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Une enquête de la cellule Homicide 22 par J-P.Chassavagne 3/3
La cheffe Gringeau Josyane et le sociopathe mangeur de foule.
On interroge toute la nuit Tenculathor le mangeur de foules mais attention l'interrogatoire il est aussi scientifique avec de la 'sychologie appliquée, bref pour résumer la cheffe Gringeaux lui trimballe ses nibards sous le nez pendant trois heures d'affilée et ça y fait rien au sociopathe, nous on y tient plus et on va se branler à tour de rôle dans les chiottes.
Bon on essaie aussi de lui faire la morale, la réglementaire la 68 rectifiée 81 comme quoi on doit pas bouffer n'importe quoi vu que c'est pas diététique et que le tévéspktateur c'est pas du naturel que ça passe son temps à bouffer n'importe quoi en regardant des couenneries et je parle pas du supporter de fotebale élevé à la bière et à la fumette d'importation
-Oui mais c'est gras et j'aime bien le gras.
-Mais le gras non plus c'est pas morale! Et vous avez sans doute aussi bouffé du fumeur! Vous vous rendez pas compte... j'essaie de le raisonner parce que je crois bien que je le prends un peu en pitié ce garçon-là, c'est vrai je commence à le comprendre, Tenculathor c'est une sorte d'idéaliste à sa façon.
La cheffe Gringeaux qui comprend qu'on s'apitoie reprend les choses en mains (manque de bol c'est pas les miennes de choses et je re-vais me soulager dans les lavatories)
-Bon pour commencer vous me le mettez en garde à vue pour mangeage de gras sur la voie publique (articles... de Paris et chaussettes à clous! ) Dans une société civilisée moderne on ne tue pas le monde comme ça et c'est point!
-Même pas les bébés, les mongoliens et les vieux? Vous les butez bien vous pourquoi je mangerais pas les foules lâches et moutonnières qui lisent et regardent les mêmes conneries en même temps, pensent la même chose au même moment et votent où on leur dit de voter! Oh et puis merde de toutes les façons y'a mon tonton Brindzec qui va venir et vous allez pas rigoler bande de loches!
Sur ce on reçoit un appel de la cellule de soutien psychologique qu'on a réglementairement dépêchée sur les lieux de la dernière attaque boulevard de la Raie Publique, on comprend pas tout ce qu'ils disent mais de ce qu'on comprend ils auraient été attaqués par un dragon et ils auraient été calcinés sur place et une espèce d'entité subliminique leur aurait déféqué dessus sans supplément.
-... vive la grosse commission.... européenne! Murmure dans un élan admirable l'ultime survivant de la cellule de soutien psychologique.
-Ils ont cessé d'émettre... dit la cheffe Gringeaux en reposant les écouteurs.
L'émotion nous gagne et le silence s'installe... brisé par le sociopathe:
-Ah ça c'est tonton Brindzec il aime bien faire le dragon aux mariages et aux enterrements... et puis aussi chier sur le monde!
Soudain la porte s'ouvre en grand et un vent glacé s'engouffre dans la pièce et tout se met à trembler, dans ces moments-là on s'accroche à ce qui semble le plus solide et on s'agrippe tous aux nibards de la cheffe Gringeaux. Quand la tempête intérieure s'arrête on découvre qu'un type avec une grande barbe à deux pointes est assis sur la bureau de la cheffe Gringeaux. Je sais pas pourquoi mais il me fout mal à l'aise et en même temps il m'impressionne sans doute parce qu'il a osé s'asseoir sur le bureau de la cheffe.
Elle réagit vite d'ailleurs:
-Bon vous vous enlevez vos mains et lui il retire ses fesses de mon bureau! Et d'abord qui vous êtes vous? Z'avez vos documents d'identité?
Le barbu à deux pointes lui tend un carte de visite ousque c'est écrit:
"Branlwan Le Brindzec. Druide diplômé Noces et Banquets-Voyances P.M.U-Envoutements sur devis"
-Je viens chercher le petit ça va être l'heure de son goûter! Il dit en désignant le mangeur de foules.
Aussi sec elle le met en garde à vue pour complicité de grignotage entre les repas (www://setorcher-selamettre.gouv.enc)
Jusque là moi je dis qu'on s'en sortait bien, on avait deux suspects en garde à vue, la cheffe Gringeaux elle téléphonait à la jugeuse d'instruction, elles papotaient, se refilaient des recettes de bonne femme et de tortionnaire à l'ancienne pour faire avouer le gardé à vue c'est après qu'elle a raccroché que ça s'est emballé sévère.
