• Nécrologie de Nicolas Sarkozy parue dans Las Islas Bombitas-Noche du premier Avril 2022 (Au r'voir mes p’tits flics !).

    Traduction de Lofti Benayak 1/1.

     

    On nous communique de Santa Pipolina de Las Bombitas le décès de l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Il a été retrouvé entièrement décédé dans un hôtel du centre-ville de la station balnéaire, le Panier Défleuri que tient un couple d’amis levalloispéretiens en fuite.

    Les premières constatations concluraient à une erreur humaine, nous avons recueilli de précieux témoignages à ce sujet.

    « On était en train de lui faire une triple prestation gratuite, il faut dire que Patrick et Isabelle les patrons ils sont en train de bouffer le fonds à force d’en réclamer toujours plus aux filles pour leurs copains, Maria-Inoculada ma collègue lui faisait l’Airbus équatorien pendant qu’on lui exécutait avec Rosita-Perlita une autre collègue le hot-dog cubain, quand Maria-Inoculada m’a dit :

    -Y a le train d’atterrissage qui grince

    Il avait la tête en bas et il était tout rouge, j’ai dit comme ça :

    -Remonte-le et mets-y de l’huile !

    J’avais pas réfléchi que pendant le hot dog cubain il faut jamais lubrifier le client sinon quand on le presse il vous échappe.

    -Chaud devant y a la saucisse qui part ! Elle a gueulé Rosita-Perlita.

    -Tu veux dire dire l'airbus qui vient ? J’y ai demandé.

    Et là le ketchoup  a soudain giclé devant nous et la saucisse est passée à travers la fenêtre et il s’est arrêté que cinq étages plus bas. »

    De fait d’après les constations de la police la sauciss... l’ancien président français a été retrouvé constamment mort et entièrement lubrifié au pied de l’immeuble sus-cité.

     

    L’ancien président français était le représentant commercial de la société Sagem (quand ça fait mal !) une entreprise française de fabrication et de vente d’objets de dressage citoyen et d’accessoires sado-masochistes pour contribuables soumis tels que radars antitomobilistes, caméras de surveillance recto-anales, tatoueur fessier de code-barres, détecteurs de braguettes ouvertes et laisses électrifiées pour tévéspectateurs.

    Grand démocrate, il avait démocratisé la garde à vue afin qu’elle fût accessible à tous, encadré et modernisé les écoutes téléphoniques... pour les rendre stéréophoniques et institué le fichage des nourrissons.

    Gaulliste hystérique il avait renoué avec la tradition barbouzardo-flicarde du régime.

    Grand réformateur il était l’auteur de la 6587° réforme des retraites dite la der de der (le nouveau gouvernement devrait présenter la 11456° à la prochaine rentrée parlementaire) et de la 74896° réforme de l’Éducation Nationale (pas mieux !).

    Homme d'état visionnaire Il était le père du plan anti-hémorroïdaire Nationale et de l’actuelle législation sur l’incontinence en zone bleue, l’une des plus modernes d’Europe.

    Sportif accompli il était recordman de l’heure de baisse du pouvoir d’achat et sur le quinquennat lancé  de paupérisation express de la classe moyenne.

    Depuis son expulsion de France suite à sa déchéance de nationalité l’ex président français habitait dans notre réputé station balnéaire. A son arrivée dans notre ville il avait crée avec Martin Bouic l’un de ses ex-compatriotes milliardaire (en fuite) un espace culturel, galerie d’art post-contemporain, lieu d’échanges et d’interactivité, le Baraputas, établissement qui avait été fermé depuis pour non affichage des tarifs et surfacturations de prestations en nature. Son fils lui-même en fuite avait d’ailleurs ouvert dans notre ville un magasin d’électroménager où il liquidait ses cadeaux de mariage.

    Après son divorce et son remariage avec Susan Boyle ( « ... celle-là au moins de chanteuse elle a de la voix et quand elle me cause j’entends! ‘utain v’la que ça la reprend, personne a des bouchons d’oreille ? » Avait-il déclaré après la cérémonie.), l’ancien président français s’était encore remarié une dizaine de fois dont l’été dernier avec Monsieur Ramundo un plagiste bien connu de la station.

