Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

URBANE TATTACK

LA LITTERATURE AU METRE

  UrbaneTattack le blog-feuilletons de L'UrbaineDesArts/NovelingPress/info@lurbaine.net

Clef USB Intuix 2 Go L'Urbaine des Arts | 22 mars 2007

Les ouvrages de l'Urbaine des Arts http://lurbaine.net jusque là disponibles en deux formats brochés : A<250 pages=11 euros et B>250 pages=13 euros  15 titres déjà parus sont maintenant proposés sur support Flash Drive 2Go de marque Intuix avec deux titres au choix chargés + couverture imprimable au prix sans conccurence de 22 euros porc compris!!! Vous pouvez commander sur : commandes@lurbaine.net ou lurbaine@wanadoo.fr

Publié par urbane à 03:24:29 dans / La Réclâme Parlée de L'Urbaine des Arts | Commentaires (0) |

Sondage IFLOP! | 21 mars 2007

Sondage IFLOP/ setorcher-bouger.gouv.enc

Enquête effectuée à la sortie du Balto, rue Franpin à Bagnolet sur 67589 personnes agées de 18 à 87 ans.

A la question sur qui allez-vous voter ?

1179% ont répondu sur Béééééééééééééééééé...rou !

225% ont répondu sur... l'aut'...  mais si comment déjà le nain à ressorts: Sarkopette !

314% ont répondu sur la mère Régence, lui mettrait bien un p'tit quéque chose ! 

127% ont répondu comme d'hab su' la lunette des chiottes !

enfin 67% ont voté prématurément sur les pompes du sondeur.

 

Et n'oublie pas camarade le seul mot d'ordre citoyen :

Chie dur ! Chie mou ! Mais Chirac dans le trou !                                                     

Publié par urbane à 04:21:18 dans / Communiqués | Commentaires (0) |

Walter Chéchignac par H.T.Fumiganza | 17 mars 2007

9.
Re-Les sœurs Dartemont.
 C'était visible qu'il la regrettait sa casemate de tir, son confessionnal à double oeilleton le Walter Chéchignac. Il regardait les nièces et sœurs Dartemont à la sournoise.
Tout de suite l'église s'était remplie, c'est qu'il n'y avait pas que les sœurs Dartemont et leurs mômes, il y avait aussi deux maris supplétifs, à notre grand et viril désespoir. Deux maris marqués sur l'état des stocks, et qui ne demandaient sans doute pas tellement à être mis en ligne, le genre cadre supérieur bien formé, bien noté, intelligent, père de famille, officier de réserve mais qui raterait perpétuellement la dernière marche à cause de sa réserve et de sa famille, sans exotisme aucun donc, sans culpabilité prouvée non plus.
Je pris sur moi, de les conduire à l'autel, soit devant les bières.
-Et deux bières à suivre, deux ! Commenta Jean-Pierre en agitant son torchon.
Je leur présentai la première ligne, les notables, dont le Chef ‘von le Gueuzec et monsieur le Consul  Général Walter Chéchignac, qui bredouilla, je n'invente rien, il était encore subjugué par l'apparition et ne vit pas même que l'un des petits garçons venait de lui visser sur son pantalon à hauteur de braguette un cornet de glace désaffecté qui lui faisait un nez de clown en partie basse.
Et puis il y avait ce parfum dont m'avait parlé Walter, c'était vrai les sœurs Dartemont anciennes et modernes, vivantes et défuntes exhalaient un parfum d'inédit et de sensualité puissants.
 Nous passâmes au salon... pardon au cimetière, la chapelle des Dartemont avait encore belle allure avec ses deux fausses cheminées et ses fenêtres en dentelles, transatlantique haut sur l'océan même si la gîte, arthrite des vieux paquebots, commençait de se faire sentir.
Le plus surprenant était sur les inscriptions l'absence complète de prénoms masculins.
-Etonnant le nombre de génération de sœurs Dartemont qui se sont succédées, elles vont toujours par paire, vous les avez comptées ? Demandai-je à Chéchignac qui s'en fichait bien.
-Euh... pardon... les sœurs eh bien oui elles sont deux...
Il fallut leur faire une place puisque maintenant, grâce aux talents botanisateurs de la gendarmerie, elles étaient à nouveau au complet. Le fossoyeur était à peu prés saoul, avec son aide qui partageait toutes ses convictions et rajoutait à l'occasion sa tournée personnelle, il essayait de mettre de l'ordre là-dedans, comme un quincaillier un jour d'inventaire, il cherchait dans les réserves, ressortait les invendus et renversa enfin l'un des plus vieux cercueils qui tel une bûche sèche se fendit en deux par le milieu, laissant voir une morte de 146 printemps en dentelles désuète quoique encore parfaitement conformée de chair et dégageant ce même parfum affolant.
 *
 
