• 1° Juillet

     

    Ah les voyages forment la jeunesse, les voyages officiels forment la maturité officielle, surtout pendant les mois d'été cela a son charme, ne le boudons pas, nous partons (moi seul mais en majesté) la Reine, je crois, un peu jalouse de ma nouvelle popularité a choisi de m'éloigner quelque temps de son peuple, sans doute sur le conseil de ce saligaud d'Urinald fun Froeben.

    Elle m'a donc demandé de la représenter lors des cérémonies commémorant la découverte des Iles Futrak, qui sont de nos anciennes colonies du Pacifique, par Hertrude Hertrudutkë l'un de nos plus fieffés navigateurs qui en y arrivant aprés dix-huit mois de navigation pensait avoir enfin découvert là les Baléares où il voulait faire bâtir en prévision de sa retraite de navigateur. Il est à noter (entre parenthéses) que les indiens Futraks les avaient découvertes bien avant tout le monde leurs fameuses îles puisqu'ils vivaient dessus depuis des temps au moins immémoriaux, mais là ça ne comptait pas en droit international.

    Hertrude Hertrudutkë pacifia la côte installa trés vite une supérette et un camp de nudistes, un temple et rembarqua aussi vite effrayé par les indiens cannibales très en colère qui venait de goûter au salamis Nordmois et gueulaient qu'on cherchait à les empoisonner.

    Une deuxiéme expédition mieux armée pacifia les esprits.

    L'on évangélisa les indiens qui devinrent austères et pacifiques, abandonnèrent leurs étuis péniens pour des slips zingués et leurs rituels païens contre des bibles et une assistance obligatoire au prêche.

    Bref l'on commença à s'emmerder ferme dans les îles Futrak maintenant boutonnées sévére et celà dura ainsi  jusqu'à l'indépendance.

    L'indépendance proclâmée un Premier Mai, fut d'office chômée comme à peu prés tous les autres jours de l'année à partir de cette dâte et fut le prétexte à force tripailles, étripailles et fiançailles sauvages.

    Aprés bien des errements, au gré des obédiences et des doctrines de ses successifs dictateurs, elles se réveillèrent un jour marxistes, le lendemain maoïstes, puis khadaffistes (une rareté philatélique!) et encore socialistes, la piste était en vue, enfin la bourgeoisie combinardo-révolutionnaire vieillie et l'appareil du Parti unique assagi, bref tout ce petit monde atterrit et se convertit en bout de piste au marché obligataire et au libéralisme interventionniste social  de marché comme tout le monde.

    Depuis les Iles Futraks se sont enfin accomplies dans une vocation à leur pointure: elles sont devenues un paradis fiscal ouvert à toutes les audaces et improvisations financières où l'on peut monter n'importe quelle société en 13 minutes et un holding fiscal avec 150 US Bananas (la monnaie du cru, ils ont abandonné notre Brelotquë Pacifique pour intégrer la zone dollar).

     

    Comme je le sais fort friand de ce genre de festivités et très décoratif lors des commémorations et activités officielles diverses, j'ai convié outre mon directeur de conscience le révérend père Fulmance des Emplettes,  notre cher Sir John Branke à m'accompagner, il a répondu d'autant plus favorablement à mon invitation que sur l'instigation de sa chère Calina toujours en voyage de noces crapuleux toutes ses cartes bancaires et moyens de paiement lui ont été retirés et qu'il se retrouve démuni de tout, ce qui le place dans la plus inconfortable situation pour un diplômate en poste à l'étranger.

    Il ne nourrit plus ses invités lors des réceptions officielles que de harengs pommes à l'huile et l'on commence à jaser dans la capitale sur son compte (cloturé!) et un possible rappel de Londres.

    Allons nous sommes bien décidés avec quelques uns de ses amis fidéles à le tirer de ce mauvais pas.

     

    Mais justement le voilà qui arrive... à vélo. Mais je ne pense pas que c'est cette fois encore qu'il gagnera une étape de plaine ni même de port car une douzaine de noirs très solides le dépassent sur la ligne d'arrivée qui se trouve être en l'espèce mes chaussures.