    Intellectuel reconnu il était le traducteur de l’intégral des oeuvres de Florent Pagny en patagon ancien  et d’un dictionnaire Manjmerd-Ex-Français/ Ex-Français-Manjmerd.

    Mais il n’avait jamais réellement retrouvé l’audience et la célébrité qui avaient été les siennes non plus qu’un véritable équilibre émotionnel : « On cause p’us de moi c’est comme si j’avais jamais existé! » avait-il confié désespéré à des intimes.

    Par suite de mauvaises affaires (du fait de l’exiguïté de notre territoire et de notre standing démocratique beaucoup plus étendu qu’en ex-France) dans la vente de ses « trapacons »  (piéges à cons note du traduc.) Sagem (quand ça rentre bien profond !) il avait eu recours à des expédients financiers, il avait été notamment condamné pour proxénétisme après avoir tenté de mettre sur le trottoir un certain François F. avec lequel il présentait un numéro de dressage et de soumission dans différents établissements de nuit de la station. Pour sa défense il avait déclaré qu’il pouvait en faire ce qu’il voulait que c’était lui qui l’avait fait, que sans lui il serait resté toute sa vie aux affaires sociales à végéter et qu’il lui était parfaitement soumis et dévoué. De fait François F. s’était excusé et avait porté plainte contre lui-même.

    L’ex-président avait aussi été mis en garde à vue pour violence sur pipole surbronzé, dépositaire de la farce publique après avoir tenté de voler à l’aéroport international de Santa Pipolina de Las Bombitas  une montre Rolex à un publicitaire français âgé en fuite.

    Les derniers temps à cause d’une interdiction de séjour en centre-ville il avait été recueilli dans un camp de roms établi à la périphérie de Santa Pipolina et vivait assez misérablement du R.M.I (Revenu Minimum d’Intromission) avec une cartomancienne (en fuite) Madame Roselina et ses deux derniers compagnons, ses  fidèles chiens Lefèvre et Morano, eux aussi  en fuite.

    En France le président avait conservé un certain public (âgé et compulsif) qui le considérait comme l’un des plus grands comiques (en fuite) de l’après-guerre son numéro de croisement de fichiers était demeuré célèbre ainsi que son fameux cri de guerre  « Je vais durcir... » de la grande époque où il faisait voter des lois sécuritaires deux fois la semaine (le lundi pour bien commencer la semaine et le samedi, le jour des courses) à fins de racoler l’électeur de base du Flan national.

    Décrit par les uns comme une triste S...  pubertaire, immature et égocentrique, ou comme une belle petite O... d’arriviste par d’autres, il ne laisse que des ... ardoises.

    L’actuel président français Monsieur Jean-Luc Mélenchon a présenté ses condoléances amusées à l’ambassadeur des États-unis et à celui d’Israël.

     

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  • Élection Mister Camping Matignon 1/1 Lofti Benayak 

    Journal de la France de pendant par François F. soumis

     

    Depuis que mon maître effervescent (c’est sûr à force de se secouer dans tous les sens il est tout éventé maintenant on dirait un Coke sans bulles mais avec encore comme une odeur de coke !) avait  eut l’idée de lancer ce curieux :

    « Grand Concours à Matignon-Plage . Sélection Mister Camping Matignon. Vous êtes moyen partout et faible de caractère:

     

     

    « Premier ministre ! Pourquoi pas vous ? »

     

     

    Épreuves de sélection avec l'orchestre de Claude Guéant suivies d’un vin d’honneur, d’un tir aux parlementaires et d’un  lâcher de vachettes »

    ils étaient tous en rut pour essayer de me piquer ma place, moi-même j’avais découvert l’affichette à la boulangerie Robert & Daniel, deux jeunes gens charmants que m’a présentés Roselyne, qui jouent au boulanger et à la boulangère, et où tous les matins je vais chercher les croissants pour Pineulope, j’y vais tôt, elle les aime chauds, les croissants et puis je tombe là-dessus, ah les chouquettes  (les chouquettes elle les aime froides et bien gonflées pour ça qu’elle apprécie pas trop les miennes qui sont petites et toutes fripées.) sûr ça m’a fait un choc, c’est vrai quand même c’est pas tellement les usages de la V° (à droite du local à poubelles) pour choisir un chef de gouvernement de faire dans le genre marché aux bestiaux, concours Miss Argelés plage avec synthé et podium démontable.