Pour confirmer l'avunculation, ouais moi aussi j'ai pas compris tout de suite, pour être sûr quoi que le mangeur de foules était bien le neveu du druide, la cheffe elle a décidé de lui estraire au barbu à deux pointes un poils du cul, sa grande spécialité, je l'ai dit, afin de procéder à une analyse ADN du susdit tel que susmentionné plus haut en tant que suspect.
On s'était pensé que le druide il allait renauder et nous faire des difficultés mais non il s'est plié en deux à nos ordres, il a même complaisamment soulevé son espèce de tunique et il nous a montré son cul et la cheffe Gringeaux s'y est mise bien calé sur l'arrière du gardé à vue, les lunettes à hauteur de l'orifice, soudain il a pété et ça a senti la mer, vrai on s'y serait cru, j'ai failli commander un plateau de fruits de mer/muscadet en terrasse, il avait des poils du cul incroyabs gros et noueux et quand elle a tiré d'un coup sec pour lui en estraire un beau elle s'est engouffrée dans le trou de balle du druide et elle y a disparu toute entière à jamais? Putain je dis pas les effets spéciaux c'était mieux que Holivoude vu que c'était en vrai.
Euh bon on s'est tous regardé et on s'est réuni pour décider de la suite les uns pensaient que c'était sans doute arrivé suite à une faille dans le continuum spatio-temporel les autres que c'était connu: les bretons avait un rectoum d'enfer, vrai on était vachement émotionné et on a décidé de lui lever sa garde à vue et celle de son neveu, ça valait mieux, mais on a insisté quand même un peu:
-Pardon mon druide vous allez pas nous la rendre?
-Vous rendre quoi?
On aurait dit des mômes qui avaient paumé leur ballon chez un voisin irascible, on y allait prudent :
-Ben notre cheffe, la cheffe Gringeaux?
-Et vous la rendre comment?
Ah ça c'est vrai? Soudain une espèce de vertige ontologique, c'est le brigadier-psychologue-chef Jaunard qu'avait trouvé le mot, nous saisit: il faudrait qu'il nous la chie, ça risque de pas lui plaire à notre cheffe, de se faire chier tout dré par un gardé à vue.
Finalement il se décide à nous la rendre.
Il rote, il péte, il commente: "ah ça c'est la bière!" mais moi je suis sûr c'est le képi mou qui passe pas finalement il nous la délivre dans une espèce de gangue verte il est pourtant pas végétarien?
-Je suis au régime en ce moment bicause les triglycérides au plaftard!
Et la cheffe nous est restituée, intacte, elle nous explique que ça souffle là-dedans, ça décoiffe le voyage dans le tube d'un druide mais aussi que ça manque pas de celte, elle raconte qu'elle a mis en garde à vue un dragon aphone et une fée qui grinçait, un prophète cycliste et un assyrien égaré qui avait pas de permis de séjour.
Quand elle a été à peu près remise, de son voyage, la cheffe Gringeaux elle nous a dit:
-Bon la sous-flictérature pour secrétaire de direction banlieusarde, l'ésotérisme à deux balles, le gnosticisme Prisunic et le mauvais feuilleton qui plaît aux cons qui croient en n'importe quoi depuis qu'ils ne croient plus en Dieu on laisse tomber, de toutes les façons la procureuse vient d'être muté à Babylone. Maintenant on s'occupe plus que des tomobilisses, c'est plus calme et moins dangereux.
-Et la police scientifique et la spychologie appliquée au gardé à vue cheffe?
-On se les carre au train itou. Rompez!
Comme ça que le Cellule Homicide 22 est devenue la cellule Tomobilisse 22 et maintenant on coince les notaires qui roulent deux kilomètres plus vite que la moyenne plafonnée, c'est quand même plus tranquille. Ah c'est bon la répression pure et pas scientifique, le vrai loisir d'amateur pour fonctionnaire connaisseur.
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Publié par urbane à 02:48:45 dans / Une enquête de la Cellule Homicide 22 - La Cheffe Gringeaux et le mangeur de foules | Commentaires (0) | Permaliens
Nick Sarkozaïe went back to jail. Par Lofti Benayak 1/1
A ma sortie de prison pour m'attendre il n'y avait que ce con de Lefebvre et un reporter de "L'Indépendant de Blagnac 'con" que j'ai vite viré, ces peloteurs de journalistes je peux plus les voir quand je pense à ce qu'ils me léchaient quand j'étais président et que je te les gavais de pizza au caviar et que je te leur écrivais leur papier et que je te les baladais en avion à travers le monde entier avec petits fours, champagne et stagiaires à volonté!