    -Ah Majesté... Puuf! Puuf! Je crois que vous connaissez N'Gutu N'Gutu le grand leader tsilongais Puuf: Puuuf! je l'ai prié de m'accompagner, ainsi que quelques uns de ses ministres, si vous n'y voyez pas d'inconvénients?

    -Ma foi j'en vois quelques uns, mon cher.

    Il se rapproche de moi le pauvre garçon et me murmure tout bas:

    -Il m'a confié son livret de caisse d'épargne et le budget de l'Education Nationale et en ce moment je ne peux rien lui refuser, si vous consentiez  à ce qu'ils nous accompagnent, cher Tétesse... pour me dépanner, il a été très chic, cela fait des années que je lui promets un voyage officiel.

    Un voyage officiel clandestin dans le voyage officiel officiel! Tout un programme!

    Vrai il commence à m'énerver avec son élevage de tsilongais.

    -Eh bien soit, embarquons... embarquons!  

     

    Nous embarquons donc à bord du contre-torpilleur Ingmör Bergmön  ((1911-1975) Humoriste et pacifiste.)

    Eh oui que voulez-vous dans ce foutu pays l'on donne des noms de clown pacifiste à des batîments de guerre.

    L'amiral Chips Thör-Balhsen  m'accueille à son bord. Je recompte les étoiles sur sa manche, pas de doute il en a au moins deux de plus que moi.

    Il est pourtant encore jeune le saligaud. L'humiliation continue.

    J'ai pour objectif premier de faire rayonner l'élégance et le prestige français ainsi que d'illustrer au mieux la permanence du souvenir Nordmois en ces contrées lointaines mais mon objectif second est de faire un détour par Miami et d'y retrouver en toute discrétion ma douce Klopilde maintenant Madame Zglissenska (ce qui au féminin ne veut plus rien dire, on l'aura remarqué!) qui aprés ses nôces supersoniques y a repris le cours de ses études supérieures.

    Elle a certes promis à la Reine de venir nous retrouver dés la fin du trimestre universitaire mais je compte bien être le premier à la rencontrer dés avant sinon à la féliciter. Elle a quand même quelques explications à nous fournir la tendre enfant, je veux bien être poire mais il y a des limites! (à suivre...)

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    La Cellule de maintien idéologique 2/3 Par G.M.Néoletto.
    Les aventures de Jean-Plaude et Jean-Cluc militants Umpistes de la Basse-Meuse