     Mais mon maître inaliénable (il s’est tamponné ça dessus quand il a été élu, comme il y a marqué sur les vieux téléphones des P&T, il appartient à l’état et comme l’état c’est lui et ses copains il risque plus rien il m’a espliqué.) c’est un vicieux (pour ça aussi que je l‘aime) et ça le fait saliver de voir tous ces types, juste élus, trop élus, mal élus ou ex-élus, ces êtres d’exception puisque élus (je sais l’élu c’est rien de plus que de la tête de gondole, de l’article en promotion et qui vous fait pas d’usage mais quand on regarde la gueule des électeurs en rayon qui votent ineffablement depuis des années pour des mecs auxquelles ils confieraient pas leur petite soeur à garder pendant qu’ils vont chercher le pain il faut pas s’étonner !) venir brouter sa moquette et faire leur réclame le nez à hauteur de ses talonnettes.

    Le pire c’est les centristes centrifuges, eux ils sont équipés d’origine comme les Citroën, ils ont une position surbaissée dans la cour ils bouffent déjà du gravier.

    C’est vrai au début, j’y croyais pas et j’avais un peu manqué le départ, je le reconnais et qu’est-ce qu’elle m’avait passé ma Pineulope :

    -Et qu’est-ce tu vas faire pétite con si tu fais plous prime ministre ?

    -Je... je réfléchirais, je... je méditerais, je pense à écrire un livre sur mon oeuvre à Matignon, j’ai quand même accompli deux réformes des retraites successives et aussi définitives l’une que l’autre et ...

    -Ton h-oeuvre mais tu n’as rien foutu à part cirer les pompes de le nain. Tu crois que jé vais té nourrir à rien faire pétite branleur !

    -Eh bien je me présenterais à la Mairie de Paris.

    -Pour faire quoi ? Balayeur ?

    Bien entendu dans les premiers temps ils s’étaient tous précipités, surtout que mon maître infaillible n’avait pas mis la barre très haut, on n’était pas obligé d’exister après vingt-deux heures, il s’occupait de tout, fournissait les ministres tout équipés avec cabinet intégré, même de rentrer le chat et de changer la litière des gardes républicains de faction.

    Pour les premières épreuves, je m’étais fait dispenser, j’avais un mot de Pineulope et puis j’étais le champion en titre et quel champion hein!  

    Ah qu’est-ce qu’on a pas vu défiler à Matignon !

    Des qui montés de leur circonscription basse-meusienne prenaient déjà les mesures, des qui faisaient visiter à leur femme et à leur famille, la belle-doche en tête ou qui arrêtaient mes motards pour se renseigner sur les commerces qu’il y avait à proximité et s’il y aurait une bonne école pour les mômes dans le coin.

    Et puis le concours d’homme d’état a commencé, d'abord une petite interviouve présentation où on leur demandait de parler d'eux et quel était leur voeu le plus cher, tous bien entendu répondaient qu'ils rêvaient d'un monde sans guerres ni famines, puis c'était le défilé en maillot de bain où ils rentraient leur bide comme ils pouvaient, ensuite rhabillés, ils avaient à affronter quatre épreuves, je les cite avec quelques commentaires conclusifs:

    Une de civisme:1/ Dénonciation d’un proche avec mise en garde à vue pour rébellion sur flicaillon. Là, nombreux sont ceux qui se se sont pris des beignes du beau-frère une fois relâché.

    Une épreuve technique: 2/ Branchement sur écoutes d’un journaliste. Quelques cas d’électrocution.

    Une philosophique : 3/ Expulsion d’un rom. Ils se sont mis à cinquante pour virer un gratteur de guitare et sa mère cartomancienne free lance qui sont revenus dans la soirée avec cousins et  caravanes boucher l’entrée de Matignon et chanter autour d'un feu de bois. C'était sympa ça me rappellait ma jeunesse scoute. 