Pour Lefebvre c'est autre chose, un jour il m'a demandé pourquoi il avait jamais été ministre, je lui ai caressé la truffe et répondu qu'on avait jamais vu un clébard devenir ministre, il a pas compris et il a juste remué la queue de contentement comme aujourd'hui.
-Ah ça fait plaisir de te voir chef.
C'est tout juste s'il me lèche pas la gueule, c'était le plus con d'accord mais c'est aussi pour ça qu'il m'est resté fidèle.
-Bon ça va, ça va, tu m'as apporté le dossier rose que je t'avais demandé de prendre dans la caravane à Gennevilliers.
-Ouais mais ça a pas été facile les CRS sont venus dimanche dernier et ils ont évacué le campement. Heureusement Melesscu le gitan m'a trouvé une place pour garer prés de l'usine à gaz à Epinay, c'est pas Deauv' mais tu verras on y sera bien et puis on est près de la nationale et entre les pare-brises et la vente de bouquets on peut se faire pas mal de ronds.
-Me fais pas chier avec ça!
Je te le foutrais bien au bloc, c'est ce qui me manque le plus de quand j'étais flicaillon suprême...
Faut le voir dans son costard rayé de publicitaire défroqué et suicidaire qui a viré clodo, avec ses longs cheveux gris et sâles il est vraiment pas sortable... putain en plus il est en pantoufles!
-Tu pouvais pas mettre des pompes!
-Mes John Lobb sont au ressemelage et j'ai pas de quoi les en sortir.
-Bon allez on va direct à l'ambassade des États-unis!
J'ai monté tout mon dossier de retraite d'agent de la C.I.A, j'avais un poste important, j'étais Square Chief Leader, si l'on veut en français ça ferait chef de square en chef, c'est pas rien quand même, ça plus ma complémentaire du Mossad je pourrais m'en tirer.
-Ouh-là ça fait une trotte dis don'!
C'est pas avec ce que j'ai ramassé en fabriquant des poupées vaudou en taule qu'on va pouvoir se payer un taxi alors on lève un vélib devant un marchand de cycles bio et un autre garé prés d'un pressing végétarien et en route.
-Dis donc chef t'as perdu ton coup de pédale on dirait?
-Tu crois que c'est en faisant du jogging autour d"une lunette de chiottes qu'on peut entretenir sa forme.
C'est vrai que je souffle. Heureusement à partir de la place de l'Étoile ça redescend et on arrive dans les temps.
Je suis reçu au bout de quatre petites heures par l'adjoint au sous-chef de poste qui me dit qu'y manque des pièces à mon dossier dont l'imprimé 1258-BG corrigé 23 (y sont pires qu'à la sécu!) de capacité à remplir les formulaires et le certificat de non condamnation pénal.
Merde j'avais pas pensé à ça, si seulement il y avait eu une petite amnistie présidentielle là-dessus comme à l'époque de la république, la vraie, la barbue quand à chaque heureux avènement on effaçait les ardoises mais mes salauds de successeurs bon bourgeois et bien pensants ils ont fait comme moi, ils ont pas pu s'empêcher de faire une leçon de morale au petit peuple, à la manière des rentières dans le temps qui envoyaient les gendarmes à la petite bonne voleuse de fraises et ma condamnation à dix-huit mois fermes (et définitifs!) pour racolage actif, passif et transversal en dehors d'une période électorale et haute trahison en réunion (de l'OTAN) risque bel et bien de me coûter ma pension, après tout ce que j'ai fait pour eux!.
Sur la route on s'est arrêté chez la Veuve Balladur, elle m'avait fait savoir qu'il avait pensé à moi l'homme d'état honoraire avant de calancher et m'avait laissé un petit quelque chose, et tout ce que je récolte c'est un portrait encadré et dédicacé de lui qui encombrait le bonheur du jour.
Il faut reconnaître quand même qu'il m'avait prévenu la vieille loche: attention au second mandat, c'est le plus périlleux et de m'expliquer que sous la cinquième le premier mandat est en règle générale: simplement consternant et le second carrément farce, je reconnais avoir un peu forcé sur le côté farce, mais ils arrêtaient pas de m'élire ces cons-là et plus je leur en faisais voir, plus ils godaient, qu'est-ce que j'y peux si le gaulois après 25 siècles de moustaches assumées a viré d'un coup "closed queen" .
