• La rubrique sexo-petassing d’Urbane Tattack

    Spéciale régimes

     

    Ce mois-ci les filles nous parlons des régîmes, aujourd’hui ils occupent une place essentielle dans notre vie (et dans celle de nos caniches aussi... pardon je veux dire de nos mecs !), avec la machine à café et les sextoys ils ont avantageusement remplacé la croyance et la pratique religieuse, oui les filles il faut croire en notre ligne même si ce n’est pas toujours facile et que les preuves et la grâce souvent manquent, pour vous aider nous avons testé les régîmes vedettes du moment:

     

    - Le régime dissocié du docteur Bronstein-Petiaux :

    Comptable de devoir le jour, étrangleur de jougueuse la nuit :

    -Point fort: une réelle dépense physique, courir pour attraper la jougueuse, la maîtriser, la violer, l’étrangler puis la découper et l’enterrer.

    D’autant que le viol selon une étude de l’Alabama State Lynch University est un exercice extrêmement énergétivore bénéfique à la concentration et à l’acuité visuelle.

    Alors pourquoi se priver ?

    -Point faible: se faire surprendre par les flics en plein exercice mais là encore nouvelle dépense d’énergie pour leur échapper très favorable à une perte de poids.

     

    -Le régime constructif alternatif du docteur Bismuth-De Oliveira Teixeira Hernandez Olivares ect...

    Chaque week-end vous coulez une dalle de béton de 35 m² ou vous creusez une tranchée de 35 mètres de long sur trois de large et deux de profondeur.

    -Point fort: vous êtes trop fatiguée le reste de la semaine pour penser à vos fesses, de toutes les façons au bout de trois semaines vous n’avez plus de fesses.

    Peut être combiné avec un collègue pratiquant le régime Bronstein-Petiaux vous vous occupez alors de la partie terrassement.

    -Point faible: risque de dérèglement vertébral et de redressement fiscal pour travail au noir.

     

    -Le véritable et seul authentique régime Dukon :

    Le régime ventre plat/classe moyenne du Professeur Sarkollabo (de l’Otan !)

    Vous supprimez, la viande, le poisson, la charcuterie, les laitages, tous les fruits et les légumes, de toutes façons vous pouvez plus vous en payer et le frigo est vide, c’est comme sous l’occup’, les patates à l’eau (à vingt balles le kilog!) sont devenus un plat de luxe sauf que maintenant même les topinambours et les rutabagas sont rationnés et hors de prix alors vous sucez votre bâton caséiné ou vous mâchez inlassablement votre pain fantaisie à la sciure de bois en crachant sur le portrait en pied grandeur nature (10cmx15cm) de l’idole des vieux, le petit père des pépères, le vainqueur d’Al Bezouf (bourgade du désert libyen peuplé de 7 habitants et de 11 chameaux prise héroïquement par nos troupes grotescotanesques après trois semaines de bombardements intensifs!)

    -Point fort: en même pas quatre ans vous êtes économiquement, moralement et cliniquement  mort et donc adieu les problèmes de ligne.

    -Point faible: « Salauds de vieux ! »

     

    Critique littéraire :

    Une histoire de couenne! de Pervenche Broutmeux-Leuzgig

    aux Editions Marie-pas-Claire. 63.99 zeuros.

     

    C’est un sujet des plus douloureux dont nous parle Pervenche Broutmeux-Leuzgig Socioguogue au CNRS: la couenne à travers les âges (et dans une perspective transgenre bien entendu !).

    Bannie de notre paysage culturel, proscrite de tout régime alimentaire moderne, chassée des frigos vides de nos cuisines intégrées, la couenne a pourtant longtemps régné en France tel un symbole de prospérité et d’art de vivre, elle est aujourd’hui mise au ban de notre société allégée mais Pervenche Broutmeux-Leuzgig ne biaise pas (depuis longtemps !) elle sait éviter, avec légèreté, tout ce que le sujet pourrait avoir de scabreux et même de blasphématoire envers l’hygiénisme contemporain (les âmes sensibles pourront quand même s’épargner la vision de certaines photos de jambon de Bayonne éventrés et de pâtés en croûte tremblotant de gelée la tripe à l’air proprement insoutenables).

    En 119 pages (entièrement découennées et dégraissées je vous rassure) déjà une somme pour servir à l’histoire de la couennerie afin que de telles époques ne reviennent jamais.

     

     

    Les bonnes recettes de Julie l’Anorexique:

     

    La Tarte aux boulons.