    Enfin une épreuve pratique: 4/ Succion jusqu’à plus soif d’un électeur du Flan National. Je suis témoin, pas un n’a recraché ils ont tous avalé, c’est dire s’il y avait de l’application et de la bonne volonté.

     Mais la bonne volonté ça suffit pas, il faut un don, je ne dis pas que je l’avais à la naissance, c’est plus prosaïquement pendant mon enfance à Pathétique-sur-Navrant que je l’ai acquis en regardant les vaches faire, le tomber de bouses m’a tout de suite ému, c’est ça que je veux faire plus tard me suis-je dit : m’écraser indéfiniment,me mouler, devenir informe tout subir mais avec en plus cette étincelle miraculeuse qui me fait croire en Dieu un peu plus chaque jour: tout en demeurant inodore, car ce n’est pas tout d’être une merde il faut aussi ne pas incommoder.

    Oh je sais que beaucoup s’y sont essayés mais il y a peu de vraies réussites, en politique surtout, on finit toujours par sentir un jour ou l’autre.

     Bref après les sélections ne restaient plus que moi, qualifié d’office en tant que tenant du titre, Jean-Louis Boorla, plus boorlé que jamais, et "le premier ministre masqué", un type en costard croisé avec un masque en caoutchouc sur la tête comme les catcheurs du temps de l’ORTF.

    -Ce sera l’un de vous trois, je déciderais après ce week-end à la Lanterne. Il nous a annoncé mon maître irréfragable avec ce petit sourire vicieux qu’il a quand il prépare une belle saloperie.

    Les épreuves ce serait d’abord pour huit points un signe de piste: retrouver les 175 milliards qui manquaient au budget pour boucler l’année, ensuite une course en sac diplomatique, le premier qui réussirait à aller à Alger tirer la moustache à Bouteflika et lui chanter dans les narines : Al-gérie Fran-çaise ! gagnerait quatre points. Puis une rédaction sur huit points : faîtes le portrait de quelqu’un que vous admirez plus que tout au monde et dîtes pourquoi vous l’admirait et en quoi Nicolas il est admirable.

     

    Enfin en question subsidiaire il y avait un problème d’arithmétique:

    « soient deux candidats pré-selectionnés par les instances rastaquouéro-mondialaises pour diriger le territoire 24.2b allée F, (on ne marche pas sur les pelouses !), ancien lieu-dit Présidence de la République Française, l’un DSK (K pour Khan) partant de New York siége du FMI l’autre NSK (K pour Khon) de Paris Palais de l’Élysée, le même jour, à quelle heure (tenir compte du décalage horaire ) se croiseront-ils dans les locaux du Département d’État pour y chercher leurs instructions et faire les cuivres ?

    Dans un deuxième temps dîtes lequel finira pendu le premier à un lampadaire de la Place de la Concorde.

     

    J’avais bien répondu à tout je crois et pendant que Jean-Louis Boorla se trompait de zinc et atterrissait à Karachi j’étais arrivé premier à Alger où Bouteflika avait repris avec moi la larme à l’oeil: Al-gérie Fran-çaise ! en m’exhibant sa carte de l’OAS, avec ce qu'il avait fait lui et ses copains aux algériens depuis l'indépendance, ils l'avaient nommé membre d'honneur.

    La rédaction, un peu que je l’avais torchée, douze pages écrites serrées où je célébrais mon maître vénérable, les 175 milliards je les avais empruntés, avec une caution de marraine  et contre la cession de la moitié du pays, aux chinois et quand aux problèmes des pendus, il y avait un piége, je m’étais renseigné sur les horaires des révolutions, ils finiraient ex-aequos les deux K...

     Pourtant quand il est arrivé le lundi matin, il m’a même pas regardé ni fait ramasser Jean-Louis Boorla qui avait glissé sous la table  basse, Il s’est tourné vers le type masqué :

    -C’est très bien mon fils, bravo pour les épreuves de natation ( ???) et tes coloriages étaient ma-gni-fi-ques, tu remercieras ta femme pour la gazinière, Carla a été ravie. Ah je suis sûr, mon Jeannot, que tu feras un excellent premier ministre.