    Le conducteur du TGV lui il mangeait son casse-croûte sur un talus, il était monté sur les freins, il avait lâché le cerclo et puis rien... alors il avait sauté:
    -Je m'ai dit: et puis avec toutes leurs complications à la con qu'ils se démerdent! J'allais quand même pas rater la prochaine grève!
    Le docteur Craquebume lui a demandé s'il voulait verbaliser un brin avec lui:
    -T'es bien brave mon gars mais tant qu'à faire je préférerais plutôt une bonne bière.  
    Le Père Mouillot qui nous suivait partout en fouaillant du bout de sa canne les agonisants qui lui squattaient son champ, il a dit toujours philosophe:
    -Ils devraient pas rouler comme ça aussi vite moi avec mon tracteur je m'ai pris une amende de 1500 teuros pasque je roulais à 37 au lieu de 35 et eux ils te roulent à des 350 t'a l'heure.
    -Mais c'est le progrès Père Mouillot! Lui a dit Jean-Plaude qui y croit vachement au progrès.
    -Alors ç't'engeance y z'ont droit au progrès pasqu'y vivent dans une chiasse permanente mais à nous-z-autres on nous supprime notre autorail qu'était pourtant bien commode et les pov'cons de tomobilisses qu'on est on doit rouler à train de mule sur des routes défoncées en plein 21° siècle!
    Et il nous désignait avec force tremblements de sa canne les cadres curieux et folâtres objets de sa haine toute rurale.
    Pendant qu'il s'éloignait marmonnant le sympathique Docteur Craquebume a noté sur son papier: 
    -Mouillot c'est bien ça? Je vais faire un signalement quand même, il pourrait être dangereux...
    -Sans compter qu'en plus il a pas la tévé. A précisé Jean-Plaude déférent qui aime rien tant que déférer aux autorités, 'pas pour rien qu'il est secrétaire régional adjoint de l'UMP Basse-Meuse. 
    -Ah oui, ah bon je note aussi.
    L'un de ses adjoints est arrivé tout content, il tenait par sa chemise à manches courtes un petit scout en short et foulard avec les cheveux en brosse et un paquet de framboises écrasées à la main et qui murmurait:
    -Ziiiim-Schlaafftt le train! Zzziim-Schlaaafftt le train...
    -J'ai un impliqué chef mais il est en phase pré-mutique.
    -Névrose irruptive et compulsive post-traumatique, protocole de Rumpetters mon cher.
    Il lui a fait faire demi-tour au petit scout et il lui a foutu un grand coup de pied dans le cul.
    Mais l'autre il a continué comme s'il avait rien senti, c'est là que je l'ai reconnu, c'était pas un scout c'était le Raymond Pointecourt, l'assureur-conseil du Plessis-Lés-Meules et trésorier de notre section UMP et c'était pas des framboises, c'était ses couilles qu'il s'était fait happer par la rame et qu'il avait réussi à retrouver deux cents mètres plus loin dans un bosquet à force de patience, on l'a allongé et rangé à côté des blessés et il a pu agoniser tranquillement avec les autres en attendant les secours qui étaient toujours bloqués même s'ils avaient un peu avancé, ils étaient maintenant à la Trouée-Dés-Gueuse.
    -Le sous-préfet dit qu'ils ont déclenché le plan Samouillegrave+++++++ et qu'il a le président en direct depuis l'Elysée-Matignon où il prend un verre avec des amis et où ils ont aussitôt formé une cellule de crise. 
