• Le droit à se vider les c... opposable. 1/1 par G.M.Néoletto

    Le droit à se vider les c... opposable... 

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    Je me souviens du jour où on a voté la loi sur le droit à la sexualité opposable, je me suis tout de suite dit avec Momo que c'était pour nous un truc comme ça.

    Grâce à notre groupe de rap SNTBP (Super nique ton beau-père !) on connaissait une journaliste du Nouvel Obs qui voulait visiter notre territoire de la Cité des Paturettes au Plessis Gargan enfin c'est pas tout à fait notre territoire c'est plutôt celui des Bédouani, mais quand même c'est nous qu'on l'a escorté, en se disant que commak on pourrait peut-être se la brosser au dessert la petite stagiaire, surtout qu'elle avait l'air d'être vachement ouverte aux problèmes des jeunes et tout ça. Mais au final il a fallu qu'on la refile au grand Mouss qui avait flashé sur elle, on l'a échangé contre son panier repas d'Auchiottes, il est vigile là-bas. Pas terrib' le panier repas surtout que Mouss y mange pas de porc, pas de poulet, y boit pas de vin ou d'alcool et la vache qui rit hallal c'est pas super.

    Sans doute qu'il l'avait pas particulièrement réussi le grand Mouss pasque quand je l'ai appelée sur mon portab' (Il est canon c'est le nouveau XXC22 de Samsoul que j'ai eu par Berdouche le demi-frère à Josita, au début j'avais pas tout compris comme y marchait parce qu'il y avait un truc rouge qui pendouillait et j'ai cru que c'était l'oreillette, et je me le calais dans le conduit et j'entendais rien pasqu'en fait c'était l'un des doigts de l'ancienne proprio, quand il arrache Berdouch il arrache à donf et il emporte tout !)

    Bon la fille du Nouvel Obs, elle m'a raccroché au nez, la pute ! Y faut dire que le grand Mouss avait essayé de la mettre sur le trottoir enfin plutôt sur le parking de l'hyper Auchiottes à éponger les blaireaux, c'était un samedi après-midi et puis il lui avait proposé de finir la nuit dans une camionnette avec des potes à lui (une cinquantaine) dans le bois de la Joliette. Mais quand même elle avait pas gardé un trop bon souvenir de son samedi.

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    Alors bon il fallait trouver autre chose et là j'ai eu l'idée d'appeler un peu tous les numéros du répertoire de mon nouveau portable et coup de pot je suis tombée sur une fille qui bossait dans les relations publiques.

    J'uis est espliqué qu'on était vachement pour la nouvelle loi sur le droit à la sexualité opposable et qu'on voulait être les premiers à l'utiliser et que même si y fallait aller au tribunal on irait pour faire reconnaître nos droits, pasque je sentais déjà venir la discrimination, sûr que tous les Jean-Claude allaient pouvoir se vider les couilles aux frais de  l'état mais que pour nous ça serait... quéquette !

    Y en a une qu'était pas trop contente de la nouvelle loi c'était Mariline, Mariline Poupaud, la fille du gardien de la cité des Paturettes c'est une terrib' c'est une pute mais gratuite, c'est pas tant qu'elle aime ça, c'est plutôt comme elle dit que ça lui passe le temps et qu'elle fait des rencontres mais nous avec Momo on y mettait plus trop les doigts dans la Mariline rapport à une maladie qu'un copain qui baisait que chez elle avait attrapé.

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    Alors on a attaqué la mairie du Plessis Gardon, non pas comme le mois dernier avec des cocktaïlles molotofs mais avec un avocat que la fille des relations publiques nous avait fourni, elle était super bien organisée, il faut dire que sa boîte de relations publiques était une filiale d'un grand groupe américain et qu'ils avaient organisé plein d'événements ces temps derniers y compris les récentes émeutes de Neuilly pour Paris-Match et le divorce de Paris Hilton et de son téléphone portable. En ce moment elle s'occupait de la mise en place de guerres civiles dans le Caucase pour le compte de Pepsico international et des Nouvelles Galeries.

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    Notre avocat c'était un ancien ministre de Mitterrand, qui a fait chialer la salle et même Noël Mamère, le pompier de service dans son casque (mais c'est pas difficile) en racontant la misère sexuelle des banlieues, il imaginait (il habitait dans l'île saint Louis), il en rajoutait, il en faisait des tonnes et détaillait nos branlettes, vrai il nous mettait minable, y avait nos potes qui se foutaient de nous et le bavard on la coinçait dans les chiottes du Palais après les débats et on lui a fumé deux dents.

