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URBANE TATTACK

LA LITTERATURE AU METRE

  UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net


Toujours à la pointe du progrés et poursuivant notre oeuvre d'électrification de la littérature françoise, nous informons les lecteurs d'Urbane Tattack que les ouvrages de l'UrbaineDesArts Editions/Noveling-Press seront désormais téléchargeables sur Smashwords, et ce pour un prix modique qui ne couvre pas mâme le coût de la vapeur (quelle époque!), les premiers tîtres de notre catalogue disponibles en ebook et dans une foultitude de formats attrayants et du meilleur goût parisien sont ici:Lurbaine ebooks

Re-communiqué. | 06 novembre 2006

On recherche des dessinateurs masos, pas trop formatés, avec un joli trait pour illustrer nouvelles, romans et sîtes, emploi instable, mal payé (...et encore pas souvent! Toi Momo on t'a rien demandé!) potentiellement dangereux (fichage gratuit aux R.G.) S'adresser Maîtresse Helga... 'pas ça: editeur@lurbaine.net . Joindre C.V. des deux derniers siécles passés sur terre, mot des parents, certificat de votre logeuse, lettre de motivation 'achement motivée. Etre capable de se recoudre tout seul un quadriceps déchiqueté pendant un raid aérien tout en continuant de converser en fluent english serait un plus apprécié. Mobile géographiquement (aujourd'hui Paris demain... Fresnes ou les Baumettes.)

Publié par urbane à 05:12:44 dans / Communiqués | Commentaires (0) |

'acré vi'diou! | 06 novembre 2006

Seccotine Régence... pardon Ségoléne Royal bientôt sacrée au PS ce sera : Séssé Impératrice... des dindes.

Publié par urbane à 04:56:46 dans / Communiqués | Commentaires (0) |

Mouloud L'Afghan par Lofti Benayak (suite 9) | 03 novembre 2006

*

 

Au matin quand je me suis réveillé, le Vieux Bob souriait toujours en me regardant, je lui ai dit bonjour, j'ai écarté les bras et sa tête a roulé jusques aux pieds de J.P qui était en train de s'arranger la barbe avec un rasoir de bonne femme de quarante centimètres de long qu'il avait acheté au bazar avant le départ. Lui aussi était de bonne humeur.


-Putain le con... mais c'est pas vrai... mais qu'est-ce tu as fait espéce d'enfoiré ! Je lui ai gueulé.


-Je crois que ton ami s'est rasé d'un peu trop prés ce matin. Voilà ce que c'est d'insulter le prophête.

 

 Il était très satisfait de lui le gros bœuf, n'empêche qu'à midi passé il y avait toujours rien à bouffer, parce que les racines comestibles cette grosse truffe était bien infoutue de les trouver.


Au soir il a plus tenu et il a foutu le Vieux Bob à la brôche, j'en ai pas repris, d'abord ça me faisait peine de bouffer celui qui était en quelque sorte mon second père nourricier et puis il était encore plus sec que de l'intellectuel.


J.P lui en a rôté de satisfaction, mais il a fait des bruits toute la nuit, preuve que le Vieux Bob passait pas, sa vengeance au végétarien.

 

*

 

Il nous a fallu encore deux jours pour arriver en vue de Nasr-el-Bézons, on était sur l'A.7, là-bas les autoroutes sont plus  larges que chez nous parce qu'elles sont en sable, qu'elles commencent dans le désert, finissent dans le désert en empiétant largement sur le désert, mais elles sont pas gratuites, il y a des péages mobiles, chaque chef de guerre a des petites cahutes sur roulettes qu'ils transportent d'un coin à l'autre du pays et les plus riches ont des grosses cahutes sur chenilles et à tourelles avec quoi ils pratiquent le péage sur le péage.


Il y avait une file de bagnoles de deux kilométres de long qui sortait de la ville.


-Tiens c'est marrant à dit l'anthropophage, on dirait une bagnole de la télé française.


On s'est apprôché c'était bien des mecs de FR 3 Basse-Meuse, c'était même écrit dessus, su' la bagnole et aussi su' la gueule.


-Qu'est-ce que je mets sur la note de frais pour le péage Jeannot ?


-Attends de savoir combien y vont demander Robert.


-Tu sais bien que les notes de frais ça s'improvise pas au dernier moment. Et p'is si on le fait pas dans l'inspiration après c'est n'importe quoi.


Encore un artiste, ça me faisait quand même plaisir de les voir ces cons-là.


On s'est présenté sans trop insister sur les identités, on a dit qu'on était belge de Namur.


-Tiens j'ai de la famille à Namur... enfin tout à côté... A remarqué l'orfèvre en déplacement.


-Tout à côté... nous on est d'un peu plus loin. Qu'est-ce que vous faîtes là ?


-Eh ben on couvre miss Basse-Meuse... Aaargh ! Aargh ! Enfin elle c'est plutôt des noix qu'elle est basse. Non je rigole, cette conne a voulu se faire mousser en montant un convoi humanitaire pour les femmes afghannes et on s'est retrouvé pris dans le blot, un mois qu'on est là... et qu'on l'a pas revue, elle doit être en train de soulager les populations... militaires du coin, et ces salauds de parisiens veulent pas nous rapatrier, y disent que puisqu'on est sur place on a qu'à couvrir la guerre côté américain. Ah ça va leur coûter un max à ces cons-là !


-Les américains qu'est-ce qu'ils ont à foutre là-dedans ?


-Ah ben dîtes donc vous comme belges vous vous posez là ! Tu les entends Robert ?


Ils nous ont tout espliqué des événements récents. J.P était tout content: avoir battu les ricains chez eux en match d'ouverture de la fin du monde c'était quand même quelque chose !


A ce moment il est passé à toute vibrure un camion plein de blondes, des chouettes, bien roses et joufflues en blouse blanches et juste après une escouade de motards, des parisiens, mes préférés et enfin en voiture balai trois Toyota surchargés de barbus hilares montés léger en  20 mm court.


-Qu'est-ce que c'est que ça ? C'est la guerre mondiale ?


-Même pas, la guerre internationale, c'est la guerre mondiale mais en matinée scolaire, y a pas toute la troupe. Chacun donne ce qu'il peut, le gouvernement suédois a refilé un lot d'infirmières et depuis qu'elles sont là, elles en ont vu du pays les petites, dés qu'elles arrivent dans un chef-lieu, elles ont tous les mâles du cru qui leur prennent le train et elles sont obligés d'évacuer la position. Nous on a d'abord envoyé une cellule de soutien  psychologique avec une section de psychologues pour évacuer le vécu traumatique mais le député-émir de Nasr-El-Bézons a dénoncé la montée du centrisme, les a pécho aussi sec et revendus à un chef de tribu et en ce moment ils sont en soldes sur le marché central de Karachi si ça vous intéresse vous pouvez avoir le lot à moitié prix... ouais moi ce que j'en dis... c'est vrai que c'est pas tellement tentant... après ça on a donné ce qu'y nous restait en magasin: une escadrille de motards parisiens... ‘tention v'là l'aut' !


« L'aut » était le journaleux qui allait avec eux, un jeune con  modèle standard numéro de série 01258745877978S bien décidé à faire carrière à l'antenne dans la jeunesse et la conscience morale.


-Bonjour Jean-Luc Leprofepte de FR3 Basse-Meuse, je pourrais vous interviewer ?


-Attendez vous pouvez répéter ça ! A gueulé J.P qui avait mal compris et sorti son ya taille adulte.


-Leprofepte c'est mon nom, mon identité... euh mon état-civil si vous préférez... vous préférez...


Il était pas rassuré par the Swinging Mollah. Avec sa barbe hantée qui lui descendait jusqu'aux genoux, sa maigreur nerveuse, convulsive, agitée de tics et ses yeux querelleurs il faut reconnaître qu'il était pas rassurant.


-Vous pouvez m'appeller Jean-Luc.


-Ben tiens ça me ferait mal. A conclu J.P pas tellement calmé.


-Vous savez on a trop rien à dire, vous avez vu on est pas au courant, on était paumé dans les montagnes depuis deux mois et même avant... par contre si vous auriez de quoi boire et bouffer ? J'ai demandé.


-Mais bien sûr. Je vous invite, on trouvera bien un bistrôt dans la ville...


-Eh minute Jean-‘ul...


-Arrêtez de m'appeler comme ça ! Les beauferies ça suffit maintenant !


-Tout ce que tu voudras mais on a pas envie de se faire prendre aux pattes, il y a des mouvements de troupe d'annoncé et...


-On restera pas longtemps.   (Suite et fin au prochain numéro...)

Publié par urbane à 04:35:42 dans / Mouloud l'afghan, le fils naturel de Mitterrand... | Commentaires (0) |

Le tube de l'automne | 02 novembre 2006

... et Nabotléon Sarkopéte chantait: ... avec mes petits radars j'avais l'air d'un c... ma mère... avec mes petits radars j'avais l'air d'un c... maman!

Publié par urbane à 02:18:31 dans / Communiqués | Commentaires (0) |

Mouloud l'Afghan (suite 8... ça se tire...) | 27 octobre 2006

Toute guerre terminée, j'ai pensé à nous rapatrier, M. le modique était mort dans la dignité en se chiant dessus et en réclamant un  cureton pour parfaire la vidange, sa dernière branlette, le successeur avait pas inventé le beurre persillé, notre affaire était sans doute moins chaude mais the swinging mollah, voulait continuer et suivre la troupe, il avait pris une mentalité de cantinière le Jean-Pierre. Les affaires marchaient pas mal, on a été invité au 1° Festival Intertribal de Variétés coraniques de Kaboul et on y est allé en ... autobus réquisitionné de la RATP (Régie autonome des Transports Pristiniens).
C'était un copain que j'avais connu en Belgique, un intellectuel, ancien des jeunesses communisses belges (si, si ça existe), Mouloud Chapiron qui avait pris en main la direction du centre culturel de Kaboul et qui organisait ça : « l'Islam face au questionnement polyculturel et au multicentrisme contemporain. » C'était le titre du programme qu'il nous avait envoyé. Mais très vite on en a reçu un autre: « La tradition et les traditions traditionnelles dans l'Islam traditionnel » et encore un autre: « ‘utain ma couille ! Putain y m'ont arraché ma couille gauche, putain vienzez pas les gars c'est des fêlés! » Qu'il nous avait gentiment dédicacé avec son sang et enfin quelques jours après un avis nous est parvenu qui nous annonçait que Mouloud  « le borgne » avait été nommé à une autre fonction et son cadavre jeté aux chiens.
Pas à dire le service des postes kabouli marchait drôlement bien.
J'ai demandé à ce con de Jean-Pierre s'il y tenait toujours autant à sa tournée, mais il m'a même pas répondu il était plus remonté que jamais, il était à la limite de l'hallucination et murmurait sans arrêt: « ...nougat... nougat... » moi je me serais bien tiré mais on était déjà à la frontière et donc en altitude, ça caillait ‘achement mais c'était pas que le temps qui me foutait le frisson.  

*

 
Finalement le festival s'est très bien passé, la bonne idée c'était d'avoir invité en vedette américaine Salvatore Adamo, je savais pas qu'il était toujours vivant, maman elle avait tous ses disques, à la maison, il est passé juste avant l'éxécution capitale, il chantait toujours aussi bien, il y avait que sa voix qui était un peu voilée, et puis il tremblait quand même vachement, sans doute l'âge, mais c'était beau de voir toutes ces belles figures de guerriers, barbus, cradingues, émus, reprendre en chœur et en dansant le slow, à force de vivre ensemble à la guerre comme à la ville, ils étaient tous devenus un peu pédés les guerriers sus-nommés : « Laisses tes mains sur mes hanches » et « Tombe la neige », le plus marrant c'était qu'elle tombait pour de bon, la neige, de la bonne, de l'afghane, il y en avait qu'un, qui faisait la gueule, il était même blême, c'était le managère du chanteur, Charley Béthouani, pourtant il avait été récompensé par les autorités, pour le remercier d'avoir fait le voyage il avait eu l'autorisation tamponnée de rapporter ses couilles en souvenir... dans un bocal.
Ce con de J.P a même admiré le travail fait par un bourreau assermenté :
-‘pas à dire c'est du beau boulot, ‘z'avez vu la découpe, pas maladroit le gars!
On aurait dit qu'il avait un peu de regret de pas avoir choisi ça comme formation qualifiante et puis il est monté sur scéne, et là il était transformé, il a même pas attendu qu'on sorte le cadavre de la mère de famille adultère qui venait de se prendre une balle dans le chignon et tout de suite ça a été l'ovation.
On était tombé sur des connaisseurs.
D'ailleurs le soir en comptant la recette, ça se palpait:
-Alors combien ? M'a demandé Charley frémissant, au bord de l'évanouissement, il voulait rapporter le plus vite possible son bocal dans un centre de secours outillé.
-Ah il y a de la coupure.
Il y avait à peu prés sur la table 37 milliards d'afghanis lourds, au cours du jour pas loin de trois cents balles.
On a tout laissé à Charley pour qu'il tente la greffe une fois rentré à Paris.  

*

  
On a fait comme ça quelques tournées en province pendant trois, quatre années, et il faut voir ce que c'est la province afghane, déjà que la capitale ressemble à une décharge publique de chez nous mais en plus négligée, en plus ils se foutaient su' la gueule en permanence et une fois sur deux on se retrouvait derrière les lignes ennemies, mais enfin il faut reconnaître qu'ils respectaient sinon l'artisse au moins le saint homme, même ceux d'en face.
Et puis les Imman's brothers nous faisaient du tort en disant partout qu'on était pédés, y pouvaient causer eux qui étaient même pas brothers, bref on s'est retrouvé très vite à moitié clodo, moi et le saint homme, de plus en plus halluciné, et un beau matin complétement paumés dans une sous-préfecture montagneuse après que l'organisateur eut passé la frontière pakistanaise sans prévenir en emportant la recette de nos galas, on était dans un hôtel minable, et on avait pas de quoi cigler la note, on se préparait à se tirer à la passée du soir quand le patron nous a repéré.
-Et les gars vous croyez pas que ça serait un peu con de vous tailler sans avoir bouffé.
J'en ai lâché notre grande valise en carton bouilli, où il y avait tous les accessoires de scéne, le type avait l'accent parigot, c'était un hippie, arrivé dans le coin à vingt ans dans les années soixante-dix et qui y était demeuré, tout le monde l'appelait le Vieux Bob, lui son truc c'était plutôt l'hindouïsme, le genre planche à clou et trucs bizarres, inoffensifs mais bizarres.
Mais le steak-frites de son cuistôt valait le détour, lui il en prenait pas, il bouffait des racines et des fois rien du tout pendant une semaine, il était déjà pas épais pour l'ordinaire alors par temps de jeûne. Et puis un autre truc à lui, des fois il faisait le flou, je déconne pas, on avait beau accommoder, il restait flou, tous les mecs de la salle à manger de son hôtel avaient beau s'y mettre, chausser des loupes et des verres correcteurs, le Vieux Bob restait flou pour le commun.
-Non mais t'as vu ça J.P ? Je donnais un coup de coude au Mollah Jean-Pierre qui était en train de reprendre des frites.
-C'est le démon qui l'habite.'te foutrais ça au trou moi ! Qu'Allah le Miséricordieux le consume sur place ! Scrouuch ! Scrouch ! Passes-moi le sel tu veux.
Il avait même pas la reconnaissance du ventre, mais au vrai, ce mec, sa vocation c'était jamais que d'être un flic, un flic de n'importe qui ou de n'importe quoi, mais un flic.
Le Retentissant ne l'ayant point foudroyé, le Vieux Bob fit le point et revint vers nous avec le dessert, spécialité maison, une mousse au haschich et au chocolat Poulain dont il avait le secret, il était marrant à voir avancer, parce qu'il avait un poids accroché à chaque couille et quand il marchait sa couille de droite lui descendait jusqu'au genou pendant que celle de gauche lui remontait vers le nombril, à ce qu'y disait ça lui faisait même pas mal, c'était un brhamane de Bangalore  le grand Sardhumichnu qui l'avait initié au croisement de couilles sans douleurs et à ce genre de talents de société, par exemple quand il allait aux commissions, il se faisait des noeuds à la bite pour pas oublier le haschich, le chou-fleur, les poireaux... et le chocolat Poulain. 
-Tiens vous vouliez partir vers le sud, si vous voulez je vous emméne, demain, je pars faire la saison en bas, j'ai un autre établissement, si ça vous dit de m'accompagner, dans le pays, il est préférable de pas voyager seul.
J'étais partant, je l'aimais bien le Vieux Bob, il avait une autre conversation que l'aut' louf et puis il jouait bien au poker et il m'apprenait des tours, quelques fois devant la glace de ma chambre, je réussissais à me rendre un peu moins présent au monde, à me faire un peu flou, disons très légérement hamiltonien mais sans vaseline, oh c'était pas encore terrible mais je travaillais, il y avait qu'un truc que je réussissais vraiment pas c'était le pense-bête hindou, j'avais beau tirer dessus il me restait jamais assez de longueur pour faire un nœud au ballon, quand je lui demandais ce que c'était son secret, il me répondait toujours :
-Il suffit de perdre, celui qui perd le plus complétement atteint à la sagesse... pour ça que je me suis mis au poker. Bon tu me disais, pour ce qui est des nœuds à la bite, il faut être né là-dedans, je suis natif du Guillevinec, alors tu penses.


*

 
On est donc parti un matin vers le sud dans son vieux Toy. On se disait qu'en bas, au moins il ferait plus chaud, on aurait le soleil.
Et puis on est tombé en panne.
-C'est le delco, c'est toujours le delco là-dessus, je dois en avoir un de rechange.
C'était son maître spirituel, le bhramane le grand Sardhumichnu de Bengalore qui lui avait enseigné que « c'était toujours le delco ».
Il a changé le delco, mais on est pas reparti pour autant :
-Y doit y avoir une soupape de grillé.
Et l'aut' con, le grand Sardhumichnu qui lui avait rien dit sur la grillade des soupapes, comme quoi la sagesse humaine a des limites.
Il a fallu prendre les sacs et partir à pinces vers la civilisation, façon de parler.
Le vieux Bob prenait ça en rigolant moi j'étais bien avec lui,  J.P faisait la gueule, c'était une grosse feignasse le flic parisien, il a voulu s'arrêter pour le Mogreb, mais pendant qu'il priait, d'ailleurs pas dans la direction de La Mecque, il avait paumé sa boussôle et n'avait aucun sens de l'orientation (il aurait pu faire carrière à la circulation), le vieux Bob et moi on discutait.
On s'est arrêté à la nuit, on a dormi, il caillait un peu mais on était tellement fatigué.
On a marché comme ça une bonne semaine, depuis que j'étais arrivé dans ce foutu pays, le temps n'avait plus aucune importance pour moi, j'avais compris que toutes les heures ne se valaient pas et qu'une minute d'agonie retentit plus longtemps dans le monde que soixante années de cotisation aux caisses de  couennerie mutuelle.
Les provisions de choucroute et de cassoulet hallal de J.P s'épuisant, il a fallu qu'il se mette à bouffer des racines comme nous-autres.
Au soir le Vieux Bob a déplié sa carte :
-Bon normalement il devrait y avoir une ville derrière les montagnes... voyons... c'est ça: Nasr-el-Bézons. Demain on devrait y être.

Le soir devant le feu il a sorti son harmonica, il a fait le flou, la pompe d'incendie et le passage du cap Horn et d'autres tours marrants et on a chanté Montagne-Pyrénées tous ensemble et puis on s'est couché.

Publié par urbane à 03:40:34 dans / 280 000+3 | Commentaires (0) |

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