     

    -Aujourd’hui Je suis avec Jean-Pierre Taincon de La Gerbouillade à Morzy-Lepreux mon cher Jean-Pierre qu’allez vous nous préparer?

    -Alorrrsss pour ce tout de suite nous allons fairrrre ma chèrrre Julie une vieille rrrecette de chez nous: la couenne de porc frite au gras et cuite dans la graisse d’oie avec ses lardons au beurre.

    -Aaaaaaaaaaarrggghhhhhhhhhh !!!... Zzzdddooong !

    -‘tain con ! Elle s’est évanouie... Oh c’était pour rire...  Eh ! Oh ! Shlac ! Shlac ! Là ça va mieux ?

    -Oui... oui... enfin je crois... mais arrêtez de me mettre des claques! Et prévenez-moi la prochaine fois que vous faîtes de l’humour Jean-Pierre... Bon alors la recette du jour c’est la Tarte aux boulons avec sa sauce au minium et aux escargots mixés... Euh ça ne risque pas d’être un peu lourd Jean-Pierre tout ça?

    -Vous m’avez demandé de fairrre moderrrne et crrréatif ! ‘faudrrrait savoirr ce que vous voulez pourr du molléculairrre c’est du mollécullairrre ça! Maintenant si vous voulez alléger vous mettez du boulon de 12 au lieu du 16 mais il y aurrrra moins de crrroquant forrcément... bon béh passez-moi le masque de soudeurrr que je monte le fond de tarrrte... pendant ce temps occupez-vous quoi... tiens vous avez qu’à repeindrrre la grrrille du studio avec la sauce...

     

     

    Le courrier des Lecteuses :

     

    Aujourd’hui Nicolette nous écrit :

    « En vacances en Libye je suis sortie quelque temps avec un bédouin, nous avons vécu une merveilleuse histoire d’amour, j’ai cru en lui et en son amour, il m’avait promis de m’acheter des Rafales, des centrales nucléaires et des Airbus et il s’est ignoblement moqué de moi,  j’ai décidé de me venger, chez moi le glandulaire gouverne tout, depuis six mois avec l’aide de Barack mon chef je le bombarde jour et nuit, je me fous d’avoir l’air d’une conne à bomber (humainement s’entend!) des bouts de désert et des stations services (on est humainement pas à quelques milliers de pompistes et fils de pompistes pauvres bitards de vingt ans près! ) mais voilà depuis je suis devenu boulimique et j’arrête pas de bouffer et à la cantine de l’OTAN  toutes mes copines de l‘Alliance et de l’Axdubien se foutent de moi. Quel régime adopter ? Jusqu’à présent je n’ai essayé que le régime policier Flicker-Guéant mais mes collégues zétazuniens me disent le plus grand bien de leur régime pénitentiaire électrifié Rumsfield-Guantanammo.»

     

    La réponse de notre rédacteuse Mary-Keune-Debaze:

    « Ma chère Nicolette dans ton cas nous te conseillons le régime Mandelbaum-Gagarine tu avales chaque jour au petit-déjeuner 520 grammes de chlorate de soude, 330 grammes  de nitrate de potassium et deux grosses cuillérées à soupe de charbon phosphoré, au bout d’une semaine tu t’introduis un Tampax dans l’anus et tu y mets le feu si tu suis bien le régime normalement tu devrais être idéalement placée en orbite basse pour 2012. »

     

    ... à plus les filles !

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    17 Août

     

    Notre petit Koonradt est arrivé ce matin, il ne m'a pas reconnu, il faut dire qu'il m'a fallu me raser entiérement la tête poils et sourcils inclus, je ressemblais à une mine marine, ce qui a provoqué quelque étonnement de ma Poupetkë et de toute la famille. J'ai pris la chose avec désinvolture:

    -Petite réfôrme morale et physique dis-je en remettant mes lunettes noires, malheureusement il m'a fallu aussi dans l'affaire sacrifier ma moustache de pronunciamentiste en puisssance.

     Koonradt a eu une permission de son capitaine, cela ne l'empêche pas d'être en uniforme de colonel  de son régiment, il l'a eu à sept ans, son régiment, sept ans l'âge de raison, comme tout prince héritier de la courônne de Nordnmark,  son frère cadet mon bon Uurtikrn fut déçu de ne pas en avoir un, de régiment, lui aussi pour son anniversaire l'année suivante. Devant les cris et les disputes et sa déception, j'avais proposé à la Reine, pour qu'il n'y eut point de jaloux, de lui en attribuer un, de gendarmes à pied ou d'assistantes sociales à cheval, n'importe quoi pour amuser l'enfant mais bien entendu l'on ne manqua pas l'occasion de m'humilier une fois encore, depuis mon romantique Uurtikrn déçu dans ses espérances militaires cultive un pacifisme vestimentaire et moral qui m'apparait comme son seul vrai défaut.   