Et puis il y a les bons copains, ceux du temps de la grande régalade, pour lesquels je me suis bougé pour arriver à vendre, au déballage, au cul de l'airbus, leurs saloperies sur les marchés... étrangers et qui maintenant me prennent plus au téléphone, et je parle pas du fils Bouygues qui m'a même résilié l'abonnement gratuit de mon portable, la dégringolade quand ça commence... à la fin de mon second mandat y a des patriotes qui trouvaient que la France d'après elle ressemblait plus à grand chose, qu'elle était plus du tout figurative et ils ont essayé de me fusiller, coup de bol c'était un vendredi et on fusille plus le vendredi depuis que j'ai installé les Frères Musulmans en ex-France, heureusement que c'est pas tombé un dimanche.
Il y avait quelque temps que ma Carlita m'avait laissé tombé, elle était parti avec Jean-Claude Durex le roi de la capote, il faut dire aussi que c'était la grande affaire de sa vie la capote, ça et ses meules, une mystique quoi!
Par la belle-fille du cousin d'un copain de la petite amie du concierge de l'Elysée,j'avais bien réussi à nous faire embaucher à Paris Propreté,on traversait Paris en motocrôttes ça me rappelait un peu les cortêges officiels mais ils ont trouvé que Lefébvre faisait sâle et on s'est fait virer. Après... après on coule vite sans portable.
Enlever ses portables à un homme c'est vraiment lui retirer sa dignité d'être humain.
-Dis donc on a plus un rond y me dit l'ex-communiquant en sortant de l'ambassade et en regardant ses charentaises qui prennent l'eau, c'est sûr Paris en Novembre sous la flotte et sans le rond ça fout le schwartz, il secoue sa Rolex:
-Merde elle a pris l'eau et elle perd ses aiguilles, c'est Séguéla qui me l'avait donnée.
-Il avait du l'acheter en Thaïlande, bon on va essayer de se faire un sac.
On est calé depuis une heure devant le conseil constitutionnel quand la grosse Simone sort, à vélib ça va pas être facile l'abordage normalement c'est en squouteur que ça se pratique ce genre de sport, quand même je réussis à lui tirer son cabas Hermès et à m'arracher, ce grand connard de Chirac essaie bien de nous courser mais il a perdu son flair et il se met à courir derrière un taxi en aboyant.
On se rapatrie pas sans souffrances à Épinay et on se dépêche de repeindre les vélibs avant d'entrer dans la caravane pour faire à la bougie l'inventaire du sac: cinq cent balles, les oeuvres complètes et lubrifiées de Frédéric Mitterrand (il faut reconnaître que ce garçon a toujours fourni le lubrifiant et c'est rare dans l'administration!) un vélo d'appartement avec la pompe bien sûr et son tricot en cours et c'est tout. Ah la salope!
Vrai on commence à désespérer quand Melesscu entre:
-Je pas déranger votre station dinatoire?
Je le foutrais bien au bloc ce Mélesscu qui m'a tout l'air de passer sa vie à délinquer même en véquende mais enfin bon il nous explique qu'il est sur un coup mais qu'il peut pas y monter lui-même à cause "foulure de rate en tombant de jeune cousine..."
Son affaire c'est une rombière bourrée d'oseille qui crèche à Neuilly et à quoi il faut tirer ses bijoux, elle est en vacances de neige à Doobaïe pour six mois. Je suis pas trop chaud pour revenir dans le coin mais on s'y colle quand même, bien obligés. Il nous repasse des uniformes de schtroumpfs, de petits bleus, de flics quoi et taïaut!
Dés qu'on entre dans l'appartement je respire la grosse gourance, avec ma lampe j'éclaire une photo sur le piano:
-C'est... c'est ... Cé... Cécilia!
-Oooooohéééééééooohh! Fait ce con de Lefèvre qui m'accompagne en croyant que j'en pousse une.
Cécilia mon ex-poupougnette, je l'ai reconnue tout de suite la photo est pas récente mais le flingue que pointe sur nous le concierge l'est beaucoup plus.
Au procès elle est venue déposer c'était mou, volumineux, ça sentait pas bon et y m'ont collé le maximum de la peine plancher en tant que récidiviste (les deux quinquennats qui ont surtout compté!) et mon con d'avocat commis d'office a pas pu empêcher la rétention de sûreté à cause de ma grande dangerosité sociale. Lefèbvre, lui, y l'ont envoyé à la S.P.A. ça m'étonnerait qu'il passe la semaine, je vois pas qui aurait envie de l'adopter ce corniaud-là!
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Publié par urbane à 19:52:33 dans / Nicolas Sarkozy est retourné en prison. | Commentaires (0) | Permaliens
26 Juin
Autre motif de contentement les premiers journaux parus ont titrés sur mon prétendu coup de folie et le détournement supposé du car-ferry Carl-Emmanuel Proustkë (1654-1732 inventeur du carré pané!), leurs démentis ultérieurs et la proclamation de mes mérites, sans doute exagérés, je le concéde, me remplissent de joie vindicative.