Nous nous retrouvâmes tous au 12, coin Maurin, dans l'immeuble de l'agence Dartemont Soeurs où Maître Jeanneton devait procéder à l'ouverture du testament, n'y étant point convié, à la différence du Chef ‘von le Gueuzec et de Walter Chéchignac, je patientais en visitant les bureaux de Dartemont Sœurs.
Cela respirait l'humidité, la province bien conduite et le grand siècle... de l'industrie. Rien n'avait sans doute beaucoup changé depuis l'ouverture, 150 ans auparavant, ah si, on avait installé l'automatique à cadran et l'éclairage électrique par lampes à incandescence.
Surtout, et c'était pour moi une grande tentation, ici l'on pouvait se perdre, trouver l'anonymat, ne plus être familier de quiconque hors de soi, et vivre, et l'âge vous recouvrait comme la neige borde et pardonne le voyageur égaré.
Les mômes avaient déjà pris possession de l'immeuble, ils montaient et descendaient les étages criards et vengeurs.
Les maris étaient tricards comme moi et n'avaient pas été invités au tirage.
Je me rapprochais du cruciverbiste. Il faisait des mots croisés en gilet de laine, et soignait à l'occasion, avec une abnégation admirable et sans discrimination aucune les avaries de genoux, les plaies d'âme et les écorchures diverses de toute la progéniture Dartemont mêlée.
-Jean-Marie La Gaspèrine.
-Marcel Belcourt.
Il était charmant, ingénieur chimiste de vocation, il travaillait chez Proctel & Gambler, division armement ménager, à la mise au point de lessives neutroniques et de défoliants de surfaces de nouvelles générations.
J'en appris très vite assez sur le sujet pour faire le vœu solennel de ne plus laver mon slip qu'à la main et au savon de Marseille.
-Dîtes-moi Marcel vous croyez que vous pourriez trouver la cuisine, j'ai besoin d'un bon café.
C'était l'autre gardien titulaire des sœurs Dartemont qui venait de couper court à notre conversation.
-Jean-Marie La Gaspérine.
-Hulme de Chambeulac très heureux.
-Je vais vous conduire à la cuisine, si vous voulez.
Je n'avais bien entendu pas la moindre idée d'où elle se trouvait mais cela ne l'empêcha pas de me suivre fidèlement de la cave au grenier, avec retour en rappel par la terrasse.
-... je voulais vous montrer l'océan.
-Difficile de passer à côté ici, non.
C'est vrai il était agaçant mais j'imaginais qu'à Paris je l'aurais jugé très fréquentable et peut-être même utile.
-... La Gaspérine... vous êtes parent avec l'écrivaine ?
-C'est ma mère.
-Mais alors vous êtes le fils du Président Régis Cardemeule ?
Il connaissait les classiques du répertoire... d'adresses parisiennes.
-Eh oui. 
-Ah bon et qu'est-ce que vous fichez don' ici ? Vacances ?
-Etudes plutôt ne le répétez pas mais je prépare ma campagne électorale, je me présente à la municipalité.
-Ma foi pourquoi pas, l'électeur doit bien venir dans le coin.
-Comme partout il y faut des soins et de l'arrosage.
Il rit sur deux temps, tourna le dos à l'océan et trouva en trois pas la cuisine introuvable.
 Sa conversation était tous comptes faits bien moins enrichissante que celle du parfait petit chimiste, c'était un parisien comme j'en avais tant connus, avocat d'affaire, prétentiard, salonnard, un pue la laque mondain, une parfaite utilité, qui raccrochait son wagon dés qu'on le sifflait et faisait le petit train, l'omnibus sur les voies secondaires des affaires et de la politique.
