sur un point "t"...
Question: Hum! Hum! Vous voulez dire un point "p" commandant. Eh bien ma foi je tiens... la cour se tient pour satisfaite des réponses apportées par le commandant Madeleine-Bastille et le relaxe des chefs d'accusation, pour le reste nous n'avons pas à en connaître... la destinée de quelques obus perdus... Madame Suzette vous pouvez apporter le champagne, vous connaissez les préférences du commandant "Joli-Mumm"!"
Plus tard le capitaine de vaisseau Madeleine-Bastille deviendra l'un des héros de la résistance intérieure française sous le pseudonyme de commandant Bastille-Madeleine, arrêté par les allemands, torturé, passé à la râpe à fromage, râpé aux deux tiers ses derniers mots seront:
-Comment... comment vous avez fait pour me reconnaître?
Le conseil municipal de Paris a décidé le mois dernier de débaptiser la station de métro "Passy" pour suspicion d'arrières pensées vichyssoises et de la rebaptiser Madeleine-Bastille.
rms.Terribeule:http://www.blogg.org/blog-33810.html
Publié par urbane à 19:20:11 dans / L'affaire Charles Degaux-Lestoile | Commentaires (0) | Permaliens
Une enquête de la cellule Homicide 22 par J-P.Chassavagne 2/3Publié par urbane à 23:41:03 dans / Une enquête de la Cellule Homicide 22 - La Cheffe Gringeaux et le mangeur de foules | Commentaires (0) | Permaliens
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