    -Bon il nous faut un lieu pour réunir nos impliqués? A déclaré le bon docteur Craquebume.
    -Euh la salle des fêtes peut-être? J'ai proposé.
    -Un lieu neutre de préférence... c'est quoi là-bas le bâtiment rose et mauve?
    -C'est la maison de retraite échangiste Françoise Dolto.
    On en était presque aussi fier dans le pays que de notre déchetterie-modéle de la Place de l'Ex-Cathédrâle. 
    On s'est tous retrouvés dans la salle de torture de la maison de retraite échangiste, c'était plein de vieux en string et de vieillasses à fouet.
    -On sera bien ici c'est d'une grande sérénitude à dit le Docteur Craquebume.
    C'était vrai on entendait presque plus les cris et les pleurs des blessés.
    Il a fait sortir les vieux et rangé les victimes primaires qui avaient tout vu et les secondaires qui avaient tout raté.
    Il a réuni son équipe et il leur a parlé comme un entraîneur de foutebale le soir d'une finale de coupe:
    -Il nous faut d'abord combattre ce sentiment d'échec que ressentent les secondaires. Leur expliquer qu'ils en verront d'autres de catastrophes ferroviaires ou autres et puis s'ils y tiennent tant que ça à vivre une catastrophe nationale ils n'ont qu'à lire le budget de l'état ou prendre un Airbus d'Air France...  
    Il a commencé par présenter au public toute l'équipe de la cellule de soutien psychologique, outre lui le bon docteur Craquebume, il y avait son adjoint le docteur Hu, un vietnamien dépressif, vrai c'était le premier asiatique que je voyais qui souriait pas, 'pas l'air commode l'asiate, une infirmière vaudoise diplômée Mademoiselle Chodaz, un travailleur social syndiqué Jacky Jaunard dit Jacky-tout-court, un touriste belge Monsieur Wadong... c'est là que j'ai dressé l'oreille ça devenait bizarre son truc, rescapé-modéle d'une catastrophe dans un tunnel routier des Ardennes pas complètement foré, monsieur Wadong, belge rutilant apportait un regard implicatif et non normatif à la cellule a expliqué le docteur Craquebume, il y avait aussi le clown Balpo spécialiste du spectacle de rue, des Assedics et des arts vivants et qui était le beau-frère au Docteur Craquebume et conférait la note d'humour, c'est vrai qu'on a pas tellement l'occasion de se marrer lors des catastrophes nationales, il était venu avec ses deux lapins nains...
    Jean-Plaude il m'a donné un coup de coude à ce moment de la présentation:
    -Il manque plus que le livreur de pizza!
    C'est à ce moment qu'on a entendu un bruit de mobylette et un type en casque est entré souriant une pizza à la main
    -Et enfin Momo notre livreur de pizzas qui suit la caravane depuis le début.
    On se serait cru à une émission des années 70:"Au Théâtre ce soir" ou "Intervilles", il manquait plus que Guy Lux et les vachettes, on savait pas trop quoi faire, alors on a tous applaudi et je me suis dit que c'était ma première catastrophe nationale mais qu'avec cette équipe-là on allait pas s'ennuyer... (à suivre...)