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  •  

    11 Août

     

    Nous faisons notre entrée dans le Port d'Upschlout sous les sirênes des autres bateaux. Le Catherine Dolto Ingmör Bergmon repeint en rose fait forte impression. Le voyage de retour s'est bien passé, certes il nous a fallu nous serrer un peu plus, j'ai prêté la baignoire de Pedzzolino au cher Lopeck connaissant son inclination particulière pour les sanitaires. Il faut lui reconnaître qu'il nous a été fort utile lors des quelques pannes que nous avons eu à déplorer, j'ai eu de longues et fort enrichissantes conversations avec lui pendant qu'il travaillait avec ses outils sous le tube lance-torpille, ou sous la chaudière atomique, une Chaffoteau & Maury de toute beauté.

    Pour l'arrivée toute la troupe s'est alignée en grande tenue sur le pont, ainsi le veut la tradition, même l'Amiral Balhsen en bout de ligne, tous au garde à vous, même notre cher Lopeck qui m'apprend-il a fait son temps dans les garde-frontières sur traîneau, corps d'élite de l'armée polonaise. Alors que nous approchons à bonne allure du quai je me tourne vers l'amiral:

    -Dîtes-moi cher ami le pilote me semble aborder notre avenir nautique avec un peu trop d'optimisme depuis son poste de pilotage, nous sommes peut-être un poil trop vite dans les manoeuvres de port?

    -Le pilote? Mais il est ici avec nous sur le pont.

    -Non? Ne me dîtes pas que...

    Il n'a pas même le temps de me dire: "que"... que nous entrons avec une certaine éloquence dans le quai principal.

    Celà fait du bruit, impressionne le terrien mais enfin c'est surtout de la tôle froissée, nous avons l’habitude avec ce c... brave amiral bientôt en retraite, j’y veillerai, malgré tout il est de meilleures entrées en matière, si j'ose dire, d'autant que dans la manoeuvre j'ai heurté le coude de l'Amiral saluant sinon salutaire et que je saigne quelque peu du nez.

    Aprés le coup de sifflet traditionnel, ma Poupetkë monte à bord, elle s'étonne un peu, il est de fait que nous sômmes partis en contre-torpilleur et que nous revenons en sous-marin nucléaire lanceur d'engins (en tout genre):

    -Mais où sont donc passés les superstructures?

    -Les... quelles superstructures, je vous assure ne pas avoir rencontré de superstructures depuis quelque temps déjà ma chère amie...

    -Enfin mon ami sur tout contre-torpilleur superstructures il y a.

    -Un contre-torpilleur? Quel contre-torpilleur? Vous avez entendu parler de contre-torpilleur Amiral?

    -Euh non, pas récemment en tout cas Monseigneur.

    -"Sous mariniers nous partîmes, sous mariniers nous rentrâmes..." Dis-je pastichant le fameux poême marin de Bodeloëre, notre grand poête nordmois.

    -Enfin je n'ai pas rêvé!

    -Même pas de votre petit mari ma poupetkë. Lui murmuré-je à l'oreille en une adroite diversion et regardez qui je vous raméne là, notre Klopilde et son... son plombak, son  plombier polak., ils vont passer quelques jours de vacances à Bonpéze. Ce n'est pas une bonne nouvelle.

    -Bonnne nouvelle pour bonne nouvelle, Mamantkë a terminé sa 49° cure de désintoxication et elle vient elle aussi avec nous.

    -Oh merdetkë! Ne puis-je m'empêcher de borborygmer.

    La Reine-Mère Berthatkë est en bout de quai, voile debout, plus redoutable que jamais, elle ne fait pas loin de ses deux métres, montre la féminité d'un cuirassier de la garde et témoigne à mon endroit d'une agressivité de tous les instants, je la vois qui se met en mouvement, je recule tant et tant que je m'emméle les pieds dans des cordes qui jonchent le quai, ces marins sont d'un négligent, et me retrouve hissé par une mécanique imbécile et puissante le long du mât dans le même mouvement que le drapeau et au moment où retentit l'hymne national le "Pumpkf unk Vlumpkf"et tout en montant je salue le drapeau la tête en bas en une ascension que comme à mon habitude je rends la plus digne possible... même si on l'imaginera ce n'est pas chose aisée.

    (... à suivre)

     

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