J’ai fait un retour triomphal au Palais, il m’a fallu me montrer et saluer les populations accourues pendant une bonne heure au balcon prés de la reine et des enfants, le Fun Froeben restant en arrière-plan dissimulé dans les rideaux (incroyable quand on y songe le nombre d’années que ce type aura passé dans les rideaux du Palais ! Il faudra que je lui en offre une paire quand il partira en retraite.) Après ce ne furent qu’ovations et applaudissements. Profitant de ma position j’ai émis le vœu lors du déjeuner de faire remettre en état le pavillon de chasse du grand-Père dans le Parc.
Ma Poupetkë n’a pas osé faire valoir le coût des travaux malgré les messes basses de Fun Froeben toujours planqué dans ses rideaux.
-Nous verrons…
-C’est vrai quoi je n’ai pas d’endroit à moi, bien à moi, un écrivain a besoin d’un tel lieu un peu sacré où…
-Où vous pourrez emmener vos gurgandines ! Grince la chère Gretaetkë en reprenant de la morue aux betteraves.
-Si vous me consacriez un peu plus de temps ma chère, je serais moins enclin à céder aux tentations.
A ce moment le ponctuel Pezzolino entre les bras chargés de journaux dont un Upshlöut-Match dont je fais la une. Ils ont mis une photo de moi pas très fameuse mais fort épique où l’on me voit titubant entre deux hommes grenouilles la tête en sang et les testicules à l’air, entrant au commissariat d’Umpingen c’était juste avant que l’un des gradés me prêtat un slip.
J’enfouis le périodique sous d’autres moins tapageurs mais tout autant à ma gloire et exploitant mon avantage, ainsi que nous en avons convenu avec l’ex-pizzaiolo je demande avec quelque ingénuite et un très certain détachement :
-Au fait combien en avons-nous sauvés exactement fidéle serviteur ?
Il sort un bloc de garçon de café et récite :
-1652 suédois, 764 norvégiens et 489 nordnmois plus 53 albanais, 27 chinois, 11 italiens et 3 français Altesse.
-Trois français quand même ! Songeai-je en allumant un cigare… je mérite une seconde Médaille de Sauvetage, (les français m’ont même attribué la Médaille du Travail. Ah les braves gens !) il faudra que j’en parle au nouvel ambassadeur de France que l’on vient de toucher ce Monsieur Chtarbais de la Chtarbotière dont ce cher John Branke m’a dit le plus grand bien :
-Je vous en prie mon ami…
-Plaît-il ma Poupetkë ?
-Votre cigare, Raoultkë, mon cher vous nous incommodez…
Quels enquiquineurs tous ces hygiénistes nordiques! Depuis qu’ils ont interdit le tabac partout ils ont décroché le record mondial d’ulcéres de l’estomac et de cancers de l’anus.
Je vais sur le balcon et ce sont des acclamations, je salue avec plaisir, je donne de ma personne sans compter mais la Reine, sans doute un peu jalouse de ma nouvelle popularité me rappelle à l’ordre :
-Rentrez je vous le demande, vous n’allez pas passer votre journée à saluer nos foules.
Me soupçonnerait-elle de quelque arrières-pensées putschistes, taquin, je cueille mes lunettes noires dans la poche de ma veste et quitte la piéce sombre et arrière-pensif.
Finalement je vais fumer mon cigare dans les toilettes des conducteurs de carrosse au sous-sol, c’est interdit partout ailleurs, ils ont même mis des alarmes et des barbelées autour des cendriers, mais eux ont conservé le droit de fumer, une tolérance dû au fait que de tradition ce sont des hongrois qui par le passé et précaution étaient castrés avant de nous être envoyés mais sont maintenant recrutés parmi les magyars ayant eu les oreillons dans leur jeunesse. En compensation ils dépensent en cigarettes ce qu’ils n’allouent pas aux dames faute d’appétence.
Pendant que je tire sur mon cigare assis sur la lunette cette idée me trotte, après tout prince consort ce ne peut-être un but dans la vie, il y a mieux à faire si je passais roi à plein temps, sans dessaisir complétement la reine s’entend et même en lui conservant tous les droits… d’une épouse légitîme, mes ennuis seraient terminés, je n’aurais plus à quémander et je ne serais plus sous la menace de lois scélérates qui du jour au lendemain pourrait me naturaliser hongrois.
L’erreur c’est cette foutue démocratie représentative bourgeoise très dix-neuviéme rentier, complétement dépassée et qui ne représente rien sinon quelques intérêts subalternes mais sûrement pas ceux supérieurs du pays.
