• NORDNMARK ONE POINT! Journal intîme du Prince Consort (pas trop) Raoultkë de Nortdnmark by H.T.Fumiganza 29...

    26 Juillet

     

    Les marins ont retrouvé une certaine bonne humeur, peut-être trop, à midi alors que j'étais monté sur la passerelle boire un dry Martini en terrasse avec le cher Bombsec, ils ont bloqué l'écoutille et le sous-marin s'est mis à s'enfoncer, je n'avais pourtant pas oublié de faire vider ma baignoire par le fidèle et rhumatismant Pezzolino.

    Passés dix bons mètres de plongée, et après que nous eûmes abondamment frappé sur la paroi avec la bouteille de Martini pour manifester notre présence, ils se sont décidés à remonter.

    J'ai mis en garde l'Amiral contre de tels manquements, préjudiciables à la conservation du navire et de ma personne.

    Il s'est excusé mais je lui ai signifié que peu m'en chaillait de ses excuses.   

    Dés mon retour, je vais me pencher avec attention sur la poursuite de sa carrière, je trouve de plus en plus qu' il a toutes les qualités pour faire un bon gardien de phare, et puis jamais personne, que je sache, n'est parvenu à couler un phare!

    Nous passons au large des Pepsicos Islands et le capitaine Bombsec en profite pour me faire une démonstration des qualités et des ressources de son batîment qu'il adore.

    Le "Françoise Dolto" est un sous-marin lanceur d'engin, il peut à peu prés tout lancer depuis la gaufre de consommation locale jusqu'au missile balistique destiné à un public plus intercontinentale. 

    -Nous pourrions faire un exercice d'entraînement qu'en pensez-vous Monseigneur? Et puis cela entretiendrait le matériel autant que le moral de l'équipage.

    Ah il l'aime son batîment, le brave Bombsec, ce breton me plaît.

    -Et pourquoi non cela permettrait peut-être à notre commandant de reprendre un peu en mains son équipage!

    L'Amiral obéit à contre-coeur:

    -Vous savez Monseigneur, ça cocotte, forcément avec le manque de place, le délégué syndical voudrait qu'on leur applique la convention collective des sous-mariniers plus avantageuse que celle des marins de pont...

    -Ah rompons-là voulez-vous Amiral et commandez plutôt l'exercice en terrasse avec nous!

    -Je préfére me tenir prés de mes hommes. Me répond-il séchement ce qui n'est jamais sans mérite pour un marin exposé aux embruns. 

    Très vite les alarmes retentissent, je suis attablé sur la passerelle à déguster mon troisiéme dry Martini près de ce cher Bombsec qui chronométre en mains surveille l'exercice.

    -S'ils lancent en moins de 10 ' ce sera très honorable même si nous-mêmes ne mettions guère plus de 7' mais nous étions joliement entraînés à la fin.

    Je le sens ému, il empoigne mes jumelles pour cacher ses yeux mouillés.

    Nous nous trouvons au large des Pepsicos Islands, où nous comptons aborder pour faire le plein de bière.

    C'est un archipel indépendant sur le papier mais que l'on dit sous forte influence américaine depuis qu'ils y ont installé trois camps de 87 000 hommes et un commandement intégré modéle depuis quoi ils bombardent qui ils veulent à travers le monde.

    A notre neuviéme Martini il n'y a toujours rien eu de lancé, quand enfin irrupte avec une force prodigieuse des entrailles de notre nef un... un frigo qui s'éléve très haut dans le ciel et ne retombe point:

    -Ah les salauds mon frigo! S'exclame Bombsec sincérement peiné.

    L'Amiral Balhsen passe la tête par l'écoutille ouverte:

    -Alors combien?

    -77' et 49'' annonce ricaneur Bombsec. Je crois que vous pouvez gagner 49'' sans trop de difficultés, mais je vous signale que les réserves de bière étaient dans le frigo.

    L'Amiral redescend en engueulant ses hommes pour la bière fraîche mise en orbite basse. Il semble de fort mauvaise humeur, il veut sa revanche.

    Je pense que c'est quelque part entre le 23° et le 37° Martini, mes souvenirs sont assez vagues sur ce point, que nous avons vu surgir de notre Léviathan moderne l'énorme et magnifique engin, une fusée, rien de moins, qui monte en majesté vers les cieux, toute blanche et d'une parfaite et entretenue immaculence.

     

    Cette fois l'Amiral a bien fait les choses, reconnaissons-le ... et presque dans les temps.

    Il repasse par l'écoutille sa tête hilare:

    -Alors elle est pas belle celle-là!

    -Très réussi! Et vous l'avez réglée sur quelle destination?

    -Réglé? Ah mais on a rien réglé? Pourquoi il y a quelque chose à régler?

    A ce moment nous voyons le terrible engin redescendre à vive allure vers les plages touristiques et pleines de monde en ces heures de bureau des Pepsico Islands.

    -Dîtes-moi cher ami vous n'avez pas mis de charge au moins?

    -On a pris ce qu'il y avait sur l'étagèr...

    Bombsec se met à genoux, c'est souvent chez les bretons quand le vent souffle:

    -Bon Dieu quinze ans que j'attendais ça! S'exclame-t-il en nous désignant le beau champignon fuligineux qui vient de couronner les Pepsico Islands.

    Je me lève, un peu en colère devant tant de légèreté:

    -Eh bien Messieurs je crois qu'il est inutile de faire escâle ici, de toutes les façons la bière sera chaude.

    Le Père Fulmance, arrivé parmi nous parce qu'il ne trouve plus de bières en bas, prend la chose avec son élévation spirituelle habituelle:

    -D'un simple point de vue humain il y en a certainement pour assez cher.

    -Vous savez ça reste du tactique léger mon père, du bon vieux 3 mégatonnes des familles. Bah ça gratte un peu mais un bon raz de marée là-dessus et il n'y paraîtra plus rien. Conclut sobrement Bombsec

    L'Amiral commande la plongée et nous prenons cap à l'ouest sans demander notre reste.

    (à suivre...)

    version imprimable: Lurbaine Revue

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