Après tout je faisais partie comme lui et au même étage de la domesticité de la République, mais moi j'avais de réelles espérances alors que lui n'avait plus que de doux espoirs. 
 Enfin Walter Chéchignac  sortit du bureau et il m'entraîna par le bras vers les doublevécés, tout allait par paire ici, je l'ai dit.
Il nous y enferma, tira la chasse d'eau et s'ouvrit à moi :
-Elles sont givrées, les frangines, elles veulent reprendre l'agence de leurs grandes tantes...
-Et vous n'êtes pas satisfait ? Je croyais que vous en teniez plutôt pour la tradition et tout ce genre de choses ?
-Mais enfin mon petit vieux, elles n'y connaissent rien, elles sont... charmantes certes, mais vous voyez deux mères de famille dirigeant une... une agence de détectives privés !
-Je vous étonnerai, mais je n'ai pas trop de mal à l'imaginer. Une affaire provinciale, les histoires de cocu et de comptable félon, cela s'apprend vite non ?
-Il est bien question de cela, il n'y a pas que cela, Dartemont Sœurs c'est... enfin c'est une très vieille maison familiale avec un réseau de correspondants de confiance souvent reconduits de père en fils, je vous ai dit que j'avais des intérêts dans l'affaire, ces demoiselles étaient les héritières d'une certaine tradition française de discrétion et d'accommodement bref elles savaient se rendre utiles et sortir quand c'était nécessaire de ce tout-venant de façade, vous me comprenez La Gaspérine ?
A dire vrai non, je ne le devinais pas mâme, je risquais un :
-Vous voulez dire que c'était des putes ?
-Il n'a rien compris ! Encore qu'à l'occasion... mais ce n'est pas là la question: je veux dire que l'on pouvait leur confier sans crainte certaines affaires plus importantes ou délicates que la chasse au VRP suborneur de bourgeoises.
-Ah oui, mais... mais le Chef ‘von le Gueuzec qu'en dit-il ?
-Elles lui ont proposé de rester et même de lui voter une augmentation.
-Et alors ?
-Il a refusé l'augmentation mais accepté de rester quelque temps pour... « pour les mettre au courant »... ‘manquerait plus que ça !
Là j'avais compris et je jetais triomphant toute ma mise sur la table :
-Au courant de vos affaires malouines cher Valter ? 
Walter Chéchignac se redressa, tapota mon épaule à la manière d'un cavalier faisant ses Adieux à son cheval tombé, me balança un regard hirsute et décloué comme un juron de sorcière, recula de trois pas, écarta le pan de son veston ... et j'eus soudain très peur.
-Mais... mais... mais... tout ça ne me concerne pas bien sûr !
Il renonça, aussi vite, je ne sais à quoi et souhaite ne jamais l'apprendre, il me sourit et revint à lui et vers moi :
-Vous en êtes bien sûr, à la sortie de l'école, vous avez bien été en poste en Afrique à la Banque d'Investissement Concussionnaire de l'Est Africain...  B.I.C.E.A  pour les intimes ?
-Oui, oui sans doute... mais je vous avouerai que durant ces trois années je n'ai trop rien compris à ce que je faisais là-bas et ce qu'était mon emploi... et s'il avait mâme une quelconque utilité...
-Et bien un jour, si vous avez le temps je vous expliquerai combien vous avez été utile.
Je venais de comprendre que le consul d'opérette était un véritable diplomate et sans doute même autre chose de plus...   discret et contaminant. (à suivre...)