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    Bon la présidente du tribunal, elle, elle a très bien compris not' cas, il faut dire qu'on la connaissait bien avec Momo, on était des abonnés et puis il y avait les photographes et les journalistes et ça l'impressionnait, elle voulait pas rater l'occase d'entrer dans l'histoire elle a dit que de fait on y avait bien droit et qu'elle condamnait la Mairie à mille balles d'amende et « ...l'obligation de nous fournir tous moyens de nous livrer aux activités génésiques avec l'assistance de tiers telles que prescrites par la loi... » et elle « enjoignait » la mairie de se mettre en conformité avec la nouvelle loi. C'était une victoire pour nous..

    Bien emmerdé qu'il était le maire du Plessis Gnangnan,  surtout pasque pour le coup il passait pour ce qu'il voulait surtout pas être un racisse qui croyait pas à la modernitude, il s'en chialait dessus et il a protesté qu'il allait s'éxécuter sans délais et il a sorti sa paire de gants Mapa, sa bonne volonté a ému la présidente mais elle avait pas envie qu'il tache le parquet vu qu'on était au tribunal et elle lui a demandé de remballer ça  de toutes les façons nous ça nous disait trop rien de nous faire vider les couilles par un énarque.

    Quand même on a fait la une des journaux vu qu'on était les premiers il y a même Valérie Pécresse la nouvelle secréteuse d'état aux Intromissions Plurielles qui a voulu poser avec nous, on a bien voulu avec Momo et on lui a soulevé son portab' et mis deux doigts (un chacun !) .

    Vrai on était deviendu des vedettes, des pipeules, on est passé à la tévé et même sur T.F.Huns chez Claire Chazal (Momo a bien essayé de lui toucher les seins pour voir si c'était des vrais mais y avait des vigiles partout) ça a duré pendant quinze jours et puis ça s'est tassé,  à la tévé y parlait maintenant plus que de la nouvelle loi cacapopo contre la constipation de l'adulte qui venait d'être promulguée et des contrôles à domicile avec toucher rectal et des amendes qui tombaient pour non respect de la loi et y nous montrait des reportages avec des cadres sur leur pot de chambre qui s'exécutaient sous l'œil attentif des gendarmes et quand ils avaient fini ils disaient que c'était bien comme loi pasque comme ça ils oubliaient plus de chier.

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    Nous on a relancé la Mairie et y nous ont renvoyé de bureau en bureau jusque chez Jean-Marcel je sais plus quoi l'adjoint à la kultur du Plessis Navrant. On lui a espliqué not' cas et qu'on était dans not' droit et il a dit qu'on avait bien raison de revendiquer pour niquer, il a ouvert un placard et y nous a dit qu'en attendant que le service municipal de sexualité opposable soit en place il pouvait nous faire ça avec des huiles parfumées, il a commencé à allumer des bougies et à tripoter Momo et Momo il lui a mit un pain.

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    Finalement le maire a fait installer dans le square R.P Alain Geismar des caravanes avec des agents techniques de la mairie à l'intérieur il a appelé ça des B.M.C. Bornes Municipales de Convivialitude après il a fait venir des filles diplômées... d'Albanie.

    On se disait avec Momo que c'était quand même chouette le progrès.

    On a reçu nos cartes officiels de mal-baisés et on y est allé, le guichetier nous a dit qu'il fallait prendre un ticket et qu'on serait appelé quand ce serait not' tour, on avait les numéros 745 et 746, autant dire qu'on était pas encore couchés... sur les filles diplômées.

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    Au bout de quatre heures d'attente on a été appelés salle 8 B, on y est allé et là qui c'est qu'on a retrouvé ? Mariline, Mariline Poupaud, la pute gratuite de la Cité des Paturettes mais maintenant elle portait un uniforme d'agent technique, et elle était plus gratuite vu qu'elle était elle aussi diplômée maintenant, et puis il fallait remplir des papiers, faire tamponner nos cartes et surtout pas passer derrière le guichet à force on bandait plus du tout avec Momo et même ça nous a salement énervé, on est sorti, même pas vidé et on est allé brûler la... Tagothéque-Rapothéque  Jean d'Ormesson à 300 patates que le premier ministre venait d'inaugurer.

     
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