    Et puis notre Koonradt n'est guère prêteur, il tient ça de sa mère (concédons-le!) et chaque fois que le bon Uurtikrn voulait s'amuser à conduire son régiment au Zoo ou au square, son frère prétextait une sortie ou des manoeuvres pour lui en confisquer le plaisir.

    Alors pendant que mon bon Uurtikrn porte son  triste uniforme de grunge notre cher Koonradt bien que faisant son temps militaire dans l'aviation arbore plutôt que la tenue d'aspirant de seconde pompe un éclatant costûme de Colonel du 11° régiment de Renkeyser de la reine, le tître est un peu pompeux, d'abord parce que l'on aurait peine à trouver les dix régiments qui le précédent sur le papier et qui sont tous symboliques maintenant et ensuite parce que l'on pourrait traduire ce substantif  de "Renkeyser" par conducteur de rennes. Il est gardien de rennes quoi!

    J'ai dit l'attachement que le nordmois a pour le bestiau sacré, sans doute parce que pendant des siécles le renne l'a nourri, vêtu  et permit de commercer avec les autres sauvages  habitants de ces contrées tardivement et incomplétement (constatons-le honnêtement!) civilisées mais cette considération qu'il a pour ces animaux a de nos jours viré à l'idolâtrie et à une manière d'animisme anémié car sans sacrifice humains ni festivités un peu colorées.

    Le renne est un ruminant, un animal maussade et fataliste, tout comme le nordmois et il partage avec lui la même qualité dominante et précieuse en ces pays: il n'est pas frileux.  

    Malgré tout je suis heureux de revoir mon enfant. Un bonheur n'arrivant jamais seul le cher Sir John Branke Strikeman nous rejoint dans l'après-midi, je le découvre dans un champ alors qu'il est en train de replier son parachute:

    -Ah tétesse, jieu passais par là par hasard et l'idée m'est véniou de venir vous présenter mes respects amicaux et parachutistes... où est mon chapeau?

    Il m'apprend le retour de son chapeau décroché d'un arbre en même  temps que celui de son épouse à l'ambassade conjugale.

    -Heureuse nouvelle donc!

    -Point complétement elle a beaucoup perdu en bourse, sans doute pourquoi son français l'a quitté. A propos de français l'on me dit que vous allez rencontrer the little shit... je veux dire le président français ...

    -Dîner officiel tout à fait superfétatoire à mon goût.

    -Et au mien donc cet homme est d'une goujaterie, lors de son dernier voyage officielle chez nous il n'a cessé de tripoter la reine, enfin a-t-on idée même son époux y a renoncé depuis bien longtemps. Entre nous Altesse, les américains sont très fâchés contre lui suite à de récents bombardements stratégiques aux Pepsico Islands tout à fait hors de propos et il veut se refaire il va essayer de vous vendre des chasseurs-bombardiers tactiques.

    -Ah tiens don' mais nous n'en avons pas l'usage, il me semble. Mais pour bombarder qui nous sommes en paix avec tout le monde?

    -Oh pour ça on trouve toujours, regardez les américains, il s’invente des ennemis tous les jours, le jour où ils ne s’en trouveront plus ils tomberont de cheval et on en parlera plous! Et puis votre flotte de chasse dâte quand même des années cinquante.

    -Et cela se remplace tous les combien une chasse?

    -Mettons qu'il serait temps de vous débarasser de vos avions à pistons.Vos aviateurs y pensent aussi d'ailleurs, vous avez le plus fort taux de perte de l'alliance atlantique.

    -Ah quand même nous sommes champion de quelque chose! Mon Dieu et notre Koonradt qui sert dans l'Armée de l'Air.     

    -Je vous le dis il serait temps de s'en inquiéter. Or une proposition va être faite par le consortium Fairthrope-British Teapot-Aircraft-Drumman Corporation dont je suis le représentant exclusif pour le Nordnmark, mais cela ne doit compter pour rien bien sûr dans vos réflexions, c'est malgré tout un marché de plusieurs milliards de Brelotkë sur quoi mes amis américains insistent pour qu'un pourcentage de 5 % au moins aille abonder vos oeuvres Tétesse en particulier votre Fondation d'Art Post-Contemporain qui les intéresse au plus haut point.    

