• Nordnmark one point ! Journal intîme du Prince Raoultkë de Nordnmark. Votre feuilleton (pluvieux) de l'été by H.T.Fumiganza. 2...

     

    Addendum au 13 Juin ( Je le date du 15 Juin... tiens qu'est-ce que j'ai fait le 14 ?)
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    Il faut dire que si je montre une réelle mansuétude et affection  à sir John-Brank Strikeman c'est parce qu'il a connu bien des miséres dans son existence. C'est un homme de la terre comme moi. Il est né dans une très honorable famille d'éleveur de fraises du Plumbercestershire (3500 hectares de fraises quand même !), il a gardé, comme moi pour mes vignes de Bonpéze, un réel et touchant attachement pour ses fraisiers, écolier turbulent et farceur, il entra, sur la recommandation d'un oncle amiral, au Foreighn Office.

    Il atteignit très vite eu égard à ses réelles qualités et grâce à l'influence d'un grand oncle politicien à son premier poste consulaire d'importance, nommé gouverneur des îles Tsilonga, il se voyait lancé le cher Brank !

    Il arrive là-bas et une série d'attentats revendiqués par un front d'indépendance local d'inspiration marxisto-albanaise secoue la capitale et trouble son installation. L'ami Strikeman déteste que l'on dérange son confort, il convoque derechef le leader du mouvement qui travaille au Royal Mail de l'île, où il donne toute satisfaction d'ailleurs dans le service, il s'appelle N'Gutu N'Gutu (je ne sais pas dans quel ordre viennent le prénom et le nom), il le morigéne d'importance, puis en référe à Londres qui lui confirme qu'il a fait une boulette d'importance, que les attentats avaient été convenus d'avance et que si l'on l'a envoyé là-bas c'est pour régler l'affaire au plus vite et refiler l'indépendance et les clefs du territoire à qui les réclamera le premier.

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    L'affaire est vite conclue, l'indépendance est proclamée le premier jour du mois d'Avril,  date décrétée: fête nationale de l'indépendance et de la libération de l'impérialisme britannique, le sus nommé N'Gutu N'Gutu prend la tête du gouvernement révolutionnaire comme leader à vie, notre cher John-Branke est confirmé comme ambassadeur du Royaume Uni.

    Quelques journées de massacres se passent sans grand dommages sauf pour les massacrés accusés d'avoir collaboré avec la puissance coloniale occupante et puis le 16 soit quinze jours après la proclamation de l'indépendance un séisme de belle importance raye très naturellement les îsles Tsilonga du planisphère.

    Sir John-Branke a juste le temps d'embarquer à bord d'un contre torpilleur anglais qui mouillait dans le port, et les insulaires survivants, le N‘Gutu N'Gutu en tête, sur des radeaux de bidons. C'était atroce parait-il, les places étant chères sur ces embarcations de fortune et les requins presqu'aussi voraces que les indigênes sus-libérés.

    Après en avoir à nouveau référé à Londres, il recueille les quelques insulaires encore vivants une semaine aprés, le temps de la réflexion, ils sont à peine 47 sur une population initiale de 189000 tsilongais, manque de chance le leader N'Gutu²  en fait parti. Depuis de poste en poste le cher John Branke  se trimballe les survivants, ses ex-admiistrés, qui se sont quelque peu multipliés, ils sont une bonne centaine maintenant avec toujours à leur tête le leader N'Gutu N'Gutu plus revendicard que jamais. Le pauvre John Brank porte sa croix. Et elle commence à lui peser d'importance.

    C'est pendant le cocktail, après avoir présenté ses lettres de créances à la Reine, qu'il m'a raconté son histoire, ému j'ai fait mettre à sa disposition un terrain à quelques kilométres de la capitale, comme ça il peut aller les visiter le week-end. Je l'ai accompagné une fois, à l'occasion de la fête nationale tsilongaise, un premier Avril donc, je peux témoigner que le N'Gutu N'Gutu n'a rien perdu de sa virulence, c'est le genre de grand noir à lunettes qui vous balance sa noiritude à la tête comme un fermier afrikaner affichait sa blanchitude de protestant anciennement persécuté et nouvellement persécuteur, un type imbuvable et prétentiard ! Il a fait un discours d'une grande violence et d'une belle sottise dénonçant les horreurs commises par l'ancienne puissance coloniale et oubliant de mentionner qu'en quinze jours il ensanglanta plus ses îsles que n'avaient su le faire en deux siécles la vieille Albion, ce qui ne l'a pas empêché de faire honneur au somptueux buffet qu'avait fait préparer l'améne John-Brank. Maintenant si Calina est partie pour de bon, je crains que la célébration de la prochaine fête nationale ne soit pas aussi somptuaire.   (à suivre...)

    « Ma rencontre avec le Dalaï-Lama par Carla B...Proclamation ! »
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