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    Je dois reconnaître que quand je suis arrivé à la cour, elle m'a fait bon accueil quand tous les autres me montraient triste figure, très bon accueil même puisqu'à l'époque les deux soeurs cultivaient une ressemblance parfaite même vestimentaire et qu'en toute innocence je l'ai honoré de mes hommages vespéraux quelques soirs où je m'égarais dans les couloirs de ce palais trop vaste. Elle s'en amusait, la mutine, avant de se faire reconnaître en riant:
    -Moi j'aime ça les français ! Gouaille-t-elle depuis à chacune de nos rencontres, en français dans le texte et en me pinçant les génitoires, c'est très douloureux et plutôt attentatoire à ma dignité, ornement naturelle des devoirs de ma charge, bien heureusement elle vit presqu'à demeure à Saint... Prothez, c'est près de Maubeuge. Toute une histoire: elle s'était trompée de station, elle avait confondu avec Saint Trop', elle y avait a fait construire sur place une magnifique villa. Et puis les gens de Saint Proth' étaient "sympas" elle y est restée: "de toutes les façons Saint-Trop' c'est pas encore assez pour moi!". Elle y a gagné une pointe d'accent et nous un peu de repos:
    -Bonjour tout le monde! Eh ben vous en faîtes une gueule! Bon elle a épousé un plombier polak 'pas de quoi en faire une maladie! Au moins en cas de révolution il aura toujours un métier lui! C'est pas comme mon bon à rien de beau-frère français!...
    Elle plaisante bien sûr, mais cela reste rude à entendre, d'autant que ma carrière d'auteur et d'écrivain est déjà fort heureusement engagée et puis j'ai mes vignobles de Chateau Bonpéze, je suis aussi viticulteur mais de cela j'espère pouvoir en parler plus loin tant l'amour de la terre me tient, je les pilote à distance certes, mais c'est du travail, ne serait-ce que de mettre en marche l'ordinateur avec quoi je communique tous les matins avec mes gens qui vivent à demeure sur la propriété. J'en surveille la bonne marche, regarde la météo, décide de la dâte des vendanges avec mon chef de chais, ni trop tôt ni trop tard, l'an dernier j'ai choisi le 23 Juin, humblement je le reconnais le millésîme a de l'apreté mais point tout le corps nécessaire, c'est un métier en même temps qu'un art.
    -Moi j'aime ça les français ! Regouaille-t-elle en re-français dans le re-texte et en me re-pinçant les re-testicules.
    -Ouaaaaillle! Balbutiai-je, ce qui n'est pas dans mes habitudes mais là elle m'a eu par surprise.
    -D'ailleurs c'est très bon tout ça, ça fait de la pub pour le royaume et puis tu te souviens de ce que répétait notre père:"Mes filles surtout aèrez notre dynastie, ça pue le renfermé là-dedans, mariez-vous loin des vos cousins!"
    Pour sa part elle exauça parfaitement la recommandation paternelle puisqu' à ce jour elle s'est mariée six fois dont deux avec le même personnage un play-boy hindou ... et bégue: Bobby Rawanalbajpout:
    -Sans compter qu'ils ne sont vraiment pas chers les natifs d'europe centrale! Moi je ne prends plus que des gigolis slovaques, vrai on les a pour rien et quel travail ils vous font, il faudra que je vous présente Slobomar!
    -Rien ne presse ma soeur. Lui dit la reine en se levant pour rejoindre Fun Froeben et commencer sa journée comme tous les jours. Il est neuf heures et quart. Elle se dirige vers la pointeuse qu'elle a faite installée à grands frais à l'entrée de la salle du trône par souci de transparence démocratique:
    -Kling!Plonk!Tchaac!
    Et elle plante dans l'unique case du tableau sa fîche.
    Cela ne plaît pas trop à tante Gui-Guittkë la démocratie appliquée et arachnéenne. 
    -Toujours aussi bêcheuse et ramenarde celle-là! C'est pas tout d'être reine il faut encore être aimable! Quand je pense que j'ai raté le poste à dix minutes prés! Enfin c'est des obligations d'un autre côté... et des emmerdes. A propos les enfants je vous invite pour les vacances scolaires dans ma nouvelle villa, j'ai fait construire dans une station branchée très courue: Cibiza!
    -Tu veux dire Ibiza Tantine, en Espagne?
    -Non, non Cibiza et c'est en Roumanie, une ville minière je crois.
    La pauvre fille s'est encore trompée de villégiature!
    -Regarde tantine ils ont sorti une nouvelle sextape de toi sur Internet! S'écrie le cher Ulriktkë en brandissant son portable.
    Elle regarde la chose:
    -C'est un vieux truc ça! Ma seconde nuit de nôces avec Rawa: j'avais gardé un tel souvenir de notre nuit de nôces inaugurale que j'ai voulu y goûter encore une fois! Ah mes enfants en cinq ans il avait beaucoup baissé! Il était devenu tout mou du bas! Va mon neveu ça vaut pas une branlette! je t'enverrais plutôt les essais que j'ai fait dans mon jeune temps en Suéde pour une série documentaire d'éducation sexuelle. C'est dommage c'est jamais passé à la télé pourtant j'étais très bien là-dedans et il y avait plein de trucs astucieux et de conseils de bonne femme. Bon je vous quitte j'ai garé mon vélo en double-file et les flics d'ici sont tellement chinois!
    -Ils font leur travail. Assénai-je doctement pour l'édification de tous et de chacun.
    -A propos de travail ne te surménes pas trop toi grand con!  
    Elle m'agace, celle-là aussi, autant que l'autre, sa jumelle régnante, c'est fou ce qu'elles m'agacent toutes!
    -Ah j'oubliais Môm a terminé sa cure de désintoxication, elle devrait passer vous voir, allez ciao tutti!
     Môm c'est la reine-mère Petardtkë de Nordnmark, une vieille barcasse octogênante, calfatée de partout, grande buveuse depuis son veuvage, dire si elle a acquis quelque expérience et tout à fait impossible à vivre!
    -Bon c'est pas tout ça moi il faut que je fasse ma valise, demain j'ai visite officielle! Annonçai-je en m'éloignant.
    C'est la vérité la plus pure je pars en représentation dans nos anciennes colonies et je bénis la coincidence qui m'évitera le voisinage avec le vieux tromblon. (à suivre...)