Pour ces députaillons la famille royale est tout juste tolérée et encore au titre des minorités visibles.
Mais le peuple lui nous aime, ne serait-ce que parce que nous les distrayons. Au vrai nous sommes un loisir pas cher nous autres « royals ». Par sujet à l’année ? Pas même le droit d’entrée dans un parc d’attractions ! Et avec nous les suppléments sont gratuits.
Oui il me faut m’adresser directement au peuple, avec la démocratie directe jamais ces saligauds de parlementaires n’auraient pu faire guillotiner notre cousin Louis le seiziéme.
L’instant est historique :
Première résolution, décrêtai-je en tirant la chasse, je vais me munir d’un attaché de presse personnel, et je ne passerai plus par les services de relations publiques du Palais pour mon planingue.
Seconde résolution décidai-je en me mouchant dans du papier toilette, je vais prendre un agent pour s’occuper de mes droits… mieux un managère, je vais professionnaliser la fonction. C’est ça ! Je m’en vais te professionnaliser la fonction !
Troisiéme résolution: changer de marque de papier toilette, celui-là pue! (à suivre...)
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Publié par urbane à 05:17:50 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
La Gouv'Ac 2 par Lofti Benayak 1/1Moi c'est Dubiduwa Kassanbasho, c'est mon pôte Slamoul (mais tout le monde dans la Cité l'appelle Blédur!) qui se présentait au casting du nouveau gouvernement (la Gouv'Ac quoi!) qui m'y a emmené mais j'y croyais pas trop, c'est piston et compagnie tout ça c'est comme à la télé, je me suis présenté une fois au casting de J.C.Delarue, le thème c'était "Comment vivre sa différence en emmerdant un maximum de monde!", je peux dire sans me vanter que j'en connais un bout sur la question, vu que je mesure un mètre trente-sept, que je suis noir et que je souffre d'une maladie orpheline (trois cas en France) qui fait que j'ai le sommet du crâne qui change de couleur sans cesse, ça passe du brun au rouge au jaune puis ça repasse au vert et puis au blanc, à l'école on m'appelait Gyrophare ou le nain clignotant à cause de ça, les mômes sont cruels, on sait pas d'où ça peut venir, peut-être une surcharge en phosphore pasque la nuit je suis phosphorescent aussi, ouais on sait pas bien et pourtant y en a qui cherche vraiment, je veux dire des médecins, il y en a même un qui voulait me monter en porte-clefs parce qu'il paumait tout le temps ses clefs quand il rentrait le soir chez lui. Ouais pour en revenir à Delarue eh ben ils ont préféré l'ex-hôtesse de l'air-chef de cabine transsexuelle qu'Air France avait pas voulu reprendre comme steward après son opération, elle leur avait fait douze procès et écrit un livre.
Mais moi je me suis toujours battu. contre les discriminations, et j'y ai fait un procès à l'hôtesse de l'air et un autre à J.C.Delarue et finalement j'y suis passé dans son émission, le thème c'était: "Les types qui emmerdent les animateurs dépressifs avec des procès à la con!" .
Des procès j'en fais souvent un peu à tout le monde, j'ai monté une assoç: "les amis du Nain Clignotant "ça s'appelle, pour montrer que je sais prendre de la distance vis à vis de moi et par rapport à ce que je suis dans le regard des autres (c'est un peu compliqué mais je m'y retrouve il faut juste me laisser le temps d'accommoder!). Mon dernier procès: je rêvais de jouer au basket, et à Grainszy-Les-Gonds, là où j'habite, en banlieue, on avait une très bonne équipe de National 2 qui se battait pour le titre chaque année.
Je me suis inscrit à l'A.S.B Grainszy et j'ai demandé à jouer en équipe première mais sous préteste que je mesurais qu'un mètre trente-sept et que j'avais jamais touché un ballon l'entraîneur monsieur Bénouzet il a pas voulu de moi, aussi sec je les ai attaqué pour discrimination et j'ai gagné et ils ont bien été obligés de me faire jouer en équipe première avec d'autres nains, j'ai vite abandonné après parce que le basket en 14 ° division de ligue IV c'est pas passionnant et il faut bien dire que l'entraîneur monsieur Bénouzet il avait plus la manière depuis sa dépression.