Publié par urbane à 03:08:55 dans / Walter Chéchignac (roman en accés libre jusqu'au...) | Commentaires (0) |

Walter Chéchignac 8 par H.T.Fumiganza | 10 mars 2007

8.
Chez Jean-Pierre...& Fils.
 La pluie fut très bien, le curé beaucoup moins. Il voulait qu'on l'appelle Jean-Pierre, aussi le Walter Chéchignac, qui bien que représentant d'une démocratie (fort peu démocratique) populaire (et tout autant impopulaire) me semblait dans l'ensemble d'un tempérament passablement réactionnaire, lui donnait du « Monsieur l'abbé » à n'en plus finir.
L'enterrement se passait au naturel comme en province. La seule note triste était l ‘absence de la famille des sœurs Dartemont hors le grand mâle boisé.
-Je comprends pas, j'ai prévenu les petites elles devraient être là !
Il s'inquiétait le chef ‘von Le Gueuzec, libre penseur, il ne professait qu'un culte, celui des convenances. 
Jean-Pierre avait emménagé vers les années soixante-dix et meublé sa petite église gothique dans un goût astucieux pas cher, c'est à dire qu'il avait arraché tout ce qu'il pouvait arracher, monté en étagères les sarcophages mérovingiens, installé des néons partout et une cuisine intégrée prés de l'autel, avec un lave-vaisselle pour faire la vaisselle eucharistique et un four à micro-onde où réchauffer les Hosties, il avait découvert qu'elles étaient bien plus digestes comme ça et moins caloriques :
-Vous devriez essayer avec de la tomate c'est encore meilleur mon père et ça enlève le petit arrière-goût. Lui fit remarquer  Walter Chéchignac qui lui en voulait un peu de saccager avec ses croquenots d'imbécile et sa bonne conscience en lin cordé des Vosges une part, la plus rêveuse mais non la moins active, de sa jeunesse.
-Ah vous aussi vous l'avez remarqué... l'arrière-goût, ça me fait ça depuis quelque temps déjà et c'est pas notre fournisseur, il livre tout le diocèse et il y a que chez moi qu'il y a cet arrière-goût de brûlé, j'en suis à me demander si je vais pas les remplacer pour la messe du matin par des chipsters Belin... goût béconne... allégés s'entend... surtout que ça attire des curieux et des connaisseurs le petit goût de brûlé et toutes les vieilles superstitions ressurgissent, on connaît le pays ils vous cloueraient sur la porte du presbytère comme un rien ces ânes-là !
-Et le confessionnal mon père ?
-Le confessionnal, je l'ai mis dans la cour, il sert de clapiers aux lapins. Pour ce que ça sert ces trucs-là de nos jours!
Il fallut toute la mâle énergie du Veuf Double pour empêcher Walter de se payer Jean-Pierre.
Pour le reste, par souci œcuménique il sous-louait sa crypte à des bonzes de Ploumanac'h  qui tapaient avec un balai quand il faisait trop de bruit pendant l'élévation et son jardin de curé aux adorateurs de la fraise cosmogonique de Plougastel.
Sur l'autel il avait posé une toile cirée à grandes fleurs, c'était quand même plus commode pour desservir et mettre un coup d'éponge à la suite.
Dona Chupita en voyant cela, se signa une quinzaine de fois à toute vapeur, et donna un grand coup de coude à Walter Chéchignac qui, fort à propos, fit:
-Oumph !
-Ché mierda ! ‘è troppos stoupidos !
Comme elle était du genre à payer comptant, Dona Chupita en guise de mortification quitta l'église sur les genoux et retourna comme ça à la maison, c'était toujours un taxi d'économisé.
La messe se poursuivait sans elle, et chaque fois que Jean-Pierre disait Jésus a dit, il fallait se tourner vers son voisin et se taper dans les mains, tout allait de ce pas médiocre et processionnaire quand elles entrèrent.
-FoutreDieu ! S'oublia le Chef ‘von le Gueuzec en les reconnaissant.
Walter Chéchignac tomba dans une manière d'extase collégienne, l'âme comme investie d'une lumière surnaturelle, enfin c'était peut-être les néons qui faisaient ça, dans tout les cas l'assistance mâle partageait son émotion, il n'y avait que Jean-Pierre qui ne se rendait compte de rien et continuait de nous mouler une tourte sur la cause sacrée de la lutte contre le tabac et l'insécurité routière réunis, le Bossuet du journal de vingt heures auraient pourtant pu s'illustrer en chaire:
-Ces demoiselles Dartemont sont mortes ! Et par Jésus crucifié et par le Dieu vivant ces demoiselles Dartemont nous sont ressuscitées !
Car les sœurs Dartemont étaient là ! Et elles étaient venues rajeunies et en nombre, il y avait bien une demi-douzaine de mômes autour d'elles, des mômes enchocolatés et ligueurs, solidement et de longtemps établis dans le bonheur.   ( à  suivre...) 