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  • Michaël Jackson est ressuscité... et il tente de violer un nain de cirque ! 
    by Lofti Benayak 1/1


    Témoignage de Nike Sarkozaïe 54 ans qui travaille comme clown-nain-chef de piste à l'Elyséum-Circus of Paris Entertainment and resorts corp. TM.

    "Il était assis sur un banc... on rentrait de Deauv' où j'avais pris une culotte au casino avec une partie de l'emprunt d'état, le plus con c'est que j'avais essayé de me refaire avec le fric du RSA, sûr que l'alsaco psycho-rigide que j'ai mis au Budget il allait encore me les casser, il faisait déjà nuit, la pizza au caviar avait du mal à passer et j'avais envie de pisser j'ai fait arrêter les motards sur l'aire de repos des Patouillettes et je suis allé m'alléger incognito dans les buissons, à ces heures je préférais éviter le bain de foule avec les routiers et les putes.
    Soudain j'ai vu une forme noire, non plutôt grise, je me suis approché, il était assis sur un banc, il faisait pas peur, je l'ai pas reconnu tout de suite il avait son visage à gros pif, premier modèle, avant le restyling de calandre raté des années 90, il m'a dit:
    -Approche... approche mon petit Nicky?
    -Comment que vous savez mon nom? J'uis ai demandé. En me rebraguettant par précaution.
    -Oh mais je sais tout maintenant que je suis au Paradis des pop-stars?
    Je m'ai dit: encore un poivrot! Il y en a plein qui rôde dans le coin à ces heures.
    -Je suis Michaël Jaquessone tu ne me reconnais pas?
    -Ah ouais et moi je suis Eléanor Roosevelt! 
    -Non mais je ne plaisante pas tiens regarde mon garçon:
    Et il s'est mis à chanter et à danser et à remuer de partout c'était assez convaincant, et il s'est rassis:
    Carla qui était allé boire un demi est revenue et elle m'a dit à l'oreille (elle me parle toujours à l'oreille sinon j'entends rien quand elle me cause): 
    -Je te dis que c'est lui, je le connaissais bien, il venait souvent nous voir chez Mum, il garait son hélicoptère sur le toit de la cabane du jardinier. 
    Putain elle devait être grande la cabane au jardinier! Je m'ai pensé.
    -Maïchaël! Qu'elle a dit en lui ouvrant les bras.  
    -Oh Carlaïta comme je suis content!
    Ils se sont faits la bise, j'étais un peu jaloux, après tout c'était de la méga-pipole, mort d'accord mais il sentait pas, et puis moi ça m'attire les pipoles depuis que j'ai perdu ma fleur en 69 avec Georgette Lemaire lors d'un métingue de soutien à Alain Poher à Bagneux où on avait pas mal fumé et bu et dégueulé, un vrai Voudstock centriste, c'est depuis ce jour que j'adore les pipoles... et que je déteste les centristes. J'ai demandé à un des 877 officiers de sécurité de ma suite d'aller m'acheter rapido un appareil photo jetable sur les fonds secrets au Shopi de la station-service. 
    Personnellement c'est pas trop mon truc la Massive-Pop pourtant j'aime bien l'industrie lourde mais moi ce que je préfère c'est notre vraie bonne musique nationale, celle qui parle vraiment de notre pays l'Amérique: la country music quoi!
     -Et ça c'est mon mari Naïcolaï.
    -Ton mari! Ah bon je croyais que c'était ton gamin, il est chou mignon quand même c'est marrant mais il croit toujours pas que je suis Michaël Jackson ressuscité, pas vrai Nickie viens là mon p'tit bonhomme tu peux me toucher si tu veux.
    J'avais pas trop envie, mais Carla insistait tant et il a pris ma main et il l'a posé sur son pantalon collant juste sur la moulure de la bite.
    -Tu sens comme ça bouge je suis bien ressuscité de partout!
    Déjà que quand Cohn-Bendit il vient me voir à l'Elyséum-Circus, je suis mal à l'aise et avec les autres nains, garçons de piste ou chef de cabinet on se planque les plumes et on sert les fesses. Là je sais pas ce qu'y m'a pris mais j'ai pas pu m'empêcher de lui en coller une sur son gros pif.
    -Putain le con y m'a cassé le nez! Ooooh grand Lucifer roi de la Pop industrielle, laisse-moi encore une chance d'en enfiler un ce soir s'il te plait!
    Mais il s'est soudain mis à fondre, on aurait dit un gros Marshmallows brûlant ou un ingénieur de la DCN karachisé (à ce propos les journaleux se sont gourés à l'époque quand ils ont écrit que j'allais tout Karcheriser, c'était Karachiser que j'avais dit et jusque là c'est plutôt réussi non?) et vrai ça sentait pas bon.
    -Toi t'en rates jamais une, on aurait pu faire un fabulous album haïpe posthume ensemble! Qu'elle m'a engueulé Carla.
    L'officier de sécurité est revenu avec l'appareil photo jetable et on a fait des photos avec les putes et les motards."

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