Ouais bon je reviens au casting du nouveau gouvernement mon pôte Slamoul il visait pas la Justice ou les Affaires Étrangères non juste un petit secrétariat aux anciens combattants ou aux sports, l'idéal pour lui ça aurait été la Coopération comme ça il aurait pu rentrer au pays le wouiquinde et revenir le lundi au ministère avec un quinze tonnes plein de barrettes qui lui ferait sa vente de la semaine, depuis tout môme il est dans le commerce Slamoul, mais il a quand même fait des études il a un équivalent de B.E.P.C et comme il est arabe par son père et femme de ménage par sa mère moi je lui disais qu'il pouvait demander la Justice à l'aise.
Le casting c'était un peu n'importe quoi il y avait un peu de toutes les couleurs, même des blancs, enfin des blanc-crême plutôt.
Il y avait sur la scène une dizaine de gonzes et gonzesses proprets derrière une grande table et on passait chacun son tour devant, le chef du jury, c'était un type que tout le monde appelait François avec une petite mèche de premier communion sur le devant, pas le mec méchant, il y avait qu'un truc il voulait pas qu'on crie surtout, sans doute pour pas déranger sa mèche et sa carrière, et il recalait systématiquement les chanteuses à voix qui lui soufflaient dans la gueule mais en vérité j'ai tout de suite compris que le vrai chef celui qui choisissait c'était un vieux con tellement bronzé qu'il commençait à se lyophiliser, je l'avais vu à la télé, c'était un publicitaire connu ce gars-là (pasqu'il passait à la télé et plus il y passait plus il était connu et plus il était connu plus il y passait, ces mecs-là ont inventé le mouvement perpétuel et personne leur en est reconnaissant!) Il tenait pas en place, il avait une énorme montre et il la regardait sans cesse, pour se rassurer je crois et pas penser au temps qui passe.
Le Slamoul il te l'a expédié en deux phrases:
-Non les arabes on a le quota et puis c'est plus à la mode! Sans compter que le président depuis qu'il s'est fait soulever son Mont-Blanc et sa Rolex en conseil des ministres il se méfie... suivant!... mais qu'est-ce que c'est que ça?
Il faut dire que le stress de l'audition ça m'avait déclenché une crise et je commençais à clignoter:
-Un nain clignotant... première fois que je vois ça... c'est pas con ça... ouais ça peut faire de l'audience... ça plaira à la ménagère défoncée de plus de cinquante ans et au cadre externalisé de moins de quarante... on pourrait le mettre au budget... un nain versicolore putain c'est de la diversité ou je m'y connais pas, mettez-le moi de côté celui-là !
Et puis une des gonzesses lui a fait: tssuk! Tssuk! et il est allé discuter avec elle et le type à la mèche:
-Comment ça on en a déjà un de nain? Il s'est esclamé le publicitaire.
-Mais si tu sais bien. Il lui répétait gêné le type à la mèche.
Et c'est à ce moment que le Président est entré, difficile de pas le reconnaître on le voit tout le temps bientôt il sera en boubou sur les billets de banque et les pièces de monnaie, bientôt quand ça vaudra plus rien.
Il s'est arrêté devant moi et il a dit :
-Putain un nain qui change de couleur! Alors là le Obama on le met minable! Bravo Jacques quel joli cadeau, t'as toujours de ces idées toi!
Et c'est comme ça que je suis devenu Ministre délégué à la Diversitude et aux Passages piétons.
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Publié par urbane à 00:18:35 dans / La Gouv ' Ac 2 | Commentaires (0) | Permaliens
-Hep ticketkë ! M'interpelle le controleur.
L'on imagine dans quel état je me trouve: en partie haute, je suis en sang et en partie basse à poils !
Mais le préposé ne me prend nullement en pitié et titubant il vient à moi en réitérant son injonction :
-Ticketkë !
Je le repousse rageusement et part à la recherche d'un homme sobre. Après avoir sondé les câles et monté sept étages, je suis bien obligé de me rendre à l'évidence, ils sont tous complétement rincés à bord ! Aussi bien les membres d'équipage que les passagers. Même les enfants, même les clebs, même les belle-mères !
C'est tout le drâme de ces contrées rigoristes, austères, mal desservies en bonne humeur et fantaisie, corsetées et frigides, au premier rayon de soleil ou quand l'occasion se présente les naturels se lâchent tout à fait et ne se connaissent plus de limites.
Il faut dire aussi qu'il y a ici trois étages de duty free où le Smörgg la boisson nationale, un alcool fort à base de jus de salami fermenté est en vente libre et fortement détaxée, on gagne facilement 1,67% par rapport aux prix pratiqués chez nos voisins.
Je parviens néanmoins à gagner la passerelle.
-Je veux voir le commandant du navire ! Intimai-je au premier gradé que je croise.
-heu cobandant y dort. Me répondit-il en me rôtant à la figure.