    -Ah tiens don' je ne voyais pas vos texans aussi ouverts à l'Art Post-Contemporain. Mais mon cher vous accordez, je le crains, trop d'importance à mon faible pouvoir d'influence.

    -De ce que j'ai compris, tout devrait se jouer lors de la prochaine réunion de l'OTAN à laquelle vous représenterez sa Majesté la Reine. Une déclaration de votre part après une démonstration en vol de notre WC 29 Shootnuns aurait pour nous valeur d'engagement.

    -Vous oubliez mon cher John Branke que dans ma poitrîne bat encore un coeur français

    -C'est bien cette fidélité à vos principes qui m'inclinent à penser que vous ne pourriez décemment faire prendre des risques à vos jeunes pilotes nordmois dont le jeune prince Koonradt or le nouveau chasseur bombardier français Razfoune à rétro-pédalage furtif et décollage oblique, s'il montre des solutions élégantes sur le papier n'est absolument pas au point et même dangereux d'usage le dernier prototype parti du Bourget s'est crashé sur une sanisette de la campagne de Reims même si l'affaire a été adroitement tenue secréte.

    -Nous verrons mon cher John Branke. En attendant nous ferez-vous le plaisir de déjeuner avec nous.

     

    *

     

    Plus étonnant, deux heures après alors que nous venons de raccompagner Sir John Branke au car pour Londres, qu'elle n'est pas notre surprise de voir arriver un second parachutiste, celui-là vise semble-t-il la grande pelouse, deux hectares quand même, et tombe avec grâce au milieu de la piéce d'eau. 

    C'est avec plaisir que je reconnais... là-dedans ce cher Petcho Larigaïe.

    -Je m'ai penché, je m'ai tombé... nous explique-t-il en se débarassant des nénuphars et autres plantes d'eau.

    Une fois séché et réconforté avec une vieille prune hors d'âge et alors que nous nous promenons malgré mes douleurs de pied, mes doigts sont toujours dressés et comme sur le qui-vive, dans la campagne sous une petite pluie pas désagréable, passent au dessus de nous trois chasseurs à réaction fort bruyants:

    -Oh mais diantre ne serait-ce point de nos nouveaux chasseurs bombardiers tactiques Razfoune, oh Monseigneur voyez quelle belle allure ils ont!

    -Je ne vous connaissais pas cette attirance pour les avions de chasse, mon cher, vous un littérateur, un poête, un homme d'esprit et de réflexion!

    -C'est justement cela la figure du chasseur-bombardier tactique dans la littérature contemporaine est sous-exploitée Monseigneur, je rêve de faire un grand poême là-dessus.  

    -Ah tiens don'!

    Il ouvre sa musette:

    -Voyez Monseigneur j'ai quelque documentation ...

    Il sort force illustrés en couleurs puis ce qui lui semble être quelques solides arguments de vente:

    -... d'autant que le gouvernement français m'a-t-on dit voudrait faire profiter Monseigneur de son offre spéciale tiers-monde: je m'équipe en Avril et je commence à toucher dessus en Mars... plus les mémoires en bandes dessinés de notre président... plus la compil' discographique de la présidente doublée dans le langage des signes... plus la photo dédicacée... plus le tee-shirt et la casquette coordonnée... plus le bandana...

    Bien sûr, son patriotisme excuse son activisme commercial au service des Armes françaises mais j'ai tôt fait de le démonter.

    -Je vous arrête tout de suite mon cher je n'ai que peu d'influence dans le traitement de ce genre d'affaires industrielles, j'y prends même assez peu d'intérêt.

    -Oh comme je vous comprends Monseigneur... moi-même... pourtant si vous vouliez toucher quelques mots à la Reine...

    Il est tout essouflé au dessus de nous les avions font une véritable démonstration, la Reine est sortie sur la terrasse et observe tout cela avec grande attention, soudain deux missîles partent de l'un des aéronefs, l'un va percuter la sanisette sur la place de l'église, l'unique sanisette de Bonpéze de style Jaclang triomphant et classée Monument Hystérique  pendant que le second détruit l'abri-bus Jeanclaudedecauxnien tardif à la sortie de la bourgade qui n'était pas même à l'inventaire supplémentaire mais s'avérait fort utile surtout l'hiver.

    -C'est... c'est  vous l'aurez noté, Monseigneur, actuellement le meilleur chasseur d'abri-bus et de sanisettes en capacité tout-temps du bloc Atlantique!

    -Impressionnant en effet autant que bruyant mais je crains que ce genre de divertissements enfantins ne soit plus guère de mon âge... et si nous allions aux champignons!

    (à suivre...)

     

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