Publié par urbane à 03:46:31 dans / Walter Chéchignac (roman en accés libre jusqu'au...) | Commentaires (0) |

Walter Chéchignac 7 H.T.Fumiganza | 04 mars 2007

 7.
Letroncheur devant l'histoire... et à droite du local à poubelles.
 J'étais entre La Branlaye et le Martial Medpeu, une idée du crétin dernier cité que de nous déguiser en barbus et de nous envoyer au premier métinge de campagne de l'ennemi pour étude et édification:
-Il paraît que c'est quelque chose ce type dans une réunion publique ! Béaient-ils déjà tout prêt à mouiller leurs culottes devant l'idole des Basses Côtes du Nord, une vraie groupie.
-Sans compter, ajouta pédagogue Médpeu à mon intention, que cela vous permetttra de faire connaissance avec l'électeur.
Qu'il prononce seulement encore un fois ce mot et je lui vomissais dessus le demi de bière et l'andouillette poilue que j'avais dû me farcir au buffet de la gare après la réunion du bureau de la section locale du parti, les loyalistes, ceux du moins qui n'avaient pas fait sécession et qui était menés par La Bertalot.
Il entra enfin, la sono était à fond et jouait « La gagnure. » le dernier tube du grand Jaunie, des projecteurs tournaient autour de lui, il était grand, pesant, mais là il sautillait d'aise et puis il bougeait les bras, histoire de pas se faire un claquage à son V gaullien inaugural.
Il se laissait touché, peloté, emmené par la foule, il faisait un bout de chemin avec elle avant que de se faire propulser par elle sur la scène à la manière d'un maillot jaune facile qui enroule dans une étape de plaine.
Il était sur scène, maintenant, se refit homme de bien le caressant, rassurant pour saluer la rangée d'adjoints, de notabilités, qui tous craignaient un peu qu'on leur lâche les chiens, pas trop rassurés quand même devant cette meute de cons à fourches bref d'électeurs en puissance.  
Letroncheur se retourna, et leva les bras enfin, petite grimace soudaine qui me réjouit l'âme, il n'était pas assez chaud, il s'était fait mal, mais non il re-re-sourit et commença d'en raconter, sur moi bien sûr :
-... ce petit monsieur parisien qui veut mettre ses escarpins de cour dans nos bons vieux sabots concho-ponchains...
-Trop littéraire ! Jugea La Branlaye.
Bien heureusement, on l'aura compris la littérature ne dura pas longtemps, très vite il mit le feu à sa chemise en allumant une cigarette, il n'avait aucune hygiène de vie et ne craignait pas même de blasphémer contre la sainte écologie apostolique et berlinoise et toutes les choses du Culte, et les gens gueulaient et soufflaient tous ensemble  pour l'éteindre comme ils auraient faits devant un gâteau d'anniversaire, il s'aspergea d'eau et chacun de s'essuyer le front, il se laissa tomber dans la foule et la foule unanime, élastique et complice le renvoya sur le ring,
-Le-Tron-Cheur-Le-Tron-Cheur-Le-Tron-Cheur-Le-Tron...
-Putain je les aime ! Je veux les baiser ! Gueulait-il en balançant son veston.
Alors il replongeait dans la foule et cette fois la foule consentait,  il sortait sa bite et il rentrait là-dedans, je l'ai vue de mes yeux, baiser une foule, d'estoc et de taille, avançant là-dedans, ange exterminateur, fornicateur et pacificateur, il ouvrait une voie dans la foule vierge, la voie Letroncheur, c'était de la folie, à côté de ça un concert des Rollingues Stones ressemblait à un thé de chaisières ou une séance de loto chez des retraitées de La Baule, on était dans le Sabbat, la grande transe, le culte vaudou d'arrondissement, des femmes sacrifiaient des coqs, d'autres se foutaient à poils, les prolétaires descendaient les bretelles pour tringler de la tricoteuse, c'était beau c'était républicain, la démocratie des grands ancêtres enfin proclamée: la partouze universelle sous les yeux de l'être suprême c'est à dire du pompier de service.
Enfin il revint sur scène, à peu prés rhabillé, survivant de sa propre connerie, le pantalon baillant, la chemise plombée, laissant voir son cul et un bon bout de son âme :
Alors il leva les bras en l'air comme prévu et gueula :
-Concho-ponchains... je vous l'ai bien mis !
Et en face la déflagration, le départ de flak et une ruée d'applaudissements qui emporta la tribune comme un tsunami japonisant.
    Quand nous en ressortîmes, vivants mais encore égarés par les derniers coups de sono qu'ils avaient balancés sur nos arrières et en particulier une Marseillaise que l'on aurait facilement  pu requalifier en voies de fait, la Branlaye me dit avec quelque reproche en empochant sa barbe : 
-Ah certes... ah je vous avais prévenu que ce n'était pas gagné d'avance, ah ce n'est pas une circonscription facile, il est très bien implanté, n'est-ce pas, et puis il travaille le terrain, vous avez vu comme il laboure...
-La bourre ? Oui, oui j'ai vu merci...
-C'est un professionnel que voulez-vous.
-On peut appeler cela comme ça...
-Enfin vous vouliez voir la mer... vous l'avez vue...
-Et maintenant quoi ? Je peux remballer les tréteaux ?
-Je ne dis pas ça, il a des failles, c'est connu... il conceptualise pas terrible et il raffole des petites filles pré-pubères... je peux me renseigner, après tout vous avez l'investiture du parti...
Martial Medpeu intervint à son tour en recrachant un bout de sa barbe qu'il avait avalé par mégarde:
-Dans tout les cas il faudra soigner votre déclaration de candidature... vous l'avez préparée ?
Je la sortais de ma poche, elle m'avait donnée du mal, une semaine que je travaillais dessus.
-Je vous la lis ?
-Marchez mon cher, marchez...
Nous étions tous trois arrêtés devant un banc du square « Albert Gueuvignon 1912-1987 Double-Recordman de l'heure d'éthylisme sportif. Adjoint à la jeunesse de 1947 à 1987. », on ressemblait plus à une conspiration de clochards guignant le litron qu'à autre chose de trop recommandable. Je montais sur le banc histoire de gagner en hauteur et qui sait en inspiration :
-Agglomérées, Agglomérés...
Cette fois Medpeu l'avait avalée pour de bon, sa barbe.
-Je vous demonde pardan ? Erupta La Branlaye.
-Vous m'avez dit de ratisser le plus possible, alors j'ai pensé qu'il fallait pousser au moins jusqu'à l'agglomération... permettez, je reprends :
Agglomérées, agglomérés...  ( à suivre...)
 

Publié par urbane à 01:27:48 dans / Walter Chéchignac (roman en accés libre jusqu'au...) | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| >>

Tell a Friend

SocialTwist Tell-a-Friend

oups

Thèmes

LurbaineVisual

<A href="http://www.blogarama.com/"><IMG src="http://www.blogarama.com/images/button.gif" border="0" alt="blogarama - the blog directory" title="blogarama - the blog directory"></A>ogorama

blogarama - the blog directory

Diggons

Mon profil sur Diggons.com

UT Infocoms

Rechercher

Luna

critéo

K und K

Lurbaine infocom

mailto

Tags

   A.Lagueulebée La Dame à la mycose Urbane Tattack L'UrbaineDesArts Editeur Humour et Décoloration grand concours de Cougnes   Aussi le dimanche! par G.M.Néoletto feuilletons sur Urbane Tattack L'UrbaineDesArts Editeur Paris Seine   Blondeur vagale   Clearstream   Communiqués   Déconnation   EPAD   Editions la Découverte   Exclusif : le Prix Glancourt décerné à H.T.Fumiganza pour Walter Chéchignac (L'Urbaine des Arts Editeur) au premier tour de scrutin.   France 2   Fumiganza   Grand jeu concours Urbane Tattack de quelle couleur est le cheval Blanc d'Obama L'Urbaine des Arts   Gross Paris Plage   Happeningue   Humouritude   Interview du webmaster de http://urbanetattack.blogg.org lurbaine des arts éditeur   L'Express   L'UrbaineDesArts   L'UrbaineDesArtsEditions   L'urbaine Des Arts Editions Paris france   La Cellule de maintien idéologique 3/3 Par G.M.Néoletto   La Gouv'Ac 2 par Lofti Benayak 1/1   La sextape de Christine Boutin et Jean-Louis Boorla (extraits). Urbane Tattack Humour et décoloration L'urbaine des Arts Editions   Lauvergeon pas tirable   Le Parisien   Le Royal Chouquettes à l'assaut! 1/1 by G.M.Neoletto   Le clochard dans le bac à sable de lofti benayak urbane tattack l'Urbainedes Arts feuilletons   Le dernier des... permanents!   Loft Benayak urbane tattack humour et décoloration L'UrbaineDesArtsEditions   M'sarkozy &fils   Moulin Jean retraité des assurances   Nicolas Sarkozy est retourné en prison lofti benayak urbane tattack feuilleton sur internet l'urbaine des arts éditeur Nick Sarkozaïe went back to jail. Par Lofti Benayak 1/1   Nordnmark one point   Nordnmark one point ! Journal intîme du prince consort Raoultkë de Nordnmark by H.T.Fumiganza 20... urbane tattack Paris-Match   Nordnmark one point ! Journal intîme du prince consort Raoultkë de Nordnmark by H.T.Fumiganza 21... urbane tattack   Nordnmark one point ! Journal intîme du prince consort Raoultkë de Nordnmark   Nordnmark one point ! Journal intîme du prince consort Raoultkë de Nordnmark by H.T.Fumiganza 15... urbane tattack humour l'urbaine des arts editeur   Nordnmark one point by H.T.Fumiganza Urbane Tattack L'Urbaine des Arts éditeur web-feuilletons   Nordnmark one point! Journal intîme du prince consort Raoultkë de Nordnmark by H.T.Fumiganza 17 L'urbaine des arts votre web feuilleton sur Urbane Tattack   Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza L'Urbaine des Arts Editeur Urbane Tattack roman feuilleton sur urbane tattack   Nordnmark one point! journal intîme du Prince Consort Raoultkë de Nordnmark by H.T.Fumiganza L'Urbaine des Arts Urbane Tattack littérature humour   Noveling-Press   Prince consort pas Raoultkë de Nordnmark L'Urabaine des Arts votre feuilleton de l'été sextape Christine Boutin   Raoultkë de Nordnmark journal intîme du prince consort de Nordnmark H.T.Fumiganza L'URBAINE DES ARTS Editeur URBANE TATTACK humour   Raoultkë de Nordnmark prince consort roman humoristique bt H.T.Fumiganza feuilleton Urbane Tattack   Revue Lurbaine http://revue.lurbaine.net urbane tattack l'urbaine des arts editeur humour fumiganza   Strategical closeed!   Urbane Tattack blog   Urbane tattack   UrbaneTattack   UrbaneTattack réveillon chez les régressifs Lofti Benayak   amateur photo sandwich bite sexe   bienvenue à l'armée russe   bienvenue à nos libérateurs   blog interdit aux mâles blancs et aux chiens   by H.T.Fumiganza 18... urbane tattack   catalogue graphique de l'UrbaineDesArts editeur paris urbane tattack fumiganza neoletto lofti benayak   couilles   dalaï-lama urabane tattack carla bruni   droit   ebook   feuilletons   france   humour   humour bd festival   humour et course à pied   je veux un bébé non fumeur; fumiganza;humour;sexe   jean-pierre Chassavagne   journal de François.F. soumis   journal de la France de pendant par François F... soumis   l'urbaine des arts   l'urbaine des arts editeur   l'urbaine des arts editeur france   l'urbaine des arts éditeur humour et décoloration   l'urbaine des arts éditions   la garde à vue loisirs préféré des français   la présidence Choukroun & fils   la sextape d'Ingrid Bettancourt   le Point   le schtroumpf aux étoiles   lofti benayak   lofti benayak urbane tattack   loisirs préférés des français   lurbaine.net   noveling Lofti Benayak humour Lurbaine Urbane Tattack Le clochard dans la bac à sable.   opposable   paris   porno   proclamation   revue   sarkozy   sexe   sondage IFLOP   urnbane tattack   vider   web-feuilletons   webfeuilletons   éco lieux mémoriel jean-pierre chassavagne urbane tattack l'urbaine des arts éditeur A.Sottos   16  

Kliosk

fuseaux

morback

game

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03