Je ne l'ai point encore signalé mais entretemps la houle a forci et le navire commence à balancer.
J'écarte le pécore et promptement j'arrive au poste supérieur, un gaillard barbu, qui ne manque pas de prestance dans un charmant ensemble blanc rehaussé d'or se tient à la barre, je dis qu'il s'y tient mais je devrais dire qu'il s'y cramponne.
-Vous êtes le commandant de ce... vaisseau ?
-y me semble... c'est bien la semaine B? ...'oyons... si c'est la semaine B c'est moi qui suis là sinon c'est Henrietkë... l'est pas là Henrietkë ? Alors c'est pas la semaine A et c'est moi qui suis là !... quand même personne a vu Henrietkë ?
-Mon commandant la porte arrière est restée ouverte ?
-Quoi encore ! Mais merde on va re-couler ! Henrietkë il est où ce con-là ? On vous a jamais dit que vous portiez pas de slip ? Ben moi je vous le dis... gare mon garçon ou tu vas te les enrhumer et aussi... aussi vous avez du ketchup là sur la tête... là... et là aussi!
-Je vous dis que la porte...
-Ah ouais la porte... HoHé les gars ordre d'évacuer le navire on va coulo qu'y dit le jeuno... mais... mais qui t'es toi pour me donner des ordres ? T'es même pas Henrietkë. Foutez-moi ce quidam aux fers !
-Je suis le... le mari de votre reine: Printzip Raoultkë de Nordnmark.
Il se rappôche, me dévisage, il pue le Smörgg à plein nez :
-C'est toi Raoultkë Ôg Grotesqtkë !
L'on pourrait traduire par Raoul le risible, je mets cette remarque déplaisante et ridicule sur le compte de son état... avancé et je réalise que je n'obtiendrais rien de lui.
Il ne sera pas dit que mon sacrifice aura été inutile. Je réussis à lui faire décramponner la barre et le pousse dans son fauteuil de commandement où il se met à ronfler. Je n'ai jamais conduit de ferry jusque là mais celui-ci braque mal, il me semble fort peu maniable sans doute à cause de l'état de la mer et de l'eau que nous embarquons sans compter. Nous sommes déjà bien enfoncés.
Nous allons tout droit vers la haute mer et le naufrage assuré, il me faut dérouter l'animal vers l'île la plus prôche soit Umpingen. Je mets la barre à droite toute à... tribord donc.
La manœuvre est brutale et l'on commence à tambouriner à la porte du poste de commandement que j'ai pris soin de verrouiller.
En moins d'un quart d'heure nous arrivons à bon port sur Umpingen haut lieu des festivités.
Je suis en train de parfaire mon créneau lorsque me parvient l'écho de la voix reconnaissable entre toutes car invariablement mégaphoné de cet imbécile de Thor Dupondsen, le chef des services de sécurité :
-Monseigneur je vous en prie rendez-nous ce navire et relâchez les 2957 ôtages ! Crie-t-il depuis son hélicoptère tandis qu'à nouveau une pluie d'homme-grenouilles courônnés de bérets verts s'abat tout autour de moi, signe sans doute que le temps est à l'orage !
L'on m'a mis dans une chambre que le tapissier est en train de finir de capitonner au modeste hôpital général d'Umpingen lorsque ce saligaud d'Urinald fun Froeben le grand chambellan de la cour vient enfin me chercher:
-Pardonnez-nous Monseigneur, ces messieurs ont cru que vous aviez... à nouveau... perdu la raison et détourné ce bateau...
-Navire ! Froeben, l'on dit navire lorsque l'on est marin. Et je n'ai jamais jusqu'à ce jour perdu la raison, que je sache.
-... vous avez raison Monseigneur: ce navire, ils ignoraient que votre geste avait sauvé la vie de tant de gens...
-2957 Froeben... pas plus que de 2957... mais pas moins...
-Une voiture vous attend Monseigneur.
-Une voiture... oui... oui mais non... je vais un peu rester ici... c'est ici que l'on s'amuse aujourd'hui n'est-ce pas: à Umpingen.
Devant la sortie de l'hôpital, une foule importante m'attend pour me fêter...
Des jeunes filles tendant leurs seins dénudées pour que je les leurs dédicacent crient :
-Raoultkë Tek Lof ! (Traduction : Raoul on t'aime !)
Dieu de Dieu me voilà populaire... enfin ! Je me jette dans la foule et me laisse engloutir par elle. C'est si bon d'être aimé de son peuple.
(à suivre...)
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Publié par urbane à 19:37:39 dans / Nordnmark one point ! (roman-feuilleton en cours...) | Commentaires (0